Garde alternée avant le divorce : est-ce tellement saugrenu ?

Pour peu qu’il en résulte un arrangement de garde alternée équitable (et pas trop traumatisant pour les enfants), un effet secondaire inattendu des divorces c’est de libérer les mères de la servitude domestique. Mais pourquoi faudrait-il attendre de se séparer pour se ménager à chacun-e des tranches de vie dégagées du carcan fusionnel et des contingences familiales ?

femme lisant dans son bain - dessin numérique au crayon

Retrouver du temps pour soi (ref. photo (c) saver sur deviantart.com)

Des mérites de la garde alternée

L’article fait suite à un commentaire récent qui faisait remarquer qu’en cas de séparation, c’est encore bien trop souvent les femmes qui portent toute la charge de s’occuper des enfants. Le père se retrouve en général libre comme l’air (à part un pauvre week-end sur deux) quand il ne râle pas en plus contre la pension alimentaire, tandis que la mère en prend encore facilement pour dix ans de double journée de travail, sans compter l’inégalité de ressources.

A l’inverse, quand les couples arrivent à s’entendre pour organiser comme il faut une garde alternée, les femmes expriment souvent à quel point la nouvelle organisation leur redonne une « vraie liberté », une semaine sur deux.

Je suis persuadé que quand on arrive à ne pas trop balader les enfants, les situations de garde alternée ont d’immenses mérites. C’est l’occasion pour les parents :

  • de retrouver le bonheur d’avoir du temps à soi (surtout pour les mères),
  • de se responsabiliser sur la gestion des enfants et du quotidien (surtout pour les pères),
  • de revenir à un partage équitable des tâches,
  • d’avoir chacun une vie à soi en évitant l’illusion fusionnelle qui étouffe tant de couples,
  • et donc d’apprendre à laisser l’autre vivre sa vie et s’occuper de la maison à sa façon,
  • d’avoir le bonheur de se perdre un peu pour mieux se retrouver, en vertu du fait que c’est la trop grande proximité qui tue le désir (voir à ce sujet ce qu’en dit Esther Perel) ;

et pour les enfants :

  • de grandir dans deux styles différents d’ambiance domestique,
  • de découvrir chacun de leurs parents en tant que personne libre et indépendante,
  • de voir leur mère prendre en mains le bricolage
  • de voir leur père passer l’aspirateur

Pourquoi attendre de divorcer ?

Naturellement, c’est débile que le divorce soit la seule façon d’en profiter. Il n’y a absolument rien qui empêche de mettre en place le truc sans se séparer, même (et surtout) quand on est encore très amoureux. Matériellement, c’est forcément faisable, puisque contrairement à une garde alternée après un divorce, les enfants continuent à vivre dans la même maison : c’est juste les parents qui se libèrent alternativement de leurs responsabilités parentales et domestiques, éventuellement en se trouvant un petit pied à terre si on veut mener le concept jusqu’au bout et avoir la possibilité de crêcher ailleurs.

Cette dernière solution n’est pas neutre financièrement mais il faut remarquer qu’en cas de séparation il faudra bien pouvoir habiter séparément. Comme la séparation n’arrive pas qu’aux autres et que c’est une liberté inaliénable, je trouve ça assez sain que les partenaires s’arrangent dès le début pour ne pas être coincés ensemble par des questions matérielles : c’est quand on est vraiment libre de partir que la fidélité prend toute sa signification.

Dieu merci, rien n’oblige à alterner une semaine sur deux et à ne faire que se croiser : ça serait maso, le but n’est pas de faire tout comme si on avait divorcé. On peut faire une semaine l’un, une semaine à deux, une semaine l’autre, re-une autre semaine à deux. On peut alterner les week-ends en famille avec d’autres où c’est alternativement l’un ou l’autre qui s’occupe des enfants. Ca peut aussi se faire en partant seul-e une semaine en vacances quand les enfants sont encore à l’école (et ça règle la question du 2e logement). Sans jamais oublier qu’il faut aussi que les enfants laissent leurs parents ensemble tranquilles en amoureux de temps en temps (merci la nounou, les grands-parents, les voisins-copains, les jolies colonies de vacances).

