Sortir avec un mec casé – en quoi ça serait ma faute ?

Très souvent, quand quelqu’un a une aventure extra-conjugale, la morale collective fait porter une grande partie de la responsabilité de l’adultère sur la maîtresse ou l’amant. Comme si l’engagement monogame était tellement fragile que ça doive être au reste du monde de prendre soin de le ménager voire de le défendre activement, parfois même contre les aspirations de l’un ou l’autre des intéressés.

dessin crayon femme miroir

Oui, je peux encore me regarder dans la glace (ref. photo (c) texasbiker sur deviantart.com)

« Tu peux encore te regarder dans la glace ? »
« Te rends-tu compte du mal que tu es en train de lui faire, à sa femme ? »
« Tu n’as aucun respect pour leur couple ? »

Alors comment dire. D’abord, s’il trompe sa femme, c’est son problème à lui. Il était en pleine possession de ses moyens quand il est venu me draguer. C’est un grand garçon, il sait ce qu’il fait et ce n’est pas à moi de jouer le rôle du rempart de vertu pour le remettre dans le droit chemin au nom de la morale et d’un engagement qu’il a pris.

En plus, il faut bien voir autre chose : je ne fais pas de mal à sa femme, je lui fais du bien à lui. Sinon, il faudrait qu’on m’explique quel est le mécanisme. Éventuellement lui il fait du tort à sa femme s’il est moins présent et qu’elle se sent délaissée, s’il lui ment effrontément ou s’il ne la respecte plus.

Mais s’il est comme d’habitude (et avec un peu de chance, il est mieux que d’habitude vu que j’ai l’immodestie de croire que notre aventure le rend un chouia plus heureux), techniquement ce n’est pas lui qui lui fait du mal, c’est elle qui souffre de l’entorse qu’il a pu faire à leur accord d’exclusivité.

Moi, je n’y suis pour rien dans leur accord d’exclusivité. Et si elle souffre à l’idée que son homme ait du plaisir sans elle, elle n’a pas davantage à vouloir m’arracher les yeux que si j’étais un film porno ou une main droite (bon OK, les films porno et les mains droites n’ont pas d’yeux, mais vous comprenez l’idée).

Par contre, je veux bien faire quelques efforts pour ménager sa douleur (si « ménager sa douleur » ne veut pas dire « disparaître »). Car à moins que j’aie vraiment envie de refaire ma vie avec son mec (et même si c’était le cas), je n’ai pas trop intérêt à ce que leur histoire parte en vrac, parce que je ne tiens pas à être trop salement bousculée par les turbulences. Donc s’ils arrivaient à surmonter la crise, ça serait plutôt mieux pour moi et pour tout le monde.

Mais qu’on ne vienne pas me dire que la survie de leur couple est sous ma responsabilité.

34 réponses à “Sortir avec un mec casé – en quoi ça serait ma faute ?

  1. Bah justement on a eu cette discussion avec mon mari y’a pas longtemps. De la même façon que personne n’a droit de regard sur ce que je fais de mon corps et de mes sentiments je n’ai aucun droit de regard sur ceux des autres. Je trouve qu’avec ce sujet on est au coeur des contradictions de la norme monogame. Et on touche du doigt à quel point elle est fortement ancrée en nous.

    • Le pire, c’est quand quelqu’un brandit « les enfants » comme argument définitif pour nous montrer qu’on est un monstre. Comme si « les enfants » en avaient quoi que ce soit à fiche de qui baise avec qui…

  2. J’ai envie de t’applaudir des deux mains ! Je sors avec un mec casé comme on dit et je n’en parle pas, pour éviter les leçons de morale !
    Je me souviens quand j’étais jeune, « draguée » par un homme plus vieux et casé, celui ci avait eu le culot de me dire : c’est à cause des filles qui disent oui aux hommes casés que les couples se séparent ! J’avais été révoltée malgré mon jeune âge et je suis toujours aussi révoltée par le fait de rejeter la faute (si faute il y a) sur les autres !

    • Pas sur n’importe quels autres : juste sur les filles. Parce que dans le cas où c’est un mec qui se fait draguer par une femme mariée, c’est bien la faute de la femme.

      Les hommes sont des êtres naturellement irresponsables dont on ne peut pas exiger qu’ils se comportent de façon raisonnable ; par contre les femmes, qui sont par nature des anges de pureté morale, ne peuvent tomber dans le vice que par choix délibéré et avec intention de nuire. D’où la juste punition qui les attend…

      • Mouarf ! C’est pas faux, ça !
        « Choix délibéré avec intention de nuire »… comme si tout était forcément réfléchi dans une vie….

