Les sites de rencontres extra-conjugales encouragent-ils l’infidélité ?

Tout est dans le titre, sauf qu’il faut reformuler la question d’au moins trois façons si on veut y répondre correctement.

infidélité, adultère, péché originel, serpent, pomme, fruit interdit

Les sites de rencontres extra-conjugales encouragent-ils l’infidélité ? (ref. photo (c) by dracofish on deviantart.com)

J’ai déjà dit que les sites n’encouragent pas forcément le mensonge – que je vois plutôt le mensonge comme la conséquence mécanique (quoiqu’un peu lâche) du poids du jugement collectif et des réactions irrationnelles contre l’infidélité.

Ici je pose la question de savoir si les sites de rencontres extra-conjugales encouragent l’infidélité.

Rien que la formulation de la question est tendancieuse, en combinant le verbe « encourager » avec un mot qui pour l’instant charrie un jugement négatif : « l’infidélité ». C’est un peu comme si on demandait si les guides gastronomiques « encouragent la gloutonnerie » ou si le commerce en ligne « encourage le surendettement ».

Il faudrait poser la question:

« Les sites de rencontres extra-conjugales contribuent-ils à accroître le nombre de rencontres extra-conjugales ? »

Dans ce cas, la réponse est certainement oui. Au moins dans mon cas. J’ai nettement plus de facilité avec un clavier entre les pattes qu’avec un verre à la main. Et très peu d’occasions dans la vraie vie vu que je ne suis pas un gros fêtard. Disons que le pas à franchir — pour un homme — est nettement moins grand que d’aller faire le premier pas dans la vraie vie. J’imagine que pour une femme il suffit souvent de dire oui aux prétendants qui lui ont déjà fait quelque avance explicite (au risque qu’il s’agisse de son patron, son voisin ou du prof de tennis des gamins mais j’y reviendrai – encore)

Mais la question pourrait aussi être :

« Les sites de rencontres extra-conjugales contribuent-ils à augmenter le désir de faire des rencontres extra-conjugales ? »

Là je pense que ce n’est pas tant les sites internet eux-même que leur communication dans les magazines et les stations de métro. En donnant de l’infidélité l’image la plus glamour possible, le marketing de ces sites fonctionne comme tous les autres marketings : il cherche à donner envie. Et il y parvient, même s’il ne fait souvent que révéler une envie qu’on avait déjà plus ou moins mais qu’on n’avait pas verbalisée.

Enfin reste la question qui inquiète le plus, et peut-être la seule vraiment importante :

« Les sites de rencontres extra-conjugales contribuent-ils à casser les ménages ? »

Ma conviction personnelle, c’est que les couples qui se séparent à cause d’une infidélité sont des couples qui se seraient séparés tôt ou tard. Soit parce que l’infidèle réalise à l’occasion de son escapade à quel point il est insatisfait dans son couple – et il s’en serait bien rendu compte un jour ou l’autre ; soit parce que le couple n’a pas réussi à établir une qualité de confiance, d’ouverture d’esprit et de dialogue qui permettent de surmonter la crise et d’en sortir renforcé – d’autres crises au moins aussi graves auraient éclaté tôt ou tard et qui auraient été tout aussi déstabilisantes.

Il y a toutefois un bémol : les lourds préjugés culturels contre « l’adultère » font par avance un peu trop pencher la balance du côté de la séparation immédiate et sans appel. Ils n’encouragent pas l’écoute de la part du conjoint « trompé », et au contraire le pétage de plombs en règle est quasiment la seule réaction qui nous soit proposée dans les livres et les films. En même temps ils insinuent que si l’infidèle va voir ailleurs, c’est forcément pour combler un manque dans son couple, et que donc la personne « trompée » a quelque chose à se reprocher. Et le plus souvent ils exigent l’arrêt inconditionnel et total de la relation avec l’amant(e), ce qui peut être très douloureux et ne facilite pas la compréhension mutuelle.

