Polyamour, couple libre, libertinage : éloge d’un continuum

Le polyamour est à un tournant médiatique, au moins dans le monde anglo-saxon et très bientôt dans le monde francophone. Les articles de magazines s’empilent (salon, slate, new-york times, …) Une série télévisée est en ce moment diffusée aux US (polyamory: married and dating). Une émission sur BBC Radio 4 a récemment porté la notion sur le devant du débat britannique – mes alertes google sur le polyamour semblent de plus en plus fréquentes. Signe d’un frémissement des consciences. La norme monogame* s’assouplit doucement – et c’est une bonne chose.

polyamour, couple libre, libertinage, continuum des sentiments

Va-t-en coller une étiquette… (ref photo by Zakharova on deviantart.com)

(*) ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai rien contre la monogamie comme choix. Je suis contre la monogamie comme choix par défaut et irrévocable, imposé culturellement et socialement.

Mais plus je lis des explications du polyamour à l’attention du grand public, plus j’y vois une forme de codification « le polyamour est comme ceci, comme cela, on établit des règles négociées, chacun a le droit de veto sur un nouveau partenaire des autres, on partage des agendas google pour que tout le monde baise autant, on discute de toutes nos sorties entre nous à l’avance, etc. » Cette façon de présenter le polyamour, je la trouve personnellement un peu rigide (au moins sur le papier), un peu trop hippie en version « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et on écoute jusqu’à pas d’heure les besoins et les craintes de chacun, pour que personne ne se sente en porte-à-faux, avec décryptages psychanalytiques et exorcisme des énergies négatives ». J’imagine presque le paperboard avec les marqueurs de couleur et les super techniques d’animation participative exhumées des bouquins de communication non-violente des années 80 (attention, j’en souris mais j’ai rien contre tant que c’est pas pour moi). A ce sujet, lire l’excellent article Le problème avec la polynormativité (traduction de l’article d’Andrea Zanin).

Ce qui me gène aussi, c’est la tendance qu’ont ceux qui présentent le polyamour à insister sur le fait que c’est OK parce qu’ils s’aiment et qu’ils en discutent entre eux, que tout le monde est d’accord, et que surtout ce n’est pas que pour le sexe, ce n’est pas comme si on couchait à droite à gauche. On sent quelques traces de salopophobie affleurer en filigrane de cette défense maladroite.

A l’inverse, chez ceux qui pratiquent le couple ouvert (en anglais Open Relationship) ou le libertinage, on lit généralement que le contrat de départ interdit plus ou moins explicitement les sentiments avec les autres partenaires (Lady Sue a d’ailleurs un billet très intéressant sur la jalousie en milieu libertin). Pour le coup, ils précisent bien que c’est juste pour le sexe, et que c’est pas comme si ils remettaient en question l’idée traditionnelle du couple.

Et le tour d’horizon des situations de non-monogamie, par soin de vouloir décrire les spécificités de quelques situations particulières, ressemble plus à une énumération de camps retranchés qu’à la description d’un arc-en-ciel.

Heureusement que les vraies situations sont plus complexes, riches et diverses que les situations stéréotypées (et ripolinées) qu’on présente en vitrine. Et heureusement que les bouquins de référence en français (Le guide des amours plurielles, La salope éthique) et en anglais (Opening Up) ne tombent pas dans ce travers et présentent tout cela comme un continuum. Et c’est justement là-dessus que j’aimerais réinsister : cultivons le continuum.

Je vois trois grandes raisons de cultiver le continuum

On ne peut pas séparer le sexe et les sentiments

De même que le mépris originel de la culture judéo-chrétienne pour le corps a durablement gangrené notre culture en y implantant le dualisme corps-esprit comme principe de base, de même la hiérarchie que l’époque romantico-victorienne a instauré entre le sexe et les sentiments (hiérarchie qui — ô surprise — se calque sur le dualisme corps-esprit) pollue toute notre façon de penser. Et on se retrouve –aussi vainement que quand on cherche le siège de l’âme– à toujours vouloir cataloguer les attirances entre ce qui relève de la chair et ce qui relève de l’amour.