  3. Pingback: Infidélité – si même la lapidation ne marche pas… | les fesses de la crémière·

  4. Je me suis laissé dire que notre responsabilité, dans ce cadre, c’est d’être bavards comme des poly…
    C’est à dire : au départ, bien préciser qu’on est d’accord sur cette façon de voir les choses que tu décris. Que la personne adultère ne se décrive pas ce qu’elle fait comme un craquage, un truc qui n’est pas elle-même ou moins elle-même que son engagement de mariage. Elle prend sa responsabilité. Ce que ne font pas tous les adultères. Déjà, si on est d’accord sur ça, on peut faire.

    Ensuite, pour la suite. Ignorer les éventuelles évolutions affectives pour le tiers n’est pas possible, et nous y tenons un rôle – même indirect. Et encore une fois : il. faut. parler. Où on en est ? A un moment de cette histoire, dans la durée, quand le mensonge a créé son propre habitus, on en est co-responsable, je crois. On vit dans ce nouveau cadre, créé autour de nous. Et on doit renouveler l’assurance que l’autre assume, et surtout, être prêt à partir au moment où les souffrances des uns et des autres nous paraissent trop ingérables pour qu’on puisse « faire du bien » plus que « faire du mal ».
    Et ça, comme poly, comme amant tiers, on le prend aussi en partie sur nos épaules, surtout si on est moins dépendant que le tiers de cette partie amoureuse. Pas en intensité, mais en « avenir possible ».

    Chaipasichuiclair.

  5. Heuu… Comment dire.. Après 25 ans de vie de maitresse de plusieurs hommes, je ne peux plus faire comme si je n’y étais pour rien dans un tissu de mensonges. Ce texte est très intellectualisé, pour la bonne conscience, qui n’est souvent qu’apparente. Après on peut aussi se raconter des histoires, se dire qu’elle le savait sans doute, qu’elle a laissé faire parce que ça l’arrangeait bien, jusqu’à ce qu’éventuellement ça ne l’arrange plus, que ci ou que ça, trouver des prétextes sociaux en veux tu en voilà.. enfin on peut trouver tout ce que l’on veut pour se déculpabiliser .. Sinon c’est pas vivable.. Et tout peut être exact. Mais il n’empêche que l’on a une responsabilité dans le mensonge et qu’il faut avoir un minimum d’ honnêteté pour le reconnaitre. On est dedans ! Après on arrive à vivre avec, ou pas, ou plus. 
    Enfin, on ne peut pas critiquer les normes et les entretenir. Parce que c’est bien les entretenir que de vivre dans le mensonge d’ un homme qui n’ose pas au moins suggérer à sa femme ou compagne qu’il a des liaisons ou une maitresse. Il garde sa monogamie de façade je vous signale, qui reste la norme. Et en étant maitresse on est en plein dans la norme. En plein dedans ! Ça me fait bien marrer en fait cette histoire de « vertu/morale » dont vous vous défendez en vous présentant comme vertueux.ses. 

    • Merci de cet éclairage. Mon article parlait moins du mensonge que de l’opprobre qui tombe majoritairement sur l’amant-e quand le pot-aux-roses est découvert. Et je ne prétends nullement que quiconque est plus vertueux-se. Simplement que la vertu et la morale n’ont pas à reposer principalement sur la troisième personne : c’est bien au couple lui-même à savoir gérer son engagement.

      Je suis d’accord que l’amante est dans le mensonge si elle fréquente l’épouse (c’était le cas pour ma femme ; et moi aussi j’ai transitoirement fait partie du mensonge vis-à-vis de la femme de son amant). Le pire étant la récidive quand on a eu la faiblesse de promettre à l’épouse qu’on arrêtait — là oui, on est totalement complice de la tromperie.

      Mais quand l’amante est en-dehors des cercles de connaissance de l’épouse, les mensonges sont le fait du mari : s’il veut garder sa monogamie de façade et s’il préfère attendre qu’un ouragan s’abatte sur lui plutôt que de risquer de déclencher lui-même la tempête, ça reste son problème au départ.

      • Bonjour Audren,

        Nous ne mentons pas directement (du moins pas toujours), donc nous ne sommes pas responsables du mensonge quand il y en a un et que nous le savons, mais toujours complices du mensonge quand nous connaissons son existence et que nous l’acceptons. Parfois, souvent je crois, il est pour préserver. Quoi et qui, c’est difficile à savoir.. Pas la maitresse en tout cas, même si il y a une sorte de pacte secret qui permet aussi à la relation extra conjugale de durer. La maitresse est responsable de son choix, qui implique de vivre dans la complicité d’un non dit qui transgresse un engagement.