Et donc si des couples se séparent à cause d’une infidélité qu’un site de rencontre aurait facilitée, je renvoie une partie de la faute sur l’environnement culturel qui ne présente pas le couple libre comme une option valable, et pas tellement celle du site de rencontre. D’ailleurs, les sites de rencontres extra-conjugales n’ont pas tellement intérêt à ce que les couples éclatent, puisque leurs clients sont justement des personnes en couple…

Reste que le mensonge associé à l’infidélité clandestine fait souvent plus de dégâts que l’infidélité elle-même. En tout cas, l’impression de trahison participe aux amalgames hâtifs, accroît le désarroi et la colère, et peut durablement saper la confiance mutuelle. Et donc si la communication des sites de rencontres pouvait tenter d’insinuer qu’on n’est pas forcément obligé de mentir, soit en arrivant à imposer un espace de liberté personnelle assez vaste pour y héberger les rencontres sans cachotteries, soit en comptant sur le dialogue ouvert dans le couple pour renégocier le contrat d’exlusivité visiblement arrivé à échéance, je crois qu’on s’éloignerait encore un peu de la position hypocrite et bien-pensante que nous avons héritée d’un XIXe siècle qui a du mal à finir de mourir.

31 réponses à “Les sites de rencontres extra-conjugales encouragent-ils l’infidélité ?

  1.  quelque part les sites de rencontres extraconjugales, bazoocam, les portails de rencontres coquines, bref tous les sites de rencontres et les tchats ont encouragé l’adultère. Pourquoi ? Parce qu’au début, on ne pense qu’à s’amuser à séduire et ensuite quand on se rend compte qu’il est déjà trop tard, on ne fait plus marché à arrière. Mais, il ne faut pas toutefois, pointer uniquement du doigt les sites de rencontres, car on sait tous que dans un couple lorsqu’il y a des problèmes, il y a toujours l’un ou l’autre, ou les deux qui ont tendance à vouloir en faire un peu trop ne serait ce que pour se venger ou oublier son calvaire avec l’autre.

    • Je n’aime pas trop qu’on associe l’infidélité systématiquement au fait qu’il y ait des problèmes dans le couple. Tous les couples ont des problèmes, donc c’est un mauvais critère.
      Mais je suis d’accord avec le fait que l’infidélité commence souvent par un jeu (que ce jeu débute sur internet ou dans la vraie vie n’y change rien). Et on se prend au jeu.

  2. L’adultère était avant tout une histoire de rencontres parfois fortuites : au bureau, chez la voisine… au sein même des amis. En dehors des queutards, tu ne vas pas forcément chercher à tromper ton conjoint, c’est souvent parce que l’occasion se présente : une femme désirable, un lieu, des circonstances… Par contre les sites encouragent clairement l’adultère, ils poussent le « client » à aller chercher l’aventure sous couvert d’épanouissement personnel ! J’éviterai d dire ce que j’en pense…

  3. Je remplace « queutards » par… je ne sais pas trop… tous ceux qui ont une bonne grosse libido et veulent la satisfaire ?!!! On parle bien d’adultère, c’est-à-dire tromper son conjoint, dans son dos, etc…

    • Disons des gourmand-e-s. Des séducteurs/trices.

      Et remplaçons aussi le mot « adultère » (qui a un petit arrière-goût de lapidation qui me déplaît furieusement) par « aventure extra-conjugale » (qui reste factuel).

      Je redeviendrai sévère sur le mensonge quand notre culture du couple ne sera plus déformée par l’idée que tout doit forcément s’écrouler à la moindre incartade. Quand le sujet de l’exclusivité sexuelle ne sera plus un tabou. Quand on pourra dire « j’aimerais bien flirter avec le voisin » sans que l’autre entende : « je ne t’aime plus / je te veux du mal / je veux te quitter / je ne suis plus bien avec toi / tu ne m’apportes pas ce dont j’ai besoin » – mais qu’il entende simplement « j’aimerais bien flirter avec le voisin ».

    • Justement, il faut appeler un chat un « chat », et pas un « sale mistigri ». La charge morale dans le mot « adultère » fait office de jugement sans appel.

  4. Autrement je suis d’accord… surtout pour celui qui ne voit d’autre issue que le mensonge pour satisfaire quelque chose dont il a furieusement besoin. Mais qu’en est-il de ceux qui courent après l’adrénaline ? Que deviendrait-elle sans le mensonge ? Hum… ?