Baiser avec quelqu’un expose au risque de ressentir au moins quelque chose à son égard ; de même que fréquenter quelqu’un ; de même que tchatter avec quelqu’un. Dans les relations humaines, à part vivre en ermite, il n’y a pas de situation « safe » qui garantisse que de toute votre vie, vous n’éprouverez strictement rien à l’égard de quiconque excepté votre légitime.

Ainsi, quand d’un côté du spectre on s’interdit de tomber amoureux de ceux qu’on baise, et quand de l’autre on prétend s’abstenir de baiser ceux dont n’est pas amoureux, j’y vois encore la marque de cette dichotomie artificielle. On pourrait cesser de vouloir ranger nos élans dans des cases et simplement vivre ce qu’on a envie de vivre et avec qui on veut, dès lors que les envies des intéressé-e-s se rejoignent, dans le respect de chacun.

L’amour n’est pas binaire

L’amour lui-même est un domaine continu et multidimensionnel, comme le monde des couleurs mais en plus vaste. On ne peut pas se contenter de dire « je t’aime un peu, beaucoup, passionnément… », comme si on pouvait évaluer l’amour avec une note sur une échelle de 1 à 100. C’est qu’en la matière, l’étroitesse du champ lexical nous handicape la tête. On dit que les inuit ont what-mille mots pour décrire la neige. Et bien les Français n’ont qu’un mot pour l’amour et ses innombrables variantes :

  • obsessif – je pense à toi tout le temps
  • tendre – je te regarde dormir en souriant
  • charnel – je te veux là, maintenant, sur le lave-linge
  • protecteur – j’aime quand tu poses ta tête sur mon épaule
  • compersif – j’aime te savoir heureu-x-se
  • parental – j’aime t’aider à grandir
  • narcissique – j’aime l’image que tu me renvoies de moi
  • possessif – j’aime te savoir à moi tout seul
  • etc. vous pourriez en ajouter encore des tas

Quand on dit « je t’aime », ça recouvre un mélange de tout ça, généralement sans même qu’on ait analysé en détail chacune des composantes. Alors quand on dit « je ne l’aime pas », ou « je ne t’aime plus », ou bien « je n’aime que toi », c’est même pas faux : ça n’a pas de sens.

Les sentiments ne sont pas immuables

Et pour compliquer le tout, ces sentiments qu’on sait à peine décrire passent leur temps à évoluer. Ils évoluent parce que la relation mûrit. Ils évoluent parce que la vie nous change. Parfois même ils évoluent au gré de la fatigue de la journée, de la météo, du cycle hormonal. Alors vas-t-en coller une étiquette sur un machin qui n’arrête pas de bouger…

C’est pour éviter que nos relations se fassent balader au gré des vagues de nos sentiments qu’on choisit parfois de prendre quelques engagements. Pas des serments débiles et intenables du genre « je t’aimerai toute ma vie comme au premier jour » mais des engagements qui permettent au moins aux uns et aux autres de ne pas se sentir à la merci de la moindre bourrasque.

Cependant, quels que soient ces engagements, ils n’empêchent pas les sentiments d’évoluer sur le long terme. Et donc on est amené à les rediscuter périodiquement si on ne veut pas qu’un jour ils deviennent inadaptés ou carrément intenables.

Conclusion

Ainsi, si le sexe et l’amour ne sont pas dissociables, si l’amour n’est pas binaire et si les sentiments ne sont pas immuables, on voit bien que le monde des relations charnelles/amoureuses est un immense champ de possibles, dans lequel les « modèles » (monogamie sérielle, monogamie flexible, libertinage, polyamour, couple libre, lutinage) ne sont que de simples repères de géomètres, pas des cases où l’on doive à tout prix se ranger…

33 réponses à “Polyamour, couple libre, libertinage : éloge d’un continuum

  1. Note – merci à celles et ceux qui se sont inquiété-e-s de ne rien voir de neuf sur les fesses de la crémière depuis un certain temps. C’est simplement lié à des contraintes horaires strictement provisoires et qui m’ont privé de mon créneau habituel d’écriture. Ça devrait rentrer dans l’ordre en janvier. En attendant, je lis et je vis : ça fera d’autant plus de trucs à écrire.

