Quand les bien-pensants se trompent de cible

En réponse à certains articles qui vont un peu vite en besogne dans leur condamnation des sites de rencontres extra-conjugales

shh says the girl with the teddy bear

On ment quand on n’a pas la possibilité de juste se taire (ref. photo (c) steph9668 on deviantart.com)

En ce moment, il y a deux sortes d’articles sur l’infidélité dans la presse. Ceux qu’on trouve surtout dans la presse féminine, et qui présentent l’infidélité sous un jour léger et désinvolte, comme s’il s’agissait d’une nouvelle ‘tendance’, un jeu exaltant, un piment du couple, une libération de la femme, un jardin secret à revendiquer en cachette. C’est souvent superficiel et ça élude beaucoup les problèmes. D’ailleurs le mensonge y est régulièrement invoqué en tant que moyen légitime d’émancipation. Et puis il y a ceux qui se veulent généralistes, lesquels sous couvert de neutralité se posent en juges avisés et reprennent souvent de nombreux arguments des autres articles, mais concluent quasiment tous avec un tour de main niaisement moralisateur (« ah, non, l’infidélité c’est pas bien, et faire de l’argent avec, c’est pas bien aussi »).

Emporte-pièce chez MadmoiZelle

Dernier en date, l’article que je viens de lire chez MadmoiZelle, et qui me déçoit pas mal. Le tour d’horizon est assez complet, les arguments et les témoignages se tiennent. Et puis un peu avant le dernier paragraphe, tout bascule (sans sources ni témoignages – il ne s’agit donc que de l’opinion de l’auteur ou de la ligne éditoriale imposée). « Gleeden facilite la destruction du lien social qu’est la confiance entre les individus » ou bien « ces publicités rendent soudainement acceptable l’idée de mentir dans le but égoïste de jouir sexuellement, dans la trahison et le secret, sans jamais être confronté à ses engagements ».

On passera sur l’arrière goût de pudibonderie dans l’égoïsme de la jouissance sexuelle. Mais en gros, la position de l’article, c’est qu’à partir du moment où un couple n’a pas explicitement choisi d’être un couple libre, encourager l’infidélité, c’est encourager le mensonge. Je dis que c’est aller un peu vite en besogne.

Gleeden n’a pas intérêt à ce que les couples se déchirent

Certains sites bas de gamme sont parfois peu délicats. Mais il ne me semble pas avoir lu d’affiches gleeden ou ashley madison qui encourageaient le mensonge. Leur but dans la vie, c’est de vendre un service de rencontres internet à des personnes majeures et vaccinées qui préfèrent faire des rencontres en ligne plutôt que s’embringuer dans des histoires compliquées avec le meilleur ami ou la collègue de bureau. Ces sites ne vivraient pas moins bien s’il n’y avait pas besoin de mensonge. Dans un monde où l’exclusivité sexuelle serait pour les couples un choix explicite, optionnel et révocable (et non un pacte tacite obligatoire et définitif), ces sites ne craindraient certainement pas pour leur avenir. En fait, il est facile de comprendre que ni gleeden ni ashley madison n’ont intérêt à ce que les couples se déchirent : quand les deux moitiés d’un couple deviennent célibataires, ils s’inscrivent sur meetic, adopteunmec ou attractiveworld et laissent tomber leur abonnement gleeden.

Difficile coming-out

Je crois que si l’infidélité se vit le plus souvent en cachette, ce n’est certainement pas la faute de ces sites. C’est surtout qu’elle est encore très durement considérée, dans un élan d’hypocrisie victorienne qui fait peine à voir. On légitime la fureur du trompé, on n’accorde aucune considération à l’infidèle, on y voit une cause parfaitement valable de séparation, et on affirme que pour réparer la relation il faut commencer par la mise à mort immédiate et sans procès de l’autre relation (celle avec l’amant(e)), qu’il faut se mettre à genoux pour se faire pardonner, offrir des gages pour s’enchaîner encore un peu plus, et chercher à comprendre les causes profondes pour les éradiquer à la source. Il y a de nombreuses similitudes avec ce qui se faisait à l’époque quand un garçon avouait qu’il en aimait un autre.