    • Je ne comprends pas tellement cette histoire d’adrénaline. En tout cas moi ça me paralyserait de risquer mon couple à la roulette russe de l’alibi bidon. Peut-être que certains croient que c’est l’interdit qui leur fait leur shoot d’adrénaline alors que rien que la nouveauté de la rencontre et de la séduction suffit à vous mettre dans un état second.

  5. Cette histoire d’adrénaline ce n’est pas mon truc non plus… mais j’en entends souvent parler. Il semble faire partie des arguments utilisés par les défenseurs de l’adultère dans le plus mauvais sens du terme… et je ne vois pas l’intérêt de le nuancer, ça veut dire ce que ça veut dire, à savoir « tromper ».

    Ca me rappelle une discussion à propos du terme « salope » où il était question de lui donner une valeur -une charge- positive afin que les femmes n’y voient pas d’insulte mais au contraire se sentent fières. Pour moi ça ne sert à rien car ce n’est pas tant le mot qui compte que l’intention avec laquelle on l’utilise (les mots ne sont que des outils) Celui qui veut insulter n’aura pas de soucis dans notre vaste vocabulaire pour trouver le plus efficace… sont les mentalités des gens qu’il faut faire évoluer : Le jour où les femmes pourront baiser sans que personne n’y trouve rien à dire, le terme salope perdra automatiquement toute sa charge négative ! Pour l’adultère c’est un peu le même principe, à mon sens.

    Maïa avait écrit il y a longtemps un article qu’on lui avait commandé : « 10 bonne raisons d’être infidèle » ça m’avait profondément choquée car il déculpabilisait purement et simplement les infidèles. … et si mes souvenirs sont bons, le coup de l’adrénaline en faisait partie… Allez-y c’est fun, transgresser les règles c’est super excitant… (Autant que l’adultère reste moralement condamnable, sinon c’est par drôle !)

    A mon sens, c’est auprès des cocus qu’il faut surtout agir : dédramatiser ce qu’ils vivent, enlever du poids, surtout effacer la peur… L’approche est différente, doit être différente. Faire évoluer les mentalités pour en finir avec l’exclusivité plutôt que de déculpabiliser des individus pour des actes qui reposent sur le mensonge. Rendre les gens plus forts plutôt que d’encourager la faiblesse (le cocu qui se sent comme une merde, l’infidèle qui a peur d’exprimer ses désirs)

    J’ai lu ton commentaire sur un autre article où tu dis : « Déculpabilisé / banalisé, ça me va. C’est nul de faire culpabiliser pour un truc qui arrive à la majorité des couples » Là, je ne suis pas d’accord et je ne le serais jamais, c’est trop facile. Toute vie en société repose sur des règles ; elles servent à quoi si tu peux les transgresser sans aucune conséquence… si tu ne sens pas le mal que tu fais ?!!! Merde, merde et merde… si on veut faire évoluer la société et, l’occurrence, si on veut l’union libre, il faut prendre des risques… Comment peut-on assumer ses actes et évoluer quand on vous passe constamment de la pommade dans le dos, quand on vous materne… pôv petit, tu trompes ta femme, ça te fait mal au cœur, faut pas, c’est rien, tout le monde le fait, continue, ni vu ni connu… Ton mari te trompe ? oh le salaud, ma petite chérie, je te plains, comme tu dois souffrir… Deux poids deux mesures !

    Non, qu’on ne compte pas sur moi pour applaudir des actes qui reposent sur le mensonge et je condamne fermement les sites de rencontre extraconjugales qui sous couvert de faire évoluer la société font leur beurre sur la lâcheté ou l’égoïsme des gens…

    PS : Jadis j’avais proposé à un sexblogueur (sur SLG qui n’existe plus) d’écrire un article sur les « 10 bonnes raisons d’être cocu », il a relevé le défis, mais vu les réactions, il s’est un peu cassé les dents… Peut-être sauras-tu faire mieux ?!

