Pourquoi j’aime bien les sites de rencontres extra-conjugales

Essentiellement pour trois raisons : trouver des personnes qui veulent la même chose / éviter de flirter dans ses cercles de connaissance / ne pas tout focaliser sur une photo

nu au portable, dessin numérique au crayon

Avec ou sans la webcam ? (ref. photo GazzaA sur deviantart.com)

En préambule, excluons la question morale pour la suite de cet article. Je suppose que les protagonistes sont des personnes majeures et vaccinées qui ont déjà remis en cause (en pensée ou en actes, unilatéralement ou non) leur contrat monogame (explicite ou tacite), qu’elles soient ou non en cours de « régularisation » vers le couple libre ou le couple divorcé.

D’abord éviter les malentendus

Combien sont-elles ces maîtresses célibataires qui attendent que leur amant marié quitte sa femme alors qu’au fond de lui il n’en a pas du tout envie ? En rencontrant des personnes dans la vie ou sur des sites de rencontres généralistes, il est probable que je tombe sur une nana célibataire qui sera persuadée (au moins inconsciemment) que mon désir d’aller voir ailleurs est la preuve que mon couple est au bout du rouleau, même si je lui assure le contraire. En allant sur un site de rencontres extra-conjugales, je rencontrerai plus facilement des filles qui sont dans le même état d’esprit de faire des rencontres pour le plaisir mais sans vouloir casser leur couple ; j’aurai donc plus de chances d’éviter ce genre de malentendu. Bien sûr on ne peut pas garantir que ni l’un ni l’autre ne tombera amoureux-e au point de vouloir finalement laisser tout le reste derrière lui/elle mais au moins ce n’est pas la proposition de départ.

Ensuite éviter les sacs de noeuds

Il vaut généralement mieux ne pas sortir avec quelqu’un de ses cercles de connaissances. Malheureusement, c’est le cas le plus fréquent d’infidélité quand on ne recherche pas activement à faire des rencontres : on succombe au meilleur ami du mari, à la voisine, à son patron. Dans tous ces cas, ça complique les choses dans des proportions inimaginables, en mélangeant inextricablement différents registres de nos vies. En allant chercher sur internet (ou dans les bars, ou dans le métro*, ou dans la rue*), le risque est nettement plus faible.

(* je déconseille la drague improvisée dans les lieux publics non prévus à cet effet. Ça concourt au harcèlement ordinaire que subissent les filles dans la rue — quelque pure que soit votre intention, vous serez toujours le nième de la semaine à faire une avance plus ou moins élégante à cette jolie fille que vous voyez dans le métro. A moins que vous ne vous croisiez et n’échangiez des regards tous les jours dans le même train, je pense qu’il est de bon de la laisser tranquille. Enfin c’est mon avis, ça arrange bien ma timidité, mais j’imagine que je ne suis pas le seul à le partager.);

Enfin ne pas craquer pour une photo

Dans la plupart des sites de rencontres « traditionnels », quand on consulte les profils, on voit d’abord les photos. Les photos sont trompeuses et révèlent bien peu de ce qui fait la personnalité et la richesse des gens. En se focalisant sur les photos, on reproduit le même travers que la drague dans la vraie vie où l’on flashe d’abord sur le physique avant de s’adresser la parole (sachant qu’en boîte, on ne s’adresse pas vraiment la parole, on se hurle à l’oreille :

— QUOI !??
— J’AI DIT : ÇA TE VA BIEN CETTE CHEMISE !!! ÇA TE DIRAIT D’ALLER AILLEURS POUR DISCUTER TRANQUILLE !??
— QUOI !??
— LAISSE TOMBER !! »

Sur gleeden (et j’imagine que c’est pareil sur ashley madison et ailleurs), quasi personne ne met son portrait sur le profil public (question de discrétion). En pratique, ça fait que la plupart des prises de contact se font à l’aveugle, un peu comme dans un bal masqué. Et donc ça inverse les étapes de la séduction : d’abord on discute et ensuite seulement on déverrouille les photos, une fois qu’on sait déjà que le courant passe bien. Éventuellement on peut être déçu par la photo (attention tout le monde n’est pas photogénique et rien ne vaut la rencontre en vrai) mais c’est cent fois mieux que de craquer pour une photo qui potentiellement n’a d’intéressant que son profil de trois quarts en basse lumière.