  2. Bonjour
    Je m inquiétais aussi mais il faut profiter de la vie ,vous avez raison..
    Ravie de savoir que je suis une lutine! C est mignon comme tout.
    Merci Monsieur Audren

    • C’est Françoise Simpère qui utilise le terme « lutin » pour quelque chose qui serait (d’après ce que j’en comprends) quelque part entre polyamoureux et salope. Je n’aime pas trop mais polyamoureux n’est pas tellement mieux, et salope n’a pas d’équivalent masculin (alors qu’en anglais, « slut » est en train de devenir un terme mixte, justement grâce au fait que certain-e-s se revendiquent « slut », comme dans le livre de Dossie Easton et Janet Hardy « Ethical Slut »).

    • Je me permets de rectifier: « Lutine » n’est pas qq part entre polyamoureuse et salope. Je n’aime aucun de ces deux termes, mais ce que j’ai voulu exprimer avec « lutine » c’est d’abord l’idée de « lutiner » (se faire la cour, se séduire, bref être dans le relationnel complet- affectif, intellectuel, sexuel) et pas seulement le sexe ou l’amour, et l’idée de légèreté, de hors-monde économique et structuré, bref l’idée de fantaisie que véhiculent les Lutins dans les contes. C’est un mot qui me permettait de ne pas mettre les polys dans une case autre que « je mène des relations par curiosité et désir, amour de la vie et des autres ».

  3. J’aimerai telment pouvoir avouer à mon mari que j’ai changé, que je l’aime mais que je m’autorise d’aimer aussi ailleurs…

    • Si cet amour n’est pas simplement rhétorique, si votre mari ne peut ressentir aucun doute quant à la réalité de cet amour sur tous les plans qui sont importants pour lui, alors il sera peut-être dans mon cas.

      • J’ai déja aborder le sujet du couple libre, mais il me semble pas trés ouvert ..je ne veux pas le faire souffrir donc je ne dis rien sur ma nouvelle façon de penser, et de vivre..

      • Et bien, discutez alors de votre projet de couple : ce que vous en attendez, ce que ça représente pour vous, vos valeurs, vos craintes, vos désirs… Remettre à plat tout ce que le concept classique du couple nous vend tout empaqueté de façon implicite. Rien que ça, ça sera riche.
        Le prétexte ? N’importe quel couple d’amis qui divorce ou se marie, ou bien des vieux de votre famille qui fêtent leurs noces de plomb alors qu’ils donnent l’impression de n’avoir rien à se dire depuis des siècles…

  4. On te voit plus trop au forum poly…
    Je suis d’accord, il y a souvent le côté « « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et on écoute jusqu’à pas d’heure les besoins et les craintes de chacun, pour que personne ne se sente en porte-à-faux, avec décryptages psychanalytiques et exorcisme des énergies négatives »…
    C’est à cause de ça ou de ton emploi du temps ?

    • Non, c’est à cause que tout le monde écrit des tartines et que si je débarque sur un sujet après plus de 24 heures, y en a tellement à lire pour être sûr de ne pas redire quelque chose de déjà dit que ça me décourage d’y écrire. Ça serait pas mal de limiter chaque réponse à 300 mots, genre.
      Mais tu as raison, il faudrait que je participe davantage.

      • Roh, faut pas avoir tant de scrupules, tu te tappes les trois dernières pages, et tu t’eskuses de l’éventuelle répétition.
        Etant donné que selon les formules employées, les gens réagiront pas pareil pour une même idée exprimée, faut pas hésiter.
        Mais désolé pour les tartines dont je suis aussi coutumier…

      • Ah non, ça me donnerait vraiment trop l’impression d’une discussion dans la vraie vie où il y a en a un qui a l’air de rien avoir écouté ou pire, rien avoir compris, et qui débarque pour dire un truc qui a déjà été dit et réglé depuis une heure et tout le monde a envie de lui dire : « t’es gentil, mais on est déjà passé à autre chose. »
        Quand c’est pour témoigner chacun de son cas, c’est plus facile.

  5. J’ai lut avec attention votre article.
    hormis que je le trouve un peu trop « pompeux » et lourd à lire.notant également tout les commentaires.
    Je comprend très bien votre propos.