Dès lors que faire son coming-out d’infidèle est une étape qui demande un courage énorme, pas étonnant qu’il y en ait beaucoup qui préfèrent la dissimulation à l’aveu, et tant pis si c’est le sort qui décidera du jour où la tempête éclatera (parce que c’est malheureusement une quasi-certitude).

Ma moralité

Ainsi je crois qu’il faut finalement rendre justice à l’approche de communication de gleeden ou ashley madison : même si c’est parfois maladroit ou superficiel, le fait de banaliser, de légitimer, et surtout de dédramatiser* l’infidélité peut aider à changer les esprits progressivement. Ça contribue à faire cesser l’hypocrisie : en arrêtant de se voiler la face, en sachant que l’infidélité existe et qu’elle n’arrive pas qu’aux autres, les couples oseront davantage en parler entre eux sans tabous. L’idéal est d’arriver à en parler avant. Mais même s’il faut en parler au pied du mur, sur le fait accompli : plus l’infidélité sera dans le panorama, plus on se rendra compte que ce n’est pas forcément la mer à boire, et moins les couples se déchireront bêtement quand Monsieur ou Madame aura osé disposer de son corps librement.

(*je n’ai pas dit ‘normaliser’ : en proposant un nouveau regard sur les rencontres extra-conjugales on ne normalise pas l’infidélité et on n’enterre pas la monogamie. De même qu’accepter que deux hommes puissent se marier n’oblige pas tous les mecs à épouser d’autres mecs et ne va probablement pas détruire la civilisation)

17 réponses à “Quand les bien-pensants se trompent de cible

    • Le tien serait plutôt dans le factuel – il y manquerait une recherche journalistique systématique qui aurait consisté à s’inscrire à plusieurs sites 😉 Mais même moi je me suis contenté d’un seul. Et aussi à aller vérifier cette rumeur d’arnaque. A ce compte là, le PMU et le loto sont des arnaques monumentales.

      L’objet du post : on lit que ces sites encouragent le mensonge, détruisent les couples, encouragent l’égoïsme, etc. Ma réponse pourrait se résumer en deux morceaux : 1 – le mensonge est largement conditionné socialement et les sites vivraient encore mieux s’il n’y avait pas besoin de mentir. 2 – leur communication déculpabilisante permet de sortir le sujet du tabou, donc d’encourager les couples à en parler sans se voiler la face, ce qui peut les aider à mieux savoir ce qu’ils veulent et ce qui est vraiment important pour eux.

      Merci de me forcer à être plus clair.

      Effectivement, il est connu que la désinscription prend un temps fou, même sur Gleeden (mais la ‘suspension’ est immédiate, d’après ce qu’on m’a rapporté).

  1. Ah… Parce que les gens ne savent pas que l’infidélité existe ? Je commence à me dire que toi aussi qui te voiles la face ! Ces sites ne créent pas de besoin, c’est indubitable, mais ils facilitent bel et bien l’infidélité, ils la rendent accessible. Donc, tu te dis que plus il y a du monde pour pratiquer, plus on en parle et plus on dédramatise, plus ce sera accepté et pratiqué, cette fois-ci librement… Hummmm… Rien n’est moins sûr… Peut-être… mais alors c’est pas terrible comme méthode !

    Pour ce que j’en pense… l’exclusivité sexuelle n’a JAMAIS existé, dans les faits -sauf probablement pour les « sacrifiés » de la morale judéo-chrétienne et ceux faiblement intéressés par la chose !- Depuis un paquet d’années –voir de siècles- nous vivons dans le mensonge et les faux semblants : Les hommes étaient jadis « autorisés » à avoir des maîtresses, les femme beaucoup moins –filiation, opprobre, etc- ce qui n’empêchait pas l’une et l’autre de répondre à l’appel de la libido. Est venu ensuite le mariage d’amour avec le sexe comme preuve de cette affection -quelque part, c’est l’amour qu’on a voulu exclusif, le sexe toujours tourné vers l’être aimé !- et là encore rien n’arrête les hormones lorsqu’elles frétillent… Donc réclamer l’exclusivité sexuelle n’a pas de sens, encore une fois, ça n’existe que dans nos têtes…. la seule chose qui existe vraiment ce sont les manières de la contourner, notre capacité à échapper aux normes en vigueur, toujours par le biais des faux semblants. C’est tristement récurrent !

