Le sexe pour le plaisir – et puis c’est tout

Un extrait du bouquin « The Ethical Slut » (la bible des polyamoureux, qui vient d’être traduite en français mais c’est la VO que j’ai, alors ma traduction ne correspondra peut-être pas à l’officielle).

le sexe - juste pour le plaisir

Le sexe pour le plaisir – et puis c’est tout (ref. photo (c) x-art.com)

Si les maladies sexuellement transmissibles n’existaient pas, si personne ne pouvait tomber enceinte sans l’avoir voulu, si le sexe était toujours consensuel et plaisant, que deviendrait l’opinion collective sur le sujet ? Que deviendrait votre opinion ? Une introspection attentive fera peut-être remonter des bribes de jugements négatifs sur le sexe, s’exprimant souvent par des mots péjoratifs comme « promiscuité », « hedonisme », « décadence », ou « futilité ».

Même ceux qui se considèrent libérés sexuellement et qui ont une attitude positive vis-à-vis du sexe tombent souvent dans un autre piège — celui de la rationalisation. Relâcher la tension corporelle, atténuer les crampes menstruelles, prévenir les troubles mentaux ou les soucis de prostate, faire des bébés, cimenter les couples … voici des buts bien admirables et en même temps de merveilleux bienfaits annexes du sexe. Mais le sexe n’est pas fait pour ça. Le sexe, c’est pour le plaisir : une fin en soi, complète et valable. On fait l’amour parce que c’est très bon et qu’après on se sent bien avec soi-même. La réhabilitation du plaisir est l’une des valeurs fondamentales des « salopes éthiques ».

(Tiens, si quelqu’un a la VF et a le courage de faire un peu de saisie, ça serait intéressant d’avoir l’autre traduction dans les commentaires. C’est vers la quatrième page du 3e chapitre).Merci beaucoup à Khoreia d’avoir mis la version « officielle » dans les commentaires. Bon, c’est assez proche pour que je n’aie pas à rougir de la mienne, alors je laisse la mienne. Les linguistes pourront s’amuser à comparer…

7 réponses à “Le sexe pour le plaisir – et puis c’est tout

  1. « Si les maladies sexuellement transmissibles n’existaient pas, si aucune femme ne tombait enceinte sans le vouloir, si le sexe était toujours consensuel et source de plaisir, comment le monde entier réagirait-il ? Et comment est-ce que vous-même vous réagiriez ? Une petite introspection vous révélera peut-être des relents de négativisme sexuel cachés derrière des mots tels que « promiscuité », « hédonisme », « décèdent » et « improductif »

    Même ceux qui considèrent avoir une sexualité libérée tombent souvent dans un autre piège : la rationalisation du sexe. Apaiser une tension physique, entretenir sa santé mentale, soulager les crampes menstruelles, prévenir le problèmes de prostate, faire des enfants, renforcer une relation … oui, pourquoi pas ? Ce sont de merveilleux effets secondaires du sexe. Mais le sexe n’est pas fait pour ça. Le sexe est fait pour le plaisir. C’est une fin en soi. Les gens font l’amour parce que c’est agréable et que ça fait du bien, ce qui les fait se sentir bien dans leur peau. La reconnaissance de la valeur intrinsèque du plaisir est l’un des principes fondamentaux du polyamour éthique »

  2. Bon, avec des « si » on met Paris en bouteille… il faut pas non plus occulter ces réalités.
    Désolé de pas pouvoir vous aider sur la trad. je suis aussi nul en anglais quand français (et en plus j’ai pas le livre…), mais merci a vous pour l’effort que vous faite.
    Je suis pas d’accord, le sexe est avant tout fait pour faire des enfants. Le plaisir n’est qu’un moyen d’avoirs envie de sexe et donc de faire des enfants.

    • Il vous faut lire Sex At Dawn (dès qu’il sera traduit en français). Les humains sont proches parents des chimpanzés et des bonobos : ils ont évolué pour avoir beaucoup beaucoup plus de sexe que ce qui est simplement nécessaire pour la reproduction (sinon ils seraient comme les gibbons monogames qu’il est quasiment impossible de voir copuler tellement c’est rare). Apparemment, le sexe sert une fonction sociale centrale dans notre groupe de primates, pour entretenir des liens forts au sein d’un groupe soudé, et toutes sortes d’autres bénéfices, dont le plaisir ne doit pas être des moindres.
      Mais je reparlerai forcément du bouquin.

  3. Le sexe n’est pas plus fait pour le plaisir que pour tout le reste. Le sexe donne du plaisir, et c’est une des raisons importantes pour laquelle les gens recherchent le sexe. En conséquence de quoi, des enfants naissent parfois. Plus on a de sexe, plus la probabilité que des enfants naissent augmente. Ainsi, toute prédisposition génétique rendant le sexe plus attractif, plus désirable, plus plaisant, a davantage de probabilité de se répandre dans la population.

    • Je n’ai pas fini le livre Sex at Dawn, mais parmi les hypothèses qui justifient l’hypersexualité de nous autres chimpanzés & co il mentionne le mécanisme de compétition spermatique qui conduit à multiplier les copulations (et ceux qui plus de plaisir donc plus envie de sexe auront plus de chances de transmettre leurs gènes). Mais l’effet bénéfique du plaisir sur la cohésion du groupe n’est apparemment pas à négliger non plus. Quand j’aurai bien tout compris, j’en reparlerai.

  4. Pingback: Envie de moi, ou juste de cul ? | les fesses de la crémière·

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