On n’est même pas obligé(e) de s’exiler du domicile. Ne serait-ce que d’avoir chacun un ou plusieurs soirs « libres » où on ne s’occupe de rien (même si on reste peinarde dans la chambre à lire un bouquin pendant que papa fait faire les devoirs, donne le bain, prépare la popotte), ça serait déjà pas mal. Encore mieux, une semaine entière libérée de temps en temps, pour être sûre que la vaisselle, la lessive et les devoirs se fassent, et pour vraiment décrocher (sauf que attention, si on reste dans la maison, il faut savoir faire abstraction de tout ce que l’autre fait de travers, ce qui n’est pas donné à tout le monde).

Verum enimvero1

Il me faut malheureusement avouer que je suis très mal placé pour en parler, vu que l’arrangement qu’on a pu trouver (sous contraintes matérielles, professionnelles, financières, géographiques, pédagogiques) fait encore peser sur ma reine toute la garde des enfants en semaine. Mes week-ends sont très chargés parce que j’essaie de compenser, mais du lundi au jeudi soir –j’en ai un peu honte d’ailleurs– je me retrouve à vivre comme un célibataire et c’est injuste. Je compte me rattraper pendant les vacances et ça changera peut-être dans quelques années mais en attendant, c’est « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

(1 oui, le latin, ça sert surtout à être un gros prétentieux en plus d’être un imposteur, pour que vous ayez un peu envie de me taper)

Cela dit, si on avait eu l’idée plus tôt, j’aurais été assez partant pour alterner sur un rythme de trois semaines :

  • une semaine à deux,
  • une semaine à elle
  • une semaine à moi.

Les enfants auraient gardé leur chambre et leur maison, et nous on aurait alterné entre la chambre nuptiale et la chartreuse du jardin.

La chartreuse n’est pas finie, je travaillais trop loin, et on est déjà séparés : trois raisons qui font que je décris une utopie, mais j’y crois quand même.

Quelqu’un d’autre y croit aussi ou bien je suis seul à me faire mon petit délire ?

22 réponses à “Garde alternée avant le divorce : est-ce tellement saugrenu ?

  1. Voilà, bon, avec une semaine de retard, mais c’est bien chargé côté boulot, et je peux pas tout faire (et en plus, le sexe passe avant le blog)

  2. je partage entièrement ce délire🙂
    C’est le rêve ce que vous décrivez !
    Merci pour cet encore excellent article

  3. J’y crois aussi, …théoriquement et de loin aussi.
    En couple depuis 20 ans, 3 enfants depuis 12 ans, l’idée me chatouille depuis 4-5 ans. Et elle s’amplifie au rythme des couples périphériques qui se séparent et qui deviennent par conséquent parents à mi-temps… Bon sens paysan ou traditionalisme aveugle, je n’envisage pas cependant de prendre un pied à terre : trop radical. J’aimerai juste une pièce à moi (chambre bureau, tanière…) et par ricochet il aura une chambre à lui. (ce n’est pas neutre non plus une chambre en plus dans le logement.-concrètement pour nous ça veut dire déménager). J’y tiens plus que de prévoir une chambre pour chaque enfant. A moi la priorité pour avoir mon espace de liberté.
    Et l’idée d’avoir chacun sa chambre (et non pas chambre à part, celui qui a inventé l’expression n’a rien compris selon moi) me motive, car j’imagine (sans doute un pur fantasme) le bonheur de tâtonner pour savoir s’il vient chez moi ou si je viens chez lui. Et j’y anticipe beaucoup de plaisir.
    Et je suis bien d’accord qu’il faut assumer ce choix et ne pas critiquer ce que l’autre fait seul. J’irai même plus loin, il faut changer de vision et se laisser surprendre, plutôt que de lancer l’interrogatoire en règle (ils ont mangé quoi? les devoirs c’est fait? quoi! il a pas changé de vêtement depuis 3 jours!…)
    Pour le moment je mets en place petit à petit des soirées sans lui (ce qui est nouveau c’est que c’est très régulier) et cela coule de source pour les enfants comme le mari, du moment que je rentre avec un sourire éclatant et l’envie de partager mes aventures (enfin la part racontable…)
    Merci pour cet article qui ouvre des horizons, suggère des solutions constructives.