Et aussi…

Et du point de vue bassement matériel, c’est beaucoup moins cher que de draguer dans un bar. Vu les prix des consommations, et tant qu’il n’y a pas de boîtes ou de soirées dédiées aux rencontres extra-conjugales, il va falloir offrir un paquet de verres avant de tomber sur la fille :

  • qui me plaît
  • à qui je plais
  • et qui cherche justement un amant pour quelques moment volés de temps en temps quand ça nous chante.

36 réponses à “Pourquoi j’aime bien les sites de rencontres extra-conjugales

  1. Je me suis inscrit sur un de ces sites, Gleeden pour ne pas le citer. Par curiosité, pour voir comment ça marche , mon but n’étant pas de rechercher activement, je n’ai pour le moment pas besoin d’avoir recours à ce genre de site.
    J’ai quand même quelques critiques à faire. Tout d’abord je trouve peu égalitaire que les filles ont quasi toutes les fonctionnalités du site gratuitement et que pour les homme tout est payant, avouez que c’est quelque peu sexiste. Vous trouvez ça pas cher, j’estime que la maintenance d’un site et de quelques serveurs ne justifient pas ces tarifs. J’ai comme l’impression que Gleeden prend les hommes pour des pigeons et les femmes des sacs de graines. Leurs but n’est pas de proposer un service original à des tarifs raisonnables pour permettre de payer des salaires décents mais plutôt de « faire du fric ». Et si je pousse le bouchon un peu plus loin j’irai même jusqu’à dire que c’est une forme de proxénétisme où les filles « travailleraient » bénévolement pour leurs maques.
    Si sur le fond je trouvais l’ idée bonne, la forme me déplais.
    Mais malgré que je n’ai pas de texte de présentation, ni photo et zéro crédit j’ai quand même eu une visite de mon profil et un message!(que je ne peut pas lire…) …bon OK, c’était ma femme…

    • Déjà qu’il y a presque dix fois plus d’hommes inscrits que de femmes, si elles devaient payer aussi, ça serait encore pire..
      A mon avis, les hommes ne sont pas des pigeons : ils financent les campagnes de communication gleeden qui font comprendre aux femmes qu’elles n’ont pas à se sentir plus coupables que les hommes quand elles ont envie de voir ailleurs. Quand la barrière morale / psychologique sera identique pour les hommes et les femmes, il y aura autant d’inscrits des deux sexes et le site pourra faire payer tout le monde pareil (je crois que c’est un peu ce qui se passe pour les sites généralistes où les femmes ne sont plus autant minoritaires qu’au début).

    • Les sites de rencontres pas égalitaires ?
      > Lancez une discothèque et vous verrez si votre « modèle » tient la route.

      Les coûts du site … ? Seulement ?
      > Modération, développement, application, média buy, service administratif …

      Faire du fric ?
      > Comme tout le monde … Mais pas à n’importe quel prix bien sûr ! Ceci étant, mon site (de qualité) !!! – http://www.rencontres-cougars.fr – ferait-il mieux d’être borderline pour dépasser ses concurrents ? Ou pas ? Que feriez-vous si malgré vos efforts mérités ne portaient pas leurs fruits (face à des concurrents sans scrupules et / ou face aux aléas du dieu Google ?

      Moi j’ai choisi …

      Mais tout le monde ne fait pas les mêmes choix …🙂

  2. « A mon avis, les hommes ne sont pas des pigeons : ils financent les campagnes de communication gleeden qui font comprendre aux femmes qu’elles n’ont pas à se sentir plus coupables que les hommes quand elles ont envie de voir ailleurs. »
    Vous m’excuserez, mais… pigeons quand-même ! Est-ce que ces hommes ont besoin de payer quoi que ce soit, qui que ce soit pour faire comprendre… allez, sois-je folle de le dire au raccourci … à leurs femmes (et aux autres !) qu’elles n’ont pas à se sentir plus coupables qu’eux quand elles ont envie de… d’aller au bal, non masquées, du marquis?!
    En vous lisant (et je le fais depuis un bon moment), je me demande si vous croyez vous-même à vos arguments. Tellement ils font genre serpent qui se mord la queue.
    Pas étonnant, alors, que les paquets de verres à payer s’empilent les uns sur les autres…

    • Voir ma réponse à 9mm.