    Je dirais que notre problème c’est la possessivité.
    ALors que si nous prenions une position simple.
    Chaque relation que nous entretenons avec une personne est unique.
    Elle n’implique par essence que cette personne et nous même.
    Elle ne regarde donc que cette personne et nous même.
    Plutot que de mettre les gens dans des cases, nous devrions simplement prendre le parti de vivre chacune de nos relations comme une histoire d’amour unique qui n’est concerné en aucun cas pas par les autres. Hormis j’en conviens par nos humeurs.

    Nous sommes multiples comme le sentiment d’amour et nous pouvons ‘explorer au delà du partage de la chaire.
    Dans la banalisation de la chaire et de l’échange corporel, dans, l’abstraction de l’interdit et de la perversité, nous pourrions bien découvrir l’évolution de notre force spirituel à travers un partage plus sain de ce que nous nommons et dont nous ignorons tout, L’Amour.

  6. Pingback: Polyamoureux | les fesses de la crémière·

  7. Hello,

    Alors, écoute, permets-moi d’être un peu surprise, là.

    Rapport à ce que tu disais chez moi il y a environ 3 mois (http://belleblonde.net/je-suis-en-couple-libre-et-vous/) : genre, je ne suis pas amoureux, mais reste ouvert à cette éventualité… blablabla.

    Donc, soit tu me pipeautais et c’est pas très cool…
    Soit…je ne sais pas.

    J’avoue que ça me désole un peu de me dire que dans ces conditions, peut-être que tout le contenu de l’interview était aussi peu sincère ?

    À+,
    Marylin

  8. Ah tiens ça faisait longtemps que je n’avais pas adhéré sans réticence au contenu d’un de tes articles ! Mais c’est le cas ici. Effectivement, il y a une sorte d’infinité « analogique » des possibles.
    Pour moi qui ai plutôt l’étiquette « libertin » (voire « adultère »), j’ai pu noter de nombreuses porosités entre le milieu libertin et le milieu poly-amoureux, bien que certains se défendent d’être l’un ou l’autre. À noter qu’il y a aussi dans le milieu poly des personnes qui ne tolèrent pas des fonctionnements différents (pour prendre un exemple très simple : qui ne veulent pas rencontrer une personne qui coucherait ailleurs à l’insu de son/sa partenaire).

    À chrys, je peux dire que rien n’est forcément statique dans le couple. Dans le mien, j’ai longtemps parlé de mes frustrations internes (= internes au couple) sans trouver dans le dialogue de voie d’amélioration. Et puis j’ai dit les choses autrement : j’ai dit que j’étais comme j’étais, avec mes envies, et ma femme comme elle était, avec les siennes, et que je ne voulais pas la changer mais pas renoncer non plus à ce que j’étais. Le dialogue a pris plusieurs mois, avec des phases d’acceptation, puis de refus, puis d’acceptation… Et maintenant notre couple a retrouvé un équilibre détendu, dans un compromis négocié.

  9. (commentaire corrigé suite à des erreurs qui le rendaient peu clair)
    Comme d’habitude je me retrouve dans la plupart de ce que tu viens de dire. Mais j’ai envie d’ajouter une explication à ce défilé de normes et de règles. Dans toute communauté (au sens le plus large : ici il s’agit de communauté de pensée) il y a des leaders (5% ?), des suiveurs (80 ?) et des libres penseurs (15 % ?). Un libre penseur comme toi et moi ne peu se retrouver dans cette avalanche de règles. Mais si elles existent, c’est parce que beaucoup de gens aiment ces règles et en ont besoin. Soit parce qu’ils sont « débutants » dans une communauté, et que ça les rassure dans cette phase, quitte à devenir plus tard à leur tour des libres penseurs ou des leaders. Soit, tout simplement, parce qu’il n’ont ni l’envie ni le temps de réinventer ce qui existe déjà. Ce qui pour des zoulous comme toi et moi peut sembler stupéfiant. Mais le monde est ainsi fait, n’est-ce-pas ?