  4. Bonjour,
    Ce commentaire n’a rien à voir avec le chmilblik du partage des taches liées aux enfants. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet tant chaque situation peut être complexe.
    Ce qui m’amuse et qui revient souvent dans vos propos, c’est la hiérarchie que vous faites dans la définition de vos partenaires..
    Il y a donc… une « reine »…
    De plus, puisqu’il y a une « reine », il y a-t-il un « Roi » ?

    • Ce n’est pas tant une hiérarchie qu’un petit jeu quand j’ai commencé le blog. Je n’avais pas envie de dire « ma femme » parce qu’il y a une idée de possession. En disant « ma reine », les rôles étaient inversés (moi, j’étais son humble sujet).

      • Nous ne choisissons pas des mots par hasard Audren.. C’est juste un sujet de réflexion, et dans « reine » (on voit dans un autre article que tout le monde n’est pas « reine », il y a bien, à mon sens, l’idée d’ une hiérarchie. Et d’ une sorte de toute puissance aussi.. (la reine détient toujours un pouvoir certain.. Au moins par le prestige).
        Vous vous placez en « humble sujet » qui plus est, dites-vous. Ce qui ne vous met pas a égalité avec la « reine ».. Mais plutôt, bien que ou même si, sujet, au service de la reine.. Étrange.. Et si vous pensez ôter une idée de possession qu’il y aurait dans « ma femme », vous replacez le pronom possessif devant « reine ». (Vous dites « ma reine »..). Voilà, c’est juste quelque chose que je remarque.
        Bonne soirée🙂.

  5. Lors de notre séparation, la solution « maison centrale + enfants inamovibles, avec parents alternés une semaine sur deux » a été très sérieusement envisagée, l’espace de 10 mn (un second petit logement aurait permis l’alternance des parents). Cela ne s’est pas fait parce que « trop bizarre »… mais si on avait connu des précédents, peut-être qu’on aurait approfondi.
    Quelques années plus tard, on s’est aperçu que l’enfant aurait adoré ça, l’important étant plus l’unicité du lieu (« MA chambre ») que « des maisons associés aux parents » ! Ce n’était donc pas si débile… (du moins jusqu’à ce qu’un des parents convole de manière durable).

    Mais rien n’empêcherait un couple de polyamoureux « stables 2 + 2 » à s’y risquer (3 maisons) :
    – une semaine Monsieur+Madame dans maison+enfants
    – une semaine Monsieur+elle2 dans maison+enfants et Madame+lui2 chez lui2
    – une semaine Madame+lui2 dans maison+enfants et Monsieur+elle2 chez elle2
    (à moins de choisir la version « une fois sur trois célibataires avec enfants » pour ne pas perturber les enfants… ou, plus intrusif : deux couples échangés pour 2 maisons, seulement🙂 !)

  6. Audren,
    Tout à fait d’accord, c’est génial, nous allons peut-être mettre en place quelque chose d’analogue avec ma « romy », nous appelons cela le phalanstère familial, en hommage à Charles Fourier qui souhaitait que nous investissions tous, enfants compris, les facettes de notre personne et des passions humaines. Cela ouvre un véritable éventail de l’être pour tout le monde y compris nos enfants qui peuvent nourrir des relations particulières avec chacun de leurs parents, mais aussi ensemble, sans séparation. Il y a comme une continuité parentale pivotale (vocabulaire de Fourier), un socle solide, agile et pluriel.
    Cela transmet aussi aux enfants qu’un couple peut réellement fonctionner de pair à pair et rééquilibre ainsi les tracas quotidiens, une forme de stratégie de la preuve sur la question de la parité homme/femme. Plus que d’en parler, on le fait.
    Voici en effet encore une possibilité pour les couples monogames de sortir du mariage coercitif et pour les couples libres d’approfondir leur démarche et leurs relations.
    Billet excellent comme toujours.