      Les prochaines années diront si l’attitude sociale vis-à-vis de l’impératif d’exclusivité sexuelle se sera assouplie ou non. Si oui, personne ne m’ôtera de l’idée que les pubs pour ces sites y auront été pour quelque chose.

      • Vous m’excuserez à nouveau, mais… la réponse que vous avez faite à 9mm n’enlève pas mon point d’interrogation. Elle ne fait que me dire « Voilà, encore, un de ces célèbres parallèles comparatifs dont vous avez la maîtrise un peu trop facile ! ». Vous considérez les inscrits sur Gleeden au même titre que les salariés chez Peugeot?! Mince, alors ! Bonne affaire, les bougres ! Un salaire en fin de moi pour tromper leurs chères et tendres !

        Les actionnaires de Peugeot payent leurs salariés pour qu’ensuite ceux-ci aillent payer Gleeden pour « aider le bon peuple » à se sentir moins coupable d’aller voir ailleurs. Résultat des courses ?! Une hypocrisie sortie du silence ; une autre pour la remplacer. La communication est bien foutue. Comme nos moyens de mobilité.

        Et, alors, si non?!

  3. Pas dix fois plus mais deux tiers selon Gleeden, et ce n’est pas une raison pour faire de la discrimination, même positive. A mon avis C’est un calcul purement comptable et pas une réelle volonté discriminatoire. Je pense que le rapport homme / femme s’auto-régule (au alentour de 2/3-1/3 apparemment) en fonction de la minorité pour que la majorité puisse avoir un minimum de chance de faire des rencontres. Ça ne serait donc pas « pire » si l’on faisait payer aussi les femmes, il y aurait seulement moins d’homme. Si l’on est un tant soit peu intelligent et qu’on a envie de faire de l’argent, on fait gratuit pour les femmes pour attirer deux fois plus d’hommes, qui eux sont prêts à payer relativement cher le service, c’est la loi de l’offre et de la demande…
    Quant à la publicité, oups !, aux « campagnes de communications », s’il suffisait d’en faire pour éradiquer l’inégalité homme/femme ça ce saurait. La publicité ça sert à faire connaitre un produit pour vendre plus ! Je ne suis pas forcement contre le principe mais il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes.
    Je vous invite à aller voir l’interview du co-fondateur de Gleeden, teddy Truchot. (ha!, tiens? je croyais que s’était un site « pensé par des femmes »…)

    Je n’entends pas dans ces propos une volonté féministe mais plutôt un très bon entrepreneur qui a trouvé le bon filon, tant mieux pour lui, mais je me passerais de ces services…

    • Pourquoi personne ne s’émeut que les actionnaires de Peugeot n’aient pas le souci altruiste de faire bien vivre leurs salariés et d’aider le bon peuple à se déplacer parce que la mobilité est un droit fondamental (fût-elle motorisée), et qu’ils se contentent de chercher le profit ? Est-ce que ça m’empêche de trouver que ma voiture est bien foutue ? Il faudrait que ceux qui lancent un site de rencontre le fassent dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, intimement persuadés qu’ils font oeuvre d’utilité publique d’émancipation des femmes ?

      Je me fiche royalement des intentions des actionnaires de gleeden ou ashley madison. Ils peuvent bien être aussi cyniques ou profiteurs qu’ils veulent, ils peuvent ne pas avoir une once de motivation féministe. Je regarde seulement le résultat. Le résultat c’est que la communication autour de l’infidélité (je parle de communication parce qu’il n’y a pas que de la pub – il y a un intense lobbying auprès des rédactions des magazines féminins et de la presse en général) fait sortir l’infidélité du silence hypocrite dans laquelle elle était tenue depuis si longtemps : et au lieu de se sentir comme des monstres anormaux et odieux, les personnes (hommes mais surtout femmes) qui se sentaient jusqu’à présent voué-e-s à la lapidation sociale et culturelle s’aperçoivent qu’elles ne sont pas seules et qu’au moins on en parle. Plus on en parle dans les médias, plus on en parlera dans les couples.