    • J’ai pas mal changé d’avis sur le mensonge – je ferai un gros article dessus un de ces jours. J’ai déjà évoqué un peu la chose : quand on n’a pas assez d’espace de liberté et quand le sujet de l’exclusivité ne peut pas être abordé sereinement dans le couple, le mensonge devient quasi incontournable. Donc je ne jette pas la pierre aussi fort que toi (même s’il y a des mensonges qui font vraiment très mal). Esther Perel (dans son chapitre 10) propose même que garder son secret après une infidélité peut aussi être une façon ne ne pas faire porter à l’autre une problématique qui ne regarde potentiellement que soi – et que l’idée de transparence dans le couple va peut-être un peu trop loin. Après tout, dans un couple où l’exclusivité n’a jamais été un choix discuté et réfléchi (mais une norme extérieure), pourquoi devrait-on absolument avouer ses incartades sexuelles alors qu’on peut très bien aller au cinéma seul(e) sans dire que c’était pour voir « man of steel » parce qu’on a un peu honte… Pourquoi on trouve plutôt sympa de mentir effrontément pour organiser un anniversaire surprise ? Bon voilà les bribes du futur article.

      J’avais prévu un article en réponse aux 10 bonnes raisons de Maïa, que je trouve traitées avec une légèreté incroyable (je pense que c’est un article commandé par gleeden, et que Maïa n’est pas forcément d’accord avec ce qu’elle y écrit), mais je songerai aussi aux dix bonnes raisons d’être cocu (après tout, c’est comme ça que j’ai commencé, et ça m’a plutôt très bien réussi).

      • Si tu veux, il y a avant tout une question de principe… Après, la pierre je la jette plus ou moins fort selon la manière dont l’adultère est mené : Le bonhomme qui joue les maris parfaits -ou la femme qui joue les épouses parfaites- et qui trompent leur conjoint avec tout ce qui bouge -la voisine, le collègue de bureau, les putes, dans les clubs…) sans aucun état d’âme, dans l’hypocrisie la plus totale, eh bien non… navrée mais non, là c’est un tas de pierres que je jette… avec des picots ! Après il y a une multitude d’histoires différentes… Un homme, par exemple, qui se sent bien dans sa vie de famille, qui n’a pas spécialement envie de tromper sa femme, mais voilà, c’est arrivé… en effet, pourquoi en parler… alors que sa femme dort bien sur ses deux oreilles, pourquoi tout bouleverser ? (Je connais un homme qui a rencontré une femme, celle-ci est devenue sa maîtresse ; un jour elle lui a demandé de choisir, il aurait pu le faire dans le secret de sa tête, mais, trop indécis, il en parle à sa femme… : Dis, qu’est-ce que t’en penses ? Je reste avec toi où je pars avec ma maîtresse ? –le con !- Mari et femme sont restés ensembles, mais elle lui en a toujours voulu de ne lui avoir jamais demandé pardon !!! Cinq and après, c’est elle qui s’est trouvé un amant ; elle décide de quitter son mari pour son nouvel amour, sauf que lui, marié aussi, rompt la relation. Du jour au lendemain elle se retrouve sans mari et sans amant. Depuis elle cherche l’âme sœur désespérément –oui, désespérément- ça fait des années que ça dure… )

        Ce que je veux surtout dire, c’est qu’il faut avoir le courage de ses désirs et de ses besoins. Si l’incartade s’accorde au pluriel, les idées de Mme Perel ne tiennent plus… On est dans l’hypocrisie absolue. Tu nourris l’exclusivité par l’indulgence vis-à-vis du mensonge. Il faut savoir ce qu’on veut ! L’union libre ne va-t-elle pas de pair avec une transparence ? –sans forcément rentrer dans les détails… (j’ai cru comprendre que ce n’est pas parce qu’on accepte que son partenaire ait des aventures ou une vie amoureuse parallèle qu’on a envie de savoir comment ça se passe !)