        Je vous rejoins sur le jugement de valeur collectif qui n’a pas lieu d’ être, et sur le partage des causes qui conduisent à l’adultère. Cela dit, lorsque vous dites que c’est « au couple de savoir gérer ses engagements », je suis un peu réservée. Il est clair que ce n’est pas à la maitresse/amant de le gérer,  mais la responsabilité d’une trahison ne revient pas à mon avis « au couple » mais à celui ou celle qui trahi. Qu’il y ait une responsabilité partagée dans la dégradation des relations de couple, c’est possible mais pas systématique non plus, et 
        d’ ailleurs il n’y a pas toujours cette dégradation, il peut juste il y avoir un homme ou une femme qui a besoin de se retrouver, intimement. Et bien d’ autres causes. Et les causes ne font pas les responsabilités,  mais les conséquences. La responsabilité est le choix que l’on fait, soit, ou à deux si c’est un choix commun

      • La responsabilité de la trahison revient au couple dans le sens où il sous-estime généralement la difficulté de l’engagement monogame. On s’attend simplement à ce que chacun s’y tienne, sans en rediscuter, sans se préoccuper de savoir s’il y a des aspirations de l’un ou de l’autre qui ne sont pas satisfaites au sein du couple. C’est à mon sens là que le couple peut faillir à son engagement. Si l’on devait s’engager à ne dîner qu’ensemble, on ferait nettement plus attention à la cuisine…

      • Si le couple a choisit une relation monogame, il est responsable de ce choix. Et responsable du fait que cela fonctionne ou pas. Si seul l’un des deux ne s’y tient pas, c’est la responsabilité de celui/celle qui ne s’y tient pas… Pas de celui ou celle qui s’y tient. 

      • Notre culture nous fait croire que c’est l’affaire de chacun individuellement. Je ne suis pas d’accord. Je pense que l’engagement monogame engage profondément les deux personnes, puisqu’il assujettit la sexualité et l’affectivité de chacun au bon vouloir de l’autre. Je l’ai écrit dans cet article.

        Mais c’est pas grave si vous n’êtes pas convaincue.

      • Selon vous il est individualiste de penser que nos choix nous appartiennent ? Que nous en sommes responsables ?

        Je pense qu’il faut assumer ses choix.
        Que cela ne fait pas de nous des monstres. Que nous sommes imparfait.es, surtout dans ce domaine.
        Qu’il n’y a pas d’ amour sans risques.
        Que la seule chose que l’on peut faire est d’ essayer de ne pas trop faire, et se faire, de mal. Mais que souvent nous le faisons de travers.. Et nous nous en remettons.

        Le polyamour n’exclut pas le desir d’exclusivité que vous dénoncez.. Il est juste moins visible. Le jeu n’est pas le même.. Mais c’est tout. Que ce désir d’ exclusivité ne soit pas éternel est autre chose, et il intervient quand cela nous arrange..🙂. Humain quoi ..

      • Et je pense aussi qu’il faut assumer de ne plus pouvoir assumer un choix que l’on a fait. C’est ce qui permet de remettre en question un choix, mais aussi d’ être capable d’ en faire d’ autres. Après, nos choix à mon avis, même s’ils nous appartiennent, doivent tenir compte des autres.. La difficulté est d’ arriver à prendre des décisions qui sans nous tuer de l’intérieur nuisent le moins possible à autrui. Mais nous ne pouvons pas tout maitriser. Cela aussi il faut l’admettre. 
        Je vous souhaite une bonne journée🙂.

      • « c’est bien au couple lui-même à savoir gérer son engagement. » Personnellement, j’irais même plus loin. Plus qu’une norme, le couple monogame et exclusif est une institution dans notre culture, officialisé par le mariage. Là commence le mensonge, ou l’illusion. Depuis notre plus tendre enfance nous sommes éduqués en vue d’une vie en couple (hétéro de surcroît !), fidèle et exclusive. Et d’ailleurs, plus nous serons fidèles et plus nous ferons preuve d’Amour !!! Comme si aimer était synonyme de posséder autrui ! Nous comprenons très bien que nos enfants ne nous appartiennent pas, pourquoi ne comprenons nous pas qu’il en est de même de notre « amoureux » ? Donc oui, il en est de la responsabilité du couple qui fait le choix de croire en une illusion🙂 Et comme nous sommes dans une société patriarcale, la responsable de l’adultère sera souvent la femme, la femme tentatrice comme la femme trompée.