    Pour moi, il n’y a pas photo, la VRAIE révolution sexuelle c’est dans l’honnêteté qu’elle peut avoir lieu -sans forcément rentrer dans la transparence totale. Plutôt que d’encourager ou faciliter l’infidélité -comme le font ces sites, j’en démords pas- encourageons à poser les bases sexuelles d’une union à venir ! Que les gens apprennent à accorder leurs besoins… plutôt que de jouer au chat et à la souri comme nous le faisons depuis la nuit des temps… ! Comme le dit Camille sur son blog « Sexpres» : « Enfin chacun place le contrat là où il le veut et met l’intimité à l’endroit qui lui convient! » Sauf que pour bien faire il faudrait être deux, et non pas l’un qui décide de vivre parallèlement sa sexualité tandis que l’autre reste sagement à la maison. Je sais que la société n’encourage pas du tout à adopter cette démarche, mais plutôt que de s’accommoder d’un chacun pour soi en espérant que le temps finira par arranger les choses, allons dans le sens d’un « contrat sexuel » explicite… et fini le contrat tacite d’exclusivité !

    Je rêve peut-être… mais que veux-tu, je regrette que tu sois aussi consensuel… (Il semble en effet se développer un consensus autour de l’infidélité) et pas plus… engagé ? ou disons plus conflictuel… Je lisais ceci récemment : « Le consensus cherche à sacraliser de nouvelles normes dans une société en crise de rituel. La réalité nous montre que l’étoffe du consensus est tissée de soumission librement consentie, de nécessités et de jeux de pouvoir liés de près à des plaisirs immédiats. À force d’habitude, l’exigence de certitude, de vérité, le processus substitue le poison au remède. Le consensus sonne le glas de l’éthique ». Il y a d’avantage de possibles dans un conflit que dans un consensus… » J’ai été lire ce que disent ces sites extraconjugaux, magnifique propagande… et je retrouve tes propos… Tu as peut-être trouvé un modus vivendi qui te convient, qui peut convenir à beaucoup de monde… Mais tout ça manque cruellement d’éthique !

    J’ai vu récemment un film fort sympathique où deux frères tombent sous le charme de la même femme et se la partagent… c’était raconté avec un tel naturel, c’était si frais… que tout paraissait « normal » Il en faut d’autres des comme ça… des films qui sortent des sentiers battus de l’infidélité, des romans, des chansons… des blogs !

    Ciao l’ami…

  2. J’ai approfondi un peu sur le blog de gleeden. J’ai vu passer un article qui dit que les relations extra-conjugales DOIVENT rester cachées… et forcément ils t’expliquent comment faire pour y arriver. C’est la goute d’eau ! Ce n’est pas comme ça que je conçois la liberté sexuelle -même en tant qu’étape-

    PS : En réalité, les conflits ce n’est pas spécialement mon truc… Je n’insiste pas…

    • Tu peux mettre le lien ?
      Je ne lis pas le blog de gleeden. Je sais qu’ils font appel à des pigistes extérieurs (genre moi) pour un certain nombre d’articles. Mais s’il s’avère qu’il s’agit réellement de leur ligne éditoriale et qu’ils encouragent ouvertement le mensonge, alors je leur dirai deux mots. C’est une chose de jouer avec la limite en restant dans l’ambiguïté mais c’en est une autre de conseiller aux gens de mentir. Surtout qu’en plus, ils n’ont vraiment pas intérêt à ce que les couples se déchirent.