        Bref. Nous ne sommes pas des machines –j’arrête pas de le dire- Mais je vais continuer à jeter des pierres, même si parfois, au regard des circonstances, elles ressemblent d’avantage à des balles de ping pong  et cela pour que les gens assument, qu’ils aillent de l’avant… Plûtot que de se complaire dans l’égoïsme, la lâcheté et/ou l’hypocrisie ! Nous aimerions tous être libres de faire ce que nous voulons, mais sans rien assumer derrière… ? Attends, la dernière fois que j’ai été voir un navet au ciné, c’était « Ted » Bon, eh bien j’ai avoué… 

        Sérieux, la vie est faite de mensonges –ouh la la comme c’est bien dit… (comme beaucoup de femmes, lorsque j’achète des fringues, c’est fou les affaires que je fais…!)- Ce qui me semble essentiel c’est de se poser des questions sur les conséquences… Il y a des mensonges qui (se) pardonnent pas –comme dépenser tout l’argent du ménage au poker en ligne… qu’en est-il de la liberté ?!-

        PS : J’ai hâte de lire ton billet sur les 10 bonnes raisons d’être cocu 

      • Il faudra un jour que j’écrive un truc sur les différentes « formes » d’infidélité. Dans ma tête, je ne vois que celle de ma femme, et je ne pourrais jamais lui jeter la pierre. Mais il y a effectivement des cas odieux qui méritent moins de clémence.
        En tout cas, merci pour cette longue discussion qui me servira sûrement à bâtir quelque chose de cohérent.

  6. « Le jour où les femmes pourront baiser sans que personne n’y trouve rien à dire, le terme salope perdra automatiquement toute sa charge négative !  »

    En fait, je pense qu’il y aura toujours quelqu’un pour trouver quelque chose à dire et je ne vois qu’un seule solution : Etre plus fort que les mots !

    • Il suffit que ceux qui trouvent à redire soient en minorité culturelle. En général, le politiquement correct invente des mots nouveaux en pensant se débarrasser de la charge négative associée aux anciens mots. Mais en fait, le poids social rattrape le vocabulaire tant que le regard social ne change pas. A une époque, on s’est interdit de dire un « Arabe » et on s’est mis à dire « Musulman » (pendant les douces années de la guerre d’Algérie), puis un Maghrébin, puis une personne d’origine nord-africaine, jusqu’à ce que le racisme ambiant diminue et que le mot « arabe » revienne en force parce que les Arabes eux-mêmes ont réussi à ne pas associer ce mot qui est vraiment leur identité avec le rejet raciste. Donc maintenant on peut dire « Arabe » ou « Juif » sans passer pour un raciste (sauf avec ma grand-mère qui me reprend et me dit qu’il faut dire « musulman » et « israélite » – et là il faut que je lui explique à nouveau qu’il y a des Arabes chrétiens et des Juifs non-pratiquants.)

  7. D’après ce que j’ai compris ta femme n’est pas infidèle… Où est l’infidélité lorsque les aventures se vivent avec l’accord du mari ou du compagnon -sans tromperie ni mensonge- et dans le respect d’un « projet commun » ? 🙂

  8. J’ai lu ceci : « Au commencement, il y avait une fille libre. Je l’ai rencontrée, aimée et connue libre comme l’air. Et tel le petit cordonnier de la chanson, j’étais trop heureux d’avoir eu la préférence de la tant belle fille pour imaginer lui demander de changer. Je pouvais seulement dire « la belle si tu voulais… »

    Je suis partie du principe que tu savais où tu mettais les pieds ! Disons qu’elle a de la chance d’avoir un homme prêt à l’aimer telle qu’elle est, en respectant son besoin de liberté et son appétit sexuel. La norme « impose » la fidélité -l’exclusivité sexuelle- et on s’y conforme, on triche… on sauve les apparences. Mais que veux-tu, quand on veut vivre libre, il faut rester libre… ou poser les conditions de l’union libre. Aujourd’hui c’est possible. Le mensonge n’a plus d’excuse que le confort… J’étais moins sévère avec la tromperie à une époque où il n’y avait qu’une façon de vivre : mariage jusqu’à ce que la mort vous sépare et vie de famille ! (j’aime énormément… une personne… qui s’est conduit en coureur de jupons parallèlement à sa vie de famille, je lui ai jeté des balles de ping-pong -c’est la moindre des choses- mais je me dis que, simplement, il n’est pas né à la bonne époque !)

