Comme une envie de fraises

C’est la saison des fraises. Attention, ce texte est violent (je vous aurai prévenu(e)s). J’espère que ça ne va pas vous couper vos envies de fraises, parce que justement c’est pas le but.

comme une envie de fraises

Même pour les fraises, le consentement a son importance (ref. photo (c) jonhrey54 on deviantart.com)

confidence à voix haute dans l’allée d’un marché :
– J’ai faim et j’ai très envie de fraises.
– Tu veux mes fraises ? Tiens, je te les offre.
– Euh, non merci.
– Hein ?
– Non merci, pas celles-là.
– Allez quoi, vas-y, je t’offre les 5 barquettes.
– J’en veux pas je te dis, elles ne me font pas envie.
– Mais t’as dit que t’avais envie de fraises.
– Ben oui, j’ai envie de fraises, mais pas celles-là, tu peux comprendre ça ?
– Ben non, j’arrive pas à comprendre, moi quand j’ai envie de fraises, j’ai envie de fraises ; et puis c’est désobligeant ce que tu dis sur mes fraises, goûte au moins.
– Non merci, j’en veux vraiment pas. Je suis sûre que d’autres les aimeront, mais pas moi et je ne veux pas goûter.
– Tiens prends celle-ci.
– Mais lâche moi, qu’est-ce que tu fais, ça va pas bien ?
– Arrête de crier si tu veux pas t’en prendre une. Tiens goûte, je te dis, tu vois qu’elle est bonne. Tiens et puis reprends celle-là – allez ouvre la bouche, mais ouvre je te dis. Alors tu aimes ça hein, elles sont bonnes mes fraises finalement. Putain, t’es relou, t’en fous partout à pas vouloir ouvrir la bouche. Ouvre la bouche ou je te les fous dans le nez.

– Ah, c’est mieux. Allez voilà finis la barquette. Alors, tu as aimé, hein, je suis sûr que tu les as aimées même si tu oses pas le dire…
– Sanglots – T’es vraiment … vraiment … malade ! – Sanglots
– Allez c’est ça, casse-toi espèce de sale nase, t’as vu comme t’es dégueulasse ? Tu dis que t’as envie de fraises et puis que t’as plus envie de fraises, et puis là tu me dégoûtes avec tes morceaux de fraises plein la figure et le paletot. Casse-toi sinon j’appelle les flics pour dire que tu m’as pas payé la barquette.

A la foule de témoins qui n’a pas bougé le petit doigt :
– Ben quoi, l’a dit qu’avait envie de fraises ou pas ? Z’avez entendu comme moi qu’avait envie de fraises ? L’avait bien cherché, non, à se trimbaler comme ça avec son envie de fraises pile devant mon étal de fraises ? C’est ma faute à moi si j’aime bien faire goûter mes fraises ?

La même métaphore, mais avec du thé

Et moins violente, et plus drôle (et en anglais)

8 réponses à “Comme une envie de fraises

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