  7. Tu ne délires pas du tout. Ce sont des questions et des solutions qui me trottent dans la tête depuis plusieurs mois. Vu qu’il m’est impossible de m’extraire des contraintes domestiques quand je suis là, nous avons besoin de trouver un système et un espace pour que je puisse avoir un peu de temps off. Merci pour l’article qui me donne quelques pistes de reflexions.

  8. En ce qui concerne la garde alternée des enfants, je ne saurais me prononcer, étant nullipare.
    Mais pour autant, je trouve l’idée pertinente (surtout au regard des organisations domestiques que je constate dans les couples avec enfants autour de nous) et j’irais même plus loin : pourquoi attendre d’avoir des enfants pour instaurer la « garde alternée » de la prise en charge du quotidien ?
    Si je reprends les différents mérites que vous décrivez, je trouve qu’ils sont totalement applicables aussi au sein d’un couple de personnes qui travaillent toutes les deux :
    « – de retrouver le bonheur d’avoir du temps à soi
    – de se responsabiliser sur la gestion du quotidien
    – de revenir [ou enfin arriver] à un partage équitable des tâches,
    – d’avoir chacun une vie à soi en évitant l’illusion fusionnelle qui étouffe tant de couples,
    – et donc d’apprendre à laisser l’autre vivre sa vie et s’occuper de la maison à sa façon,
    – d’avoir le bonheur de se perdre un peu pour mieux se retrouver, en vertu du fait que c’est la trop grande proximité qui tue le désir (voir à ce sujet ce qu’en dit Esther Perel) « 

  9. Je ne veux pas d’enfants pour plein de raisons, mais si j’en avais voulu cela aurait été un fonctionnement qui m’aurait plu.

  10. Je trouve cet article très intéressant et aurait tendance à faire rêver mais il me semble exagéré. Une semaine l’un, une semaine l’autre, une semaine les deux. C’est quoi comme vie, exactement ? Que chacun des partenaires se prenne des plages libres est une évidence mais, pour former un couple et une famille, faut faire les choses plutôt ensemble, non ??? A moins que ce ne soit simplement le premier pas avant la séparation définitive ?

    • Je pense que la réponse est non🙂 On peut faire les choses plutot ensemble, mais on peut former une famille ou un couple en faisant les choses ensemble régulièrement. Cette organisation ne me conviendrait pas je pense car trop « carrée » trop « réglée » mais le principe fait réver.

      Il faut dire qu’il est deja mis en parti en pratique avec le chacun sa chambre et des tours de garde de nuit (oui, mes 3 enfants se réveillent encore la nuit). Mais c’est beaucoup plus souple qu’une alternance stricte.

      Et on est en train d’envisager l’achat d’une deuxieme maison. Il est possible que cela nous permette d’aller plus loin dans l’alternance. C’est une envie depuis longtemps et plus on va dans cette direction plus nos relations sont belles🙂

  11. Un simple temoignage….

    10 ans de vie commune 3 enfants (2+1), on se partage les matins, les soirs, les corvées, à moi l’approvisionnement et les repas (tous les jours pas juste pour la fête), à elle la lessive, à nous le sèche linge et le rangement du linge sec, pour tout le reste nous sommes assistés par la nounou, la femme de ménage et tous les services qui permettent de retrouver une chemise repassée, le linge rangé, etc… Je m’occupe des vacances elle se charge des impots et on échange quand elle veut.

    Premier constat : le travail du ménage est réparti d’une manière qui nous semble équitable et je constate que c’est de plus en plus souvent le cas pour les couples que je rencontre.

    Second constat : de mon premier ménage je garde deux enfants qui ne viennent que trop rarement (pas faute d’avoir demandé au juge avec insistance la garde), alors le couplet les femmes ne sont pas libre je partage moyennement.

    Et au final, bien que nous restions amoureux nous avons opté pour la chambre d’amis aussi souvent que nous le souhaitons (juste une petite phrase entre nous pour dire : ce soir je ne dors pas dans la chambre commune) c’est arrivé 4 fois cette année.