  6. je suis étonnée que personne ne fasse le rapprochement avec oedipe… beaucoup de personnes qui prennent la position de n°3 le font de façon répétitive et souvent on peut trouver un œdipe non résolu derrière ça…

    • Si on me pose la question, je dirais qu’en cherchant bien on peut trouver un oedipe non résolu derrière une conjonctivite virale, un plat de spaghetti qui a traîné trop longtemps au frigo ou bien la couleur des couchers de soleil à La Baule.
      Tout ça pour dire que je suis personnellement réfractaire à la psychanalyse (mais je n’empêche personne de s’y complaire si ça leur fait du bien).

  7. Je découvre votre blog. Je l’ai pas mal parcouru mais je ne crois pas avoir lu quelque chose sur ce point là : pensez-vous que le partenaire libre doit la vérité sur sa situation à ses amants? Est-il légitime qu’il cache sa situation par peur de faire fuir ou de « perdre une occasion »?

    • Bonjour,

      A mon avis, tout dépend sur quelle « base » est la relation entre l’autre ou les autres et la « personne libre ». Si l’autre est dans une vision monogame classique, mieux vaut être assez claire dès le départ. Mieux vaut risquer de faire fuir ou de « perdre une occasion » que de faire mal.. De mettre l’autre sous le fait accompli ou de lui mentir.
      Si c’est une relation dite plus « libre », ou d’un soir, c’est pas nécessaire.. C’est vous qui voyez si vous avez envi d’en parler.

    • C’est différent entre les hommes et les femmmes. Pour les femmes, il n’y a pas photo : il faut l’annoncer de suite. Ca fera fuir les mecs qui vous auraient causé des problèmes tôt ou tard, et il vous restera toujours un tas de garçons qui sont ouverts à l’idée (au moins au début — pour les relations suivies, ça reste à voir : la possessivité peut se réveiller un jour). Pour les gars hétéro, s’afficher en couple libre d’entrée de jeu (à part ne chercher que parmi des personnes polyamoureuses) est encore un détail le plus souvent rédhibitoire. Ce que conseille Dan Savage, c’est de dire la vérité dès que la relation s’oriente vers quelque chose qui pourrait devenir sérieux : puisque maintenant la plupart les relations, même entre personnes qui se présentent comme célibataires, commencent plus ou moins par une phase un peu ambigüe où l’on ne sait pas trop si l’autre voit/voyait d’autres personnes, ce n’est pas tellement grave de cacher à une sexfriend son statut non-monogame. Mais quand ça commence à parler de projets de couple et/ou d’exclusivité, ça n’est plus éthique d’entretenir le flou ou de mentir — et tant pis si ça pète : c’est toujours mieux maintenant que plus tard quand on se sera enfoncé dans un mensonge intenable.

  8. Pingback: 8 gros mensonges sur l’amour (et le rétablissement de la choquante vérité) – partie 2 | Laura Ingalls 2.0·

  9. j’ai découvert à ma grande surprise que ce que je pensais etre un atout pour les rencontres , à savoir être en couple libre , s’avère avoir un effet boomerang assez incroyable à mon sens…
    -pour moi, quand j’annonce aux messieurs que je suis en couple libre , la première réaction est généralement « ouah c’est génial j’adorerais pouvoir faire ça avec ma femme  » . Sauf que quand on détaille les tenants et les aboutissants de la chose , et notamment le fait que le mari SACHE , il y a souvent un petit malaise , comme s’il y avait moins de plaisir à être avec une femme qui assume vis à vis de son mari plutôt qu’une qui trompe parce que Mr est ennuyeux / infidèle / etc… Mais bon, grosso modo ils se font à l’idée, hein, en jetant un pudique mouchoir sur ce mari cocu et content ( quel drôle de bonhomme !)
    – en revanche, pour Mr, annoncer la couleur du couple libre direct revient quasiment à fusiller ses chances de rencontre d’emblée… ces dames sur gleeden semblent trouver normal de fricoter avec un homme qui ment/ trompe/ délaisse alors que si elles sont arrivées sur ce site c’est bien pour la plupart parce qu’elles souffrent de ces mêmes comportements chez leurs conjoints, par contre fricoter avec un homme qui est clair vis à vis de sa femme , et que cette femme-là valide l’infidélité, c’est rédhibitoire … (quelle drôle de fille !)