    Sur ce, bon week-end 🙂

  9. J’ai été lire quelques textes du blog Gleeden… beurk ! Rien à voir avec l’union libre. Ils prônent clairement l’épanouissement personnel au détriment des partenaires « officiels » (comme ils disent)

    • C’est ce que j’appelle le ton ‘vaudeville’. Note que ce n’est pas au « détriment », mais « à l’insu ». Le détriment n’advient que parce que l’autre estime qu’il avait à savoir. Tout le problème du contrat tacite, c’est qu’on ne peut pas le négocier explicitement. Là où il y a des paires de baffes qui se perdent, c’est quand des infidèles précisent clairement qu’ils ne supporteraient pas que leur conjoint fasse pareil.

      PS : je préfère parler de couple libre que d’union libre (qui est synonyme de couple non-marié, et qui est en général exclusif tout pareil)

  10. Je plussoie à tout ce que « Casey » a dit.

    Franchement, le plus grave dans une infidélité, c’est effectivement le mensonge.
    Après, mais je ne dois pas être normal (au sens où la norme n’est plus celle d’antan, quoi que vous pensiez), imagnier sa femme le faire avec un autre, ça me débecte.

    Vous devriez prendre plaisir à la voir prendre plaisir pour aller au bout des choses ?

    • Allez, je réponds à ce commentaire ci.
      Imaginer ma femme manger des huîtres, aller aux toilettes ou vider une carpe, ça me débecte pas mal. Donc j’évite de l’imaginer. En l’occurrence, elle fait bien ce qu’elle veut – je ne vois pas comment je serais propriétaire de son corps.
      Et en l’occurrence, la voir avec un autre fait partie de mes fantasmes (et je suis loin d’être le seul dans ce cas), mais pas des siens pour l’instant.

  11. @Uncornu: Voir sa femme prendre du plaisir avec un (ou une) autre n’est pas dégoûtant ! Il y a encore un an j’aurais eu la même réaction que vous Uncornu, il faut laisser ces préjugés au vestiaire et oser franchir le pas pour savoir vraiment. Je vous garantis que c’est une expérience que je regrette pas. En tout cas, ça me débecte plus quand elle mange des huîtres….
    @Audren: J’espère que votre fantasme se réalisera….
    Pour revenir au sujet, si je peut comprendre le mensonge, ceux qui en font leur fond de commerce me débectent…

    • C’est vrai que moi aussi je préférerais qu’il y ait des applis iphone « comment annoncer que vous avez une aventure sans casser votre couple » plutôt que ces applis qu’on voit « trouver un alibi pour vos aventures et mieux mentir à votre conjoint ».
      Cela dit, je ne crois pas que gleeden encourage frontalement le mensonge — je pense qu’ils font un peu attention à s’en tenir à l’idée que l’autre n’a « pas à savoir ». Ne pas dire, c’est bien différent de mentir. On ne dit pas tout ce qu’on fait dans la vie. En revanche, dire qu’on était à une réunion de travail ou avec une copine, c’est un mensonge. Je vais bientôt faire un article complet sur cette histoire de mensonge.

  12. En effet, il existe maints types d’infidélité, et ce n’est pas catégorisé qu’en deux parties : problèmes dans le couple ou polyamour (ou dans la même gamme).

    Notre histoire, par exemple. Je vais peut-être l’expliciter une bonne fois pour toutes, pour les lecteurs qui pourraient s’y retrouver, pour toi, Audren, afin de mieux comprendre, peut-être, mes interventions.

      • Je vais jeter un oeil au blog en question. Je voulais simplement ouvrir une parenthèse sur un autre type d’infidélité, de celle que j’ai fini par accepter, mais qui lui a été néfaste et à laquelle il a mis un terme pour « mieux me revenir » (car il était vraiment absent depuis plus d’un an…)

        Sinon, je peux aussi le poster sous les différentes définitions d’infidélité que tu as postées (non parce que je me sens bien ici quand même)

      • Tu es évidemment la bienvenue pour le mettre en commentaire où tu veux ici. Choisis l’article qui te semble le mieux approprié.

  13. on peut peut-être faire les deux ? (avec une version plus détaillée pour le blog que tu m’as indiqué)

  14. Pingback: L’infidélité n’est pas une pathologie | les fesses de la crémière·

  15. Pingback: La fidélité par l’isolement, c’est juste plus possible à l’ère de Facebook | les fesses de la crémière·

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