  4. J’ai vu au travers de ma famille les dégâts que l’adultère peut faire, mais c’était une autre époque, bien plus restrictive… Comme je l’ai dit, je suis bien plus sévère aujourd’hui alors qu’il y a d’autres chemins qui se présentent. Je suis favorable à plus de liberté, mais plus de liberté dans l’honnêteté et le respect et non pas dans la cachoterie. Raison pour laquelle j’exècre tous ces sites comme Gleeden car d’une certaine façon l’exclusivité sexuelle est leur fonds de commerce… Je déteste l’hypocrisie qu’ils entretiennent. Je déteste ce qu’ils montrent de cette société individualiste où les hommes et les femmes se plaisent –dans la mesure où on déculpabilise complètement- à s’épanouir sexuellement au détriment ou à l’insu de leur partenaire. Si les époux pouvaient « circuler » librement, ces sites se verraient obligés de changer leur approche pour ne devenir que des simples sites de rencontres… à caractère sexuel éventuellement ! Qu’on parle de l’infidélité oui, qu’on en fasse la promotion non.

    La nature humaine est complexe….

    Henri Laborit disait qu’il n’existe en soi ni de jalousie ni d’instinct de la propriété, mais plus simplement que nous construirions au fil du temps, et parfois dès la très petite enfance, des modèles associant la notion de privation à celle de douleur, et cherchons ensuite inconsciemment à créer des conditions évitant ces risques de douleur. La jalousie est alors consécutive à la peur de perdre l’être aimé, ou plus simplement, de perdre son affection et son attention au profit d’une autre personne. Qu’on soit heureux de voir heureuse la personne aimée n’enlève rien à la crainte qui peut s’installer à ce que tout se termine un jour… Tu développes alors –dans le meilleur des cas- un amour inconditionnel –Charis- un amour gratuit, que l’on donne sans rien attendre en retour, et tu croises les doigts ! Mais honnêtement j’ai de gros doutes sur la capacité de la plus part des gens à aimer sans conditions. Personnellement j’en pose une : Je veux un homme à mes côtés avec qui tout partager : les tâches, les responsabilités mais surtout des loisirs et des moments de plaisir. Il faut donc de la disponibilité. Tu parlais dans un billet du temps que l’on dispose et qu’on peut consacrer à l’autre… 10 % ? Tu commences à accumuler les maîtresses ou les amoureuses et qu’est-ce qui te reste ? Et qu’on ne me dise pas que je peux aussi avoir des amants parce que ce n’est pas mon truc… (Je ne suis pas une descente des Bonobos mais plutôt des gibbons !  )

    Et puis, il y a Catherine Millet qui raconte, je cite : « La sexualité est plus exclusive que le sentiment. Bien sûr, notre culture s’appuie sur la notion d’amour absolu, Roméo et Juliette, etc., mais de l’amour aux amitiés très fortes, la chaîne est continue. On voit des amitiés devenir amoureuses, des amoureux devenir les meilleurs amis du monde. Je pense que la jalousie est constitutive de la sexualité. Je ne suis pas philosophe, je n’ai pas fait d’enquête, je parle de mon expérience. Ce qui rend jaloux, c’est un besoin de possession sexuelle. Je suis contre la transparence, je n’ai jamais été fidèle mais je préfère ne pas savoir et ne pas dire, l’autre peut être totalement libre, mais il ne doit rien dire non plus, pour ne pas susciter cette jalousie, pour ne pas la titiller si elle dort. La jalousie est liée à la sexualité… Je n’ai jamais craint d’être quittée par l’homme que j’aimais et de me retrouver dans la solitude. Ce qui m’obsédait c’était le plaisir qu’il trouvait avec d’autres femmes, c’était purement sexuel… » Autant dire qu’on soigne le mal par le mal… selon l’expression !

  5. Heureusement que j’ai lu votre article avant celui de Camille Emmanuelle (http://www.huffingtonpost.fr/camille-emmanuelle/test-site-rencontres_b_3341715.html) qui, pour mettre un livre en avant, est finalement déprimant (et ne me donne pas envie de lire le livre !). Je n’ai pas vécu les « sacs de noeuds » que vous évoquez. Au contraire, l’amitié a pu exister en parallèle, mais justement je me disais que « voir ailleurs » c’est aussi prendre l’air dans d’autres sphères, d’autres bulles, d’autres espaces … c’est comme être « en vacances » de sa propre vie et du coup j’y vois un réel intérêt. Merci pour cet article.