  3. En voilà deux –surtout le premier- :
    http://blog.gleeden.com/fr/infidele-les-10-erreurs-a-ne-pas-commettre/
    http://blog.gleeden.com/fr/comment-se-lancer-dans-une-aventure-extraconjugale-sans-se-faire-prendre/
    Je peux concevoir le site de rencontres extra-conjugales comme vous le vivez toi et ton épouse, mais ça non.
    « Comme une image » disait récemment que les américains pensent que nous avons une culture de l’infidélité. Personnellement je n’en suis pas étonnée, c’est un peu ce que j’ai exprimé, raison pour laquelle, je préfère voir des efforts qui permettent de sortir de ce scénario si bien huilé… comme la dernière pièce de Théâtre d’Arthur Vernon, par exemple… et puis d’autres. C’est un peu à nos enfants que je pense –moi j’ai fait mes choix, même si je veux être capable de gérer n’importe quel virage- mais les générations à venir… ne peuvent-ils connaître autre chose que l’adultère à la sauce gleeden ?! Mon fils aîné me pose déjà des questions –à une période il a très mal vécu la succession de divorces qu’il y a eu dans la famille et chez les amis ; qu’il nous arrive la même chose, cela tournait à l’obsession !- Je veux pouvoir lui apporter des réponses auxquelles je crois… Je découvre encore tes billets et j’aime et je respecte ta philosophie, dans l’ensemble, mais gleeden et compagnie ça passe pas…

    • OK – j’avais lu les deux et les deux m’avaient énervé. Ils ne sont ni l’un ni l’autre écrits directement par l’équipe gleeden mais j’avoue que je ne vais pas tellement pouvoir rester caché derrière mon petit doigt : il est bien question d’alibis et de mensonge dans quelques-uns des conseils.

      Je peux encore me faire l’avocat du diable en faisant remarquer tout de même que la grande majorité des conseils sont affaire de discrétion et pour se prémunir contre l’espionnage (à mon sens, l’espionnage est presque pire que le mensonge). Il n’y a qu’au niveau des alibis que ça coince, avec ce conseil d’une mauvaise foi incroyable :

      Tu veux vraiment fouiller ? Tu ne me fais pas confiance ? Je vais te donner mon téléphone, mais si tu regardes dedans, c’est fini entre nous. Je n’ai rien à cacher.

      Ça je suis bien d’accord que c’est odieux. De toute façon, quand on en est à ce niveau de conflit et de soupçon, autant mettre les cartes sur la table et s’en remettre au sort.

  4. Jouer avec les limites de l’ambiguïté ça consiste en quoi, il faut bien inventer des conneries quand tu vas retrouver ta maîtresses… le cours de fitness, la réunion tard au bureau…

    • Ben non. C’est juste que la société considère que dans un couple il est normal de toujours dire à l’autre où on va et ce qu’on fait (à part pour les heures passées au boulot). Or c’est un piège car il n’y a pas que les incartades amoureuses qu’on n’a pas forcément envie de dévoiler et que l’autre n’a pas forcément à connaître. Il y a plein de choses qu’on fait et qu’on préfère garder pour soi (préparer une fête surprise, aller boire un café avec un ex, fumer, se masturber en regardant du porno, se rabibocher avec le beau-père à qui l’autre ne parle plus, consulter en médecine parallèle…). Pour toutes ces choses on se retrouve à mentir si la transparence est le mode de fonctionnement par défaut. Mais il n’y a que pour les trucs sexuels que la société va considérer le mensonge comme le mal absolu.

      Pour les couples qui ne tombent pas dans ce piège de la transparence et qui ne disent ni ne demandent ce qu’ils font et avec qui ils sont que si c’est nécessaire, qui sont prêts à accepter une part d’indépendance et de mystère et à ne pas jouer à Big Brother, il n’y a en général pas besoin de mentir.

  5. Tu vas me détester, mais… c’est pas un peu biaisé comme raisonnement ?! Devoir de transparence ? en voilà une drôle d’idée… Peut-être que dans certains couples, la jalousie est telle qu’il faut un compte rendu sur les allées et venues. En ce qui me concerne, c’est juste le plaisir de partager… Je trouve déjà assez pénible de vivre en solitaire ma passion des livres –parce que ça n’intéresse pas du tout mon homme- alors je n’hésite pas à communiquer sur des tas de choses que je fais : l’année où j’ai essayé le yoga et comment c’était monotone, celle où j’ai essayé l’aquagym et comment ça m’a gonflé de patauger au milieu du troisième âge… Je pourrais lui parler des soldes, mais ça l’assomme, c’est pas la peine, par contre le week-end au Maroc passé avec les copines, celui à Lisbonne, Bogota, Shangaï… il est tout ouïe. Bien sûr je ne vais pas lui raconter non plus à chaque fois que je me masturbe, ni les détails de ma brouille avec ma sœur –c’est toujours risqué de dire ce qu’on pense !- et je sais faire preuve d’astuce pour organiser une surprise !