  10. Cet article caricature énormément le polyamour et le libertinage, afin de pouvoir en extirper un exposé théorique intéressant mais qui à mon avis est loin de correspondre à une réalité.
    L’image de relations à la fois régulières, symétriques et équilibrées que l’on veut donner du polyamour n’est qu’un objectif qui (c’est mon expérience) n’est jamais atteint! Je pense pas qu’à un polyamoureux ayant dix amours à un moment donné, correspondent aussi dix amours au même moment pour chacun d’eux, etc etc… .la réalité est forcement beaucoup plus limitée (en étendue) et inégale.. Et je me suis toujours demandé ce que faisaient dans l’intervalle des rencontres les amants (lutins?) que Françoise Simpere rencontrait une fois tous les 5 ou 10 ans, comme elle le décrit ici et là dans ses écrits..Quand à appeler amour les différents types de liens qui unissent les membres de ces groupes (ou grappes? rire), il y a là encore une très large palette de sentiments, ne rêvons pas..Enfin, je pense que le polyamoureux a besoin d’un pilier affectif parmi ses partenaires, tous ne sont pas « égaux » en valeur affective.
    En ce qui concerne les libertins, ce qui est dit semblerait faire croire que ce milieu ne comporte que des échangistes se gardant de tout attachement « amoureux »..Mais qu’entend t on là encore par amour? La simple lecture des fiches des sites libertins montrent immédiatement que d’une part on est loin d’un groupe monolithique ne recherchant que l’échange de partenaires, et que bien d’autres nuances sont définies comme limites (cote à cotisme, mélangisme, candaulisme, etc..). Et que d’autre part le mot « feeling », énoncé comme la condition impérative préalablement à toute relation, est constamment utilisé. Et qu’enfin, un très grand nombre souhaite que ces relations soient récurrentes et puissent déboucher sur des liens d’amitié amoureuse.
    C’est pourquoi à mon avis, la différence entre les deux groupe se situe davantage dans le fait que dans un cas (le polyamour) les relations ont lieu en couples et isolés des autres, alors que dans le libertinage, tous les participants sont présents pour un moment de plaisir simultané et partagé et se séparent ensuite. Que dans le polyamour, chacun engage des relations avec des partenaires en solo et pour lui même, alors que dans le libertinage, c’est le couple qui cherche ensemble d’autres partenaires. Ce qui explique d’ailleurs que l’on trouve beaucoup de couples se déclarant très liés et très amoureux parmi les libertins, situation amoureuse incompatible le polyamour.. A chaque situation personnelle et à chaque couple correspondent des solutions spécifiques pour trouver une solution à l’impasse de la fidélité monogame….

    • Je crois qu’en relisant tranquillement l’article, vous comprendrez que justement je suis d’accord avec vous. Ne serait-ce que le dernier mot du titre devrait être un indice.

    • @ premier surpris: il est rare que je reste 5 ou 10 ans sans voir un des hommes qui comptent dans ma vie. Lorsque cela est arrivé, c’est que dans cet intervalle, justement… ils vivaient: une expatriation, une passion qui les rendait momentanément non disponibles à d’autres amours, des problèmes de santé, etc. Cela étant, les amours que je ne vois que deux ou trois fois par an- ceux là sont plusieurs- habitent ma vie depuis généralement plus de 25 ans, on rattrape donc sur la durée de la relation la rareté des rencontres, et entre temps on s’écrit, téléphone, etc. Comme avec des amis d’enfance qu’on ne voit pas souvent, ce qui n’altère aucunement l’amitié. Dans les moments où on ne se voit pas… on vit, tout simplement. Il n’y a pas que l’amour ou les amours dans nos vies, mais mille autres choses qui nous intéressent!

  11. C’est donc tout l’art du blogueur, que de construire pour démontrer l’inverse? hi hi.
    Merci pour ce blog que j’ai découvert cette nuit et dont j’apprécie autant le contenu que le style d’écriture..

  12. Pingback: Le prisme déformant de la fidélité exclusive | les fesses de la crémière·

  13. Pingback: Le sexe devrait être … | les fesses de la crémière·

  14. Pingback: OkCupid : le plus ouvert des sites de rencontres | les fesses de la crémière·

  15. Pingback: L’amant-e n’est ni une chose ni une variable d’ajustement | les fesses de la crémière·

  16. Pingback: Le couple, ça ne marche pas : je sais, j’ai essayé | les fesses de la crémière·

  17. Pingback: Les cases – Hana Having Fun·

  18. Pingback: Sex Actus *.* 1er juin, An XVI - Eve de Candaulie·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s