    • Stéphane Rose y a vu ce qu’il a voulu y voir. On peut aussi brosser un tableau misérable de la drague en boîte de nuit ou des clubs libertins, raconter des histoires pitoyables de coucheries en milieu professionnel, ou faire des reportages sur des rencontres homosexuelles sordides. C’est très facile à faire. Et facile à vendre. On peut aussi tomber dans l’angélisme inverse. C’est ce que Gleeden et Ashley Madison vendent tout cru aux magazines féminins. Et entre les deux, on peut s’y inscrire, voir qu’il y a à prendre et à laisser. Mais de toute façon, à l’arrivée, ce sont des personnes qu’on rencontre. Le site est rayé du tableau au premier regard qu’on s’échange en vrai.

  6. Pourquoi je n’aime pas les sites de rencontres (extra conjugales ou pas)
    1/ Parce que, idéaliste que je suis, j’ai une vision égalitaire des rapports hommes-femmes et que, conséquemment :
    1a) l’idée que les hommes payent et pas les femmes me répugne (autant aller voir des prostituées, au moins on est sûr de baiser et pas besoin de payer le resto, tout ça non plus) (/mode provoc off)
    1a) ça me dérange que les femmes soient bombardées d’offres de mecs obligés de faire les coqs pour se démarquer de la concurrence et de balancer 90% de leurs messages dans le vide, d’avoir tout à prouver (pour moi, la séduction n’est pas un exercice à sens unique)

    2/ Parce que dans 90% des cas, les critères de recherche sont assez crétins (ok, âge, région, sexe, ça paraît une base acceptable, mais ensuite ?)

    3/ Parce qu’une photo ne dit jamais la vérité (heureusement on peut souvent en mettre plusieurs, mais sur la page principale généralement il n’y en a qu’une)

    4/ Parce que les modalités de rencontre sont très artificielles : sur un site de rencontre, chacun est dans sa petite case et à le droit de communiquer vers la petite case d’en face. Rien à voir avec ce qu’on peut trouver dans une fête, une soirée, un lieu de travail, un bar, etc.

    On sera prié de m’excuser devant certains de mes critères périmés, ça fait très longtemps que je n’ai pas mis les pieds sur un site de rencontre (à part OkCupid qui m’amuse occasionnellement) et je ne suis plus très à jour.

    Par ailleurs, je reconnais aux sites de rencontres certains avantages indiqués dans ton article, mais dans ma balance, le contre pèse plus fort.

    • Si je devais écrire un article qui s’intitulerait « pourquoi j’ai des réserves vis-à-vis des sites de rencontres (extra-conjugales) », j’aurais cité probablement exactement ces mêmes arguments.

  7. Hm ! Le raisonnement de votre billet vient d’être ébranlé par cette réponse que vous faites à Cui, on dirait.

    • Pas du tout. Je peux très bien écrire un article qui explique ce que j’aime bien dans les voitures peugeot, et un autre pour expliquer ce que je leur reproche.
      Comme le jugement collectif se complaît à dauber sur gleeden, et bien moi je dis ce que j’ai apprécié sur ce site – ce qui ne veut certainement pas dire que je baise les pieds de ceux qui l’ont conçu.

  8. Pourquoi j’aime Gle (je l’appelle même par son petit nom😉 ?
    Juste parce que j’y ai trouvé d’excellent amants, prévenants, riches et intelligents😀
    Et j’adore !
    Pourquoi je n’y restes jamais longtemps ?
    Juste parce que j’ai la sensation d’être une diva avec un droit de vie (extra conjugale) ou de mort sur de pauvres hommes sans réponses. Et j’aime pas ça du tout !