    Mais… je comprends bien que si on se retrouve à faire quelque chose qu’on n’a pas envie de raconter, la transparence –comme tu dis- puisse se transformer en piège… Le mensonge par omission c’est tellement plus facile à gérer !!!

    Je suis suffisamment indépendante que pour faire ce que je veux, avec ou sans mon homme… mais curieusement j’aime bien en parler… Je ne suis pas une femme de mystères !

    Tant que j’y pense… ce week-end nous avons parlé de l’exclusivité sexuelle…

    • Bien sûr qu’il faut parler des choses qu’on a envie de partager. Mais dans une majorité de couples, il semble normal de demander « t’étais où ? avec qui ? » parfois sans intention de possessivité, juste pour témoigner de l’intérêt, et il semble normal de répondre même quand ça ne regarde que modérément l’autre pourvu que la réponse soit anodine. Et c’est là qu’est le piège. Parce que quand on n’a pas envie de répondre, le silence est significatif.

      Les parents se retrouvent parfois dans le même piège avec leurs enfants (qui ne se gênent pas pour demander « tu faisais quoi ? c’était qui au téléphone ? pourquoi tu n’es pas là ce soir ? »). Si on prend l’habitude de répondre, ils vont s’habituer à savoir, au point de croire intimement que ça les regarde et que le jour où on reste évasif ou silencieux, c’est qu’on leur en veut (alors que bon, la visite chez l’urologue ou la sortie en boîte échangiste, c’est pas tellement leurs oignons mais on les aime toujours autant).

      PS : c’est cool de discuter de l’exclusivité sexuelle avant d’être au pied du mur.

      • Une recette pour « il semble normal de répondre même quand ça ne regarde que modérément l’autre »: pourquoi ne pas utiliser sans agressivité (et éventuellement négocié préalablement) « je préfère ne pas répondre » ou dans les cas plus graves « c’est une question qui fait mal »?

        Si la question est vue comme anodine d’un côté alors que la réponse ne l’est pas, pourquoi forcer à retomber dans l’anodin en mentant même par omission ou pourquoi risquer que le sujet revienne sur le tapis et recrée un risque d’incident?
        Le corollaire pour moi de la franchise dans la réponse que j’apprécie et qui renforce la relation, c’est la possibilité de ne pas répondre: chacun a le droit de poser toute question qui lui vient à l’esprit, mais a aussi le droit de ne pas répondre ou de signaler que ça fait mal, ce qui correspond assez bien aux niveaux « ça me regarde » et « j’aime pas qu’on vienne fouiller par là ».

        Je trouve que la liberté de poser des questions et la confiance en la franchise de la réponse valent ces petites rebuffades, et « j’ai pas envie » est-ce tellement plus grave pour répondre à « t’étais où » que pour « on va au ciné », « je vais faire un tour en vélo » ou « douche coquine »?

  6. Evidemment tu as raison… sur le principe… l’habitude de répondre donne une certaine légitimité à vouloir savoir. -Heureusement,
    ça m’est déjà arrivé d’envoyer promener mon gamin -toujours très curieux, pire que son père- sur des questions anodines ;). Soit-dit en passant il ne supporte pas que je fasse du topless sur la plage, l’année dernière il m’a fait des scènes… je devais me couvrir !

    Attention, les normes sociales s’installent vite dans le crâne des gosses… quoique c’étaient peut-être ses hormones qui se manifestaient o_O

    PS : Oui, c’était cool, bizarre, mais cool… même s’il y a encore du chemin…

  7. ce qui m’a fait « bizarre » sur gleeden ( mais sur un autre site cela aurait été pareil), c’est d’être dans la position de la femme qui en parle à son mari face à des hommes qui ont des règles très précises pour se protéger ( heures d’appel, de sms, pas de ci ou de ça). Je ne culpabilise pas par rapport à leurs femmes mais j’ai quand même l’envie de partager cette complicité et cette franchise de parole.
    Et pourtant…. j’ai été à leur place( avant que mon mari ne le sache) et j’ai eu un amant dont sa femme était au courant pour nous deux.
    c’est d’un compliqué tout ça ^^

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