Si tu avais été une fille…

Est-ce que le fait d’avoir grandi en sachant le prénom qu’on aurait eu si on avait eu un X à la place du Y aide à se sentir un peu concerné par l’égalité des sexes ?

Si j'avais été une fille (ref. photo (c) sexart.com)

Si j’avais été une fille (ref. photo (c) sexart.com)

Si j’avais été une fille, je me serais appelée Gwenn. Mes parents m’ont dit ça très tôt. Et mes frères se seraient appelées Soizig (enfin probablement pas toutes). Finalement, Gwenn c’est ma cousine, puisque c’était elle la fille et qu’apparemment, il y en a qui ont pompé.

Grandir en sachant que j’aurais aussi bien pu être ma cousine, ça relativise pas mal de trucs, surtout qu’on a longtemps été des sosies. Bon et en plus, le prénom que j’ai eu n’était pas tellement moins fille.

Comment tu t’appelles ? Drôle de nom … t’es une fille ou un garçon ?

Alors voilà, quand tu sais que tu avais 50% de chances de tomber de l’autre côté du miroir (en vrai moins que ça vu qu’on n’est finalement que des frères, mais à ma naissance les dés n’étaient pas encore pipés – oups, c’est faux, cf. commentaire), tu es content de vivre dans un monde où le féminisme a été inventé – et de savoir qu’il y a des gens qui continuent d’y travailler.

7 réponses à “Si tu avais été une fille…

  1. Là c’est la matheuse qui parle : je n’ai pas compris ton calcul sur les deux premières lignes et demie de ton dernier paragraphe… Tu m’éclaires ? 🙂

    • Alors. J’étais persuadé que quand dans une fratrie de N-1 enfants il n’y a déjà que des frères (resp. des soeurs), la probabilité qu’il y ait un Nième frère (resp. une Nième soeur) est d’autant plus supérieure à 50% que N est grand.
      Renseignements pris, c’est une légende (donc merci du commentaire, je mourrai moins bête).
      Ce qui est vrai, c’est que la frustration d’avoir un Nième garçon d’affilée est d’autant plus forte que N est grand.

      • Mon implacable logique m’aurait incitée à dire que quelque soit le rang, c’est toujours du 50/50, rapport au très simple « X ou Y ». Heureusement, l’amour et ses fruits ne sont pas pure logique. Enfin, heureusement… ou pas ! 🙂

      • La probabilité n’a bien entendu pas de raison de dépendre du rang. C’est juste que l’échantillon révèle peut-être un biais dans la distribution statistique entre les fétus viables XY et XX pour un couple donné. Un couple qui ne ferait que des garçons, ça pourrait être un indice que la probabilité est biologiquement biaisée pour ce couple (il peut se passer plein de choses après la production de gamètes 50/50 X/Y). Mais apparemment, la démographie dément l’hypothèse.

  2. Pingback: Changer de trottoir la nuit | les fesses de la crémière·

  3. Je crois que la probabilité est d’environ 51♂/49♀ et effectivement, ça ne dépend pas du rang.
    Donc, si tu as déjà eu 6 garçons, la probabilité que le 7e soit un garçon est toujours de 51%.
    En revanche, la probabilité d’avoir une famille de 7 garçons, quand on a 7 enfants, est de (0,51)^7 = 0,89%

    D’après mes parents, si j’avais été une fille, les prénoms en lice étaient Mathilde, Cécile, Amélie, Claire, Valentine…

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