  9. Dans le cadre d’une ouverture du couple vers « d’autres horizons », je me posais également le question de la façon de faire (entendre quel genre de site de rencontres car j’aime ça tout simplement) qui serait la plus cohérente, la moins hypocrite, et la plus en phase avec mes valeurs et envies : partage-complicité-honnêteté. Ne sachant quel chemin emprunter, j’y suis allée par le procédé « essai-erreur ». On se rend vite compte qu’aucune option n’est la bonne dans notre cadre, alors autant choisir (individuellement) celle qu’on considère comme la plus « réaliste » et proche de notre vision des choses. Pour être honnête, mon opinion de base était plutôt à l’opposée de celle exposée dans cet article, mais mon cheminement m’y faisait arriver doucement… Et cet écrit tombe bien à pic pour me rappeler que cette option existe bel et bien.
    1/ Via les sites de rencontres « classiques » vient en effet se greffer le malentendu inévitable « si tu cherches en dehors de ton couple c’est qu’il est déjà mort et je vais cultiver le secret espoir que tu lâches ton gars/ta femme pour moi » (combattre l’inconscient d’un célibataire en mal d’amour: bonne chance) 2/ Via les sites de libertinage, on est par la force des choses vite confrontés au concept d’échangisme « charnel » limité dans le temps mais dont la frontière de chaque couple est bien déterminée … hors contexte non? 3/ Via les sites de rencontres extra-conjugales, aucune idée car j’avais mis l’option de côté me disant que ce n’était pas « juste » de faire subir une situation « polyamoureuse » à une personne n’ayant même pas connaissance de cette réalité …. Mais finalement … Je me laisse la possibilité de revenir sur ma position.
    Et puis je soupçonne à priori les discussions d’y être au moins un peu plus matures et constructives dans mes réflexions sur la nature et les relations humaines.

    Et puis, j’ai envie de me mettre dans la peau d’un mec pour voir la chose sous un autre angle… Déjà car je pense que faire de nouvelles rencontres pour un polyamoureux (un mec en couple donc) doit être plus compliqué que pour une polyamoureuse (qui cherche « un amant » – simplifié mais perçu comme cela je pense), n’est-ce pas plus « mature » et « assumé » comme choix que de se présenter dans un contexte extra-conjugal plutôt que sur une plateforme pour « célibataires » ?!

    • Il y a des projets de lancer des sites de rencontre spécial ‘poly’.
      Sinon, OKCupid est déjà assez adapté et représente mieux mon idéal de continuum. D’une part, on peut s’y décrire comme « en couple » et « disponible » à la fois, et d’autre part, le calcul de « compatibilité » se base sur un si grand nombre de questions perso que quand le site me propose quelqu’un de particulièrement compatible, c’est quasi-systématiquement quelqu’un qui s’affiche comme poly (ou quasi).
      Le seul souci, c’est que le site est exclusivement en anglais.
      Je compte faire un article bientôt sur OKCupid.

  10. Pingback: Céline, 34 ans: j’aimerais faire mon coming-out polyamoureux | Histoires d'Amours Plurielles·

  11. Bonjour audren et merci pour ton blog…. Moi aussi j’ai fait le grand saut, poussé dans le dos par ma femme et moi aussi je suis tombé du haut de la falaise…… Dure est la chute, dure est le chemin qui mène à l’équilibre et à la parité.
    Je dis cela parce que je pense qu’il y’a un réel déséquilibre entre hommes et femmes. Les femmes ont les accès à ce genre de site gratuit, cela va de soit….. ;-)!!! Les hommes paient, passent à la caisse. Mais c’est le jeu et il faut l’accepter. Cependant, les femmes ont un énorme avantage par rapport aux hommes. C’est le choix. La halle aux gentlemen ou autres, le foirail aux bestiaux, les galeries lafayettes de la testostérone !!!
    Qui la plupart du temps (je ne fais pas de généralisation) établissent leur choix uniquement par rapport aux photos. Combien de fois ou, souhaitant me montrer poli, engageant…. On me demande l’ouverture de mon book sans dialogues quelconque !!! Ton argument, que j’entend vraiment, sur la profondeur de l’âme et la connaissance des uns et des autres par le dialogue et ensuite de voir les photos, je ne l’ai rarement vu.
    J’ai quand même rencontré des femmes. Mais rien qui n’aille au bout…. Sauf peut être une fois, mais ça comptait pas….😉. Je plaisante.
    Tout ça pour dire que vu l’investissement financier, le retour sur investissement est faible. Il y a cependant, la qualité des photos, votre mise en scène, ou bien la sincérité des photos, mais bons le poids des photos n’est bons que pour Paris-match !!!!

    Merci à toi pour ton blog que je lis avec délectation…..