    plusieurs pistes de réflexion :
    – puisque l’adultère est quelque chose de mal, je préfère le faire avec des pécheurs aussi , au moins tout le monde ira en enfer je ne serai pas tout(e) seul(e)
    -je ne peux pas être avec qqun dont l’infidélité est actée dans son couple car puisque moi je suis en danger du fait de la mienne j’aime autant que l’autre soit en danger aussi, au moins on se tient par un genre de pacte , si tu me crames je te crame .
    -puisqu’il/elle est en couple libre ça veut dire que sûr et certain il/elle ne quittera pas son conjoint et que quelque part pour le moment je suis adultérin mais c’est peut etre le premier pas vers une rupture et au fond si je peux me recaser …
    -hop hop hop c’est quoi ce couple qui se parle et arrive à mettre toutes ces choses sur la table que moi je n’ai jamais pu/voulu/su dire à mon conjoint ? tiens je vais remettre la tête dans le sable parce que cette personne-là à fréquenter ça va me faire des noeuds au cerveau sur ma propre situation …

    Bon enfin bref, moi je croyais que présenter un profil « je suis libre dans ma tête et un peu libre de mes mouvements, je ne me cache pas et je ne cherche surtout pas à recréer un couple  » ça serait un sésame pour des rencontres de qualité, hé ben non… que nenni…
    Comme quoi avec les meilleurs diplômes on ne trouve pas toujours du travail🙂

    • Je fais exactement le même constat que vous. Marié à une femme qui est au courant, poly amoureux tous les deux, je vois que Jouer la transparence, proposer une base claire et « saine » s’avère dans la pratique être tres effrayant et déstabilisant pour les dames. Avec parfois des « petages de cable » à retardement, difficiles à vivre.

      Si quelqu’un a des suggestions ….🙂

      • La suggestion de Minx (qui tient le podcast poly weekly et qui parle d’expérience) c’est « date your own species » (en gros, sortir seulement entre personnes en couple libre ou entre polyamoureux — c’est un peu sectaire et ça limite les possibilités quand on n’est pas dans une grande ville mais c’est ce qui minimise le risque de mélodrame).

  10. Salut, on m’a conseillé de lire ce blog il y a peu de temps et c’est le premier article que je lis.

    Et en lisant cet article, j’ai l’impression qu’il se construit en réaction à
    une oppression existante à savoir : la culpabilisation unidirectionnelle de l’amant/maitresse lorsqu’il y a infidélité.

    Et du coup tu rejettes tellement cette culpabilisation injuste que l’article en devient une ode à l’irresponsabilité morale.

    Je suis pas sur que ce soit super sain de faire semblant de ne pas voir ce qui se passe pour du coup denier toute responsabilité. C’est une vision super binaire que de dire « je ne fais pas de mal à se femme, je lui fait du bien à lui ».

    Est-il possible que je sois en train de faire les deux ? Je n’ai jamais été choqué par le fait d’être ou ne pas être exclusif tant que c’est une choix partagé par les différentes personnes impliqués dans la relation.

    L’infidélité, je ne la visualise pas comme une infidélité à quelqu’un, c’est une infidélité à moi même. Si j’ai promis à quelqu’un que je n’irais pas voir ailleurs, c’est autant moi, elle et ma promesse que je trahis en allant voir ailleurs.

    Et ça, cela m’a donné envie de répondre à ton texte.

    Parce que même si on en a bavé pour assumer ses choix de vie ou ses identités, il est important je pense de ne pas tomber dans le rejet « par principe » de l’auto-moderation.

    En gros quand on sait que quelque chose auquel on participe a un impact négatif sur quelqu’un et que l’on peut ne pas le faire et que l’on décide tout de même de la faire… bah oui c’est pas chouette et le glorifier ça me parait peu productif même si ça déculpabilise.

  11. Je suis très sensible à toute cette réflexion. Bien évidemment, personne ne détient de vérité et chacun fait ce qu’il peut, comme il peut , dans la situation qu’il vit. Il y a autant d’histoires différentes que de personnes. Et forcément, on ne pense pas la même chose selon la place que l’on occupe dans ce trio.
    J’ai lu attentivement tous les commentaires, que j’ai trouvés fort intéressants aussi.
    Merci de lancer la discussion en tout cas.
    Stephie, qui commente peu mais lit vraiment souvent

  12. Je suis célibataire et la plupart des amants que j’ai eu sont en couple.. c’est ainsi.. Avant je n’aurais pas osé. A ce jour, oui, je ne m’encombre pas de leur engagement à eux! Par contre, c’est dangereux, car au final c’est moi qui y laisse des plumes… Je suis pleines de sentiments pour des hommes qui ont déjà une vraie vie de couple. Donc , maintenant je vais vraiment éviter les mecs « casés »

    • Je comprends très bien le côté pragmatique. Même sans parler des risques sentimentaux et humains, rien que les aspects logistiques deviennent fatigants à la longue.

  13. Pingback: S’émanciper du modèle de la permission | les fesses de la crémière·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s