Le côté organique du désir

Extrait du roman « La Coureuse » de Maïa Mazaurette.

male torso - digital pen and ink drawing

le côté organique du désir (ref. photo by hipeterk on tumblr.com)

Sur le vol du retour, Morten me propose le hublot. Je décline parce que je préfère le laisser dans la lumière : le profil aigu, les yeux rendus presque jaunes. Je ne me lasse pas des muscles de ses bras, à chaque mouvement ça palpite, pas tant en force qu’en vitalité. Je le bouffe du regard. Souvent les femmes censurent le côté organique du désir : on est censées se maintenir au-dessus de ça, au-dessus du corps de l’autre. Juger un partenaire potentiel à son physique, oh là là, quelle vulgarité.

Comme on est bien dressées, on évite de mater. Mais je veux être vulgaire, moi. Très.

La cérébralité : une invention d’hommes terrifiés à l’idée d’être matés comme des femmes – comme de la chair à baise.

2 réponses à “Le côté organique du désir

  1. C’est dingue comme cette nana me gonfle (hélas, pas là où d’autres nanas me gonflent très efficacement – je compare ce qui est comparable : avec des mots). On a l’impression qu’elle se pose systématiquement en victime de la pensée normative ambiante. Au début ça pouvait sembler original mais maintenant ça fait vraiment procédé.

    • Probablement qu’elle n’a pas été tellement victime dans son cas, mais ça parle sûrement à plein de femmes. Et ça parle aussi un peu à moi. J’espère ne pas être trop gonflant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s