    Cyril

    • C’est certain que le déséquilibre numérique rend le jeu très biaisé.
      Mais pour une fois que ce sont les femmes qui mènent la danse…

      • Certes….. Néanmoins, pour favoriser la construction de notre nouveau couple libre et m’aider à accepter ce changement l’équité me paraît indispensable. Peut être que je me trompe…. Mais cela m’aiderai….

      • C’est sûr que c’est très dur pour l’amour propre.
        C’est dans ce genre de circonstances qu’on aimerait bien être bi🙂

      • Je me dis que l’important, c’est de ne pas être trop pressé. Mais c’est sûrement pas suffisant et je n’ai pas vraiment de réponse.

  12. Moi, je suis particulièrement intriguée par ce préjugé que les gens se font autour des sites de rencontres (qu’importe le site)

    Quand j’ai annoncé à mes amies proches, que j’étais en couple libre, déjà elles n’ont pas compris ma position (même si elles me disent le contraire, je les soupçonne de penser que mon couple bat de l’aile…) Ensuite, elles s’imaginent aussi que c’est uniquement pour le sexe. En réalité, c’est loin d’être mon objectif premier quand je vais ailleurs (bon au début, je dis pas, c’est amusant d’aller sur les sites de rencontre, d’aller en boite pour tester son potentiel de séduction et voir un peu ce qui se passe mais bon voila)

    Et surtout, le truc c’est qu’elles n’imaginent pas l’entre deux possible entre le plan cul et « l’homme de notre vie » (je mets d’immenses guillemets parce que je déteste ces prêt à penser comme je l’avais déjà dit dans un autre commentaire à propos du « prince charmant » et cie) Et en autre, l’une d’entre elle pensait que mon copain et moi « On cherchait pour chercher » en sortant ou en allant sur les sites de rencontre comme si c’était invalide comme façon de faire, comme s’il ne restait que les beaux scénarios cousus de fils blancs….

    Parfois, je regrette de leur avoir parlées de tout ça, au nom de l’amitié, parce qu’au final, elles sont curieuses et je dois me justifier souvent. Et personnellement, je trouve cela usant. Pour mon copain, les réactions sociales sont tellement différentes… Bref

    • J’ai un article en préparation sur l’ineptie des conseils d’ami-e-s quand il s’agit de non-exclusivité (et du même coup l’isolement des polys)

  13. Le sujet a été évoqué dans un commentaire, je crois : je suis seule et je cherche ce que je nomme un ami/amant. Pour cela, j’ai choix entre : Gleeden : pour moi, aucun souci que Mr soit marié ou pas… c’est son choix. Pour des raisons personnelles, je ne veux pas un amant chez moi. C’est mon choix, difficile à comprendre apparemment…J’ai très vite vu l’espoir de certains hommes à considérer mon petit chez-moi comme un hôtel…. du coup, maintenant, je me suis déclarée mariée…
    Les sites plus sexuel (échangisme ou autre…) : je ne cherche pas que le sexe. Je cherche à rencontrer un homme qui a un caractère, une personnalité pour laquelle j’ai un minimum d’affinités.
    Pauvre célibataire que je suis, que me reste-t-il ? ? Meetic… huummm je passe mon tour….
    Cath

    • Bonjour Cath, nous fréquentons depuis deux ans un site libertin.
      Libertic, pour ne pas le citer.
      Mon constat est que l’on peut y faire la connaissance de personnes à la fois très intéressantes ET qui correspondent à nos attentes. Il est important de prendre le temps de bien rédiger son annonce et de laisser les personnes trop pressées passer leur chemin.

  14. Bonjour,

    – Euh désolée mais il est tout à fait possible d’utiliser une photo de profil sur un site adultère …

    – Au passage, merci de ne pas toujours citer des sites extraconjugaux étrangers😀

    Exemples de sites adultères français :
    http://www.adulteres.org
    http://www.extraconjugale.info🙂

    – Et sinon ?

    Et bien BIG UP pour la qualité de vos articles … Vous pourriez aisément écrire un livre …

    • – Je ne crois pas avoir dit le contraire..
      – A ma connaissance, gleeden est réellement français (même s’ils essaient de faire semblant que non)
      – Et sinon, merci beaucoup, j’y songe, j’y songe, mais ça serait beaucoup de travail..

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