Le grand tournant

La clé de mon histoire, en trois actes et en version ultra-brève. Un micro-témoignage qui m’a valu le 3e prix du concours de témoignages qu’organisait le site gleeden pour ses 3 ans… (yay !)

Scene du film Threesome (1994)

Polyamoureuse

Acte I – Elle m’annonce qu’elle en aime un autre. Elle est heureuse et toujours amoureuse de moi, et puis je l’aime trop pour jouer au jaloux.

Acte II – On se dit que la fidélité, c’est notre amour et notre projet de couple, et que pour le reste chacun est libre. Pour comprendre ce qu’elle vit, je m’inscris sur gleeden. Après quelques belles rencontres, me voilà aussi sur un nuage.

Acte III – Un an plus tard, cette liberté dans la fidélité continue de me donner des ailes. Notre couple est plus mûr, plus libre, et plus amoureux. Comprenne qui pourra.

9 réponses à “Le grand tournant

    • Tiens, je n’avais pas vu ce site. Joli et intéressant. Il faudra que j’aille y faire un tour.
      Merci du compliment.
      Le récit en version longue est .

      • Oui, ils ne gardent que les belles histoires, et ils doivent certainement les passer sous photoshop pour les rendre un peu plus brillantes.
        Il y a aussi un paquet d’histoires moins reluisantes, surtout quand il s’agit de couples qui ne vont déjà pas très bien. Et elles ne seront pas publiées sur ce site..

  1. Pingback: Un sonnet pour appât | les fesses de la crémière·

  2. Salut ! J’ai découvert ton blog et je l’ai beaucoup apprécié. J’avoue me poser énormément de questions sur ma propre sexualité et le carcan de la monogamie, depuis que mon copain m’a parlé, il y a 8, 9 mois du couple libre (nous sommes ensemble depuis 10 mois environ). Au début, j’étais (très) réticente, depuis l’idée a fait son chemin dans ma tête (même si nous n’avons pas encore sauté le pas car Il est difficile d’effacer de sa tête des présupposés sur le couple que tout le monde nous enseigne) Et lire ton blog me permet d’y réfléchir. Je ne sais pas comment dire, c’est encore un peu flou, mais je fais de véritables découvertes, en te lisant. ça m’a rendu, d’abord triste, de constater à quel point ce carcan monogame est présent et semble si « naturel » pour tout le monde. Mais, surtout, j’ai compris qu’il y’avait peut être d’autres possibilités et c’est avec soulagement que je les perçois. Moi, qui suis vraiment angoissée par l’engagement. A la fois, la perscpective du mariage, des enfants me plait mais en même temps, quelle angoisse avec le point de vue de la monogamie !! Et si, je me trompais ? Je suis tiraillée entre ce bien être avec mon copain mais aussi par cette peur de ne connaitre que lui sexuellement parlant. ça peut paraître bête mais je veux découvrir d’autres choses. Et je me souviens m’être dit plusieurs fois « Pour l’instant, tu es bien mais si tu reste toute ta vie avec lui en étant fidèle, tu manqueras quelque chose. Mais, en même temps, tu ne peux pas le quitter pour du sexe car tu apprécie ce que vous vivez ensemble et surtout tu l’aimes. Donc, le couple libre reste possible mais tu es jalouse, vas tu le supporter ? » Voila, ces réflexions me semblaient fermées dans un cercle vicieux : la jalousie est trop forte donc exclusivité obligatoire. Mais maintenant, j’y réfléchis grâce à ton blog. Le couple monogame est peut être plus bancal qu’on veut bien le faire croire. Savoir qu’il y’a une alternative au couple/mariage/enfant me soulage.

    • Sur ce site, mais aussi lors de discussions dans des cafés polyamoureux, je ressens parfois le modèle couple / mariage / enfant(s) comme un « anti-modèle ». Alors que ce modèle, recomposé en couple / mariage / enfants / amant(s) / maîtresse(s), présente lui aussi bien des charmes et un bien joli cadre pour poursuivre le projet de vie de couple de manière bien plus détendue !

      • Je crois que quand on est particulièrement attaché-e à un modèle, on est prompt à interpréter les suggestions d’alternatives comme des attaques.

        Je ne crois pas avoir critiqué ici l’idée de vouloir vivre en couple (mais je suis prêt à corriger des passages maladroits si on me les précise). Je critique en revanche trois choses : le couple comme entité socio-économique de base, et qui fait peser des risques importants sur les enfants puisque la majorité des couples se séparent / le fait de proposer le couple comme modèle unique / le fait de considérer que la vie en couple donne naturellement aux partenaires un droit de contrôle mutuel sur le corps de l’autre.

        Mais je suis bien d’accord avec votre conclusion : le couple débarrassé de ses rigidités archaïques est une bien jolie possibilité de vie.

  3. Pingback: Le polyamour : s'aimer sans se mentir ?·

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