    J’avoue que je préfère cette formule car avec ma jalousie je supporterais difficilement qu’elle aille dormir ailleurs et pour ma part je n’en ai pas envie.

    Je ne sais quelle est la conclusion à tirer de tout cela, sinon que cela ne nous empêche pas de traverser une crise du désir depuis maintenant de nombreux mois. Peut etre je viendrai témoigner après une tentative via l’hypnose.

  12. Je pense aussi que c’est une bonne idée. Le rythme serait à trouver bien sûr pour chaque couple. Mais ce n’est pas neuf, j’ai lu un article sur ce sujet dans un « Elle » il y a au moins 7 ans😉
    Cela n’empêche pas que ce mode de vie, qu’on soit monogame ou non, est assez compliqué à mettre en place pour des raisons logistiques et/ou financières, je pense.
    Pour moi ce serait en tout cas le rêve ! Depuis que nous travaillons tous les deux (j’étais au chômage l’année dernière), le partage des tâches est à nouveau équilibré, et nous nous laissons réciproquement la liberté de sortir quand nous en avons besoin. Ce qui est déjà un changement par rapport à une situation où je me sentais renfermée.

    J’aime toujours lire tes billets, ils m’aident régulièrement dans ma propre réflexion, c’est toujours très intéressant, merci !

  13. Pingback: Tu les as foutues où, mes bottines ? | les fesses de la crémière·

  14. Étant père séparé je ne peut que valider la chose.
    J’irais même plus loin pourquoi attendre d’avoir des enfants pour se garder un moment à soit dans sa vie de couple ?
    La garde alternée nous à permis aussi bien à mon ex que à moi de reconstruire nos vie, du temps pour rencontrer nos partenaires, leur amis, vérifié que tous va bien, bref des trucs de célibataires.
    Maintenant dans mon couple on a prit soin de garder chacun un moment pour nous afin que l’on puisse s’épanouir individuellement en plus de ensemble et pour rien au monde je ne reviendrais dessus, enfin si je doit lui apprendre à faire la cuisine…

  15. C’est fou, je ne sais plus si c’est ma vie qui ressemble à tes articles, ou si ce sont tes articles qui ressemblent à ma vie 😊. Bon, 16 ans de vie commune pour moi, mais ma « reine » n’arrive pas à accepter le principe du polyamour donc, séparation un peu dans les larmes, mais chacun retrouve bien vite un/des partenaires. On prend un petit appart à deux pas de la maison, pour moi au départ. Et puis ma femme se rend compte que c’est bien confortable l’appart, pour faire sa vie avec son amoureux pendant que le père s’occupe des enfants, à la maison. Et puis elle se rend compte que c’est bien agréable, quand elle est à la maison avec les enfants, d’être en compagnie de son amoureux aussi. Et tu sais quoi ? Les enfants adorent ! (ça doit te rappeler deux autres articles de toi sur les enfants, qui se moquent pas mal de savoir avec qui on couche, mais qui adorent avoir pleins d’adultes et d’enfants aimants autour d’eux ). Voila 4 mois que l’on est séparés, et les enfants vont bien, ma femme ca bien (enfin libérée de moi), je vais bien, même si elle me manque. Hier, nous avons eu une discussion sur la garde alternée, exactement comme tu le proposes (la semaine ensemble en moins, puisqu’elle n’est plus amoureuse). Non ta solution n’est pas utopique, et je peux témoigner. Merci pour tes articles formidables, qui respirent l’amour et la liberté (mais l’un peut-il vraiment exister sans l’autre ?).

    • Merci du témoignage. Peut-être y en aura-t-il un de vous deux qui voudra un jour avoir un chez soi bien à soi mais dans l’intérim j’aime bien la solution que vous avez trouvée.

  16. Bien que lectrice assidue, je découvre seulement cet article, et je tenais à dire : bien belle utopie. Ce serait également ma vision idéale du couple parental et de la vie de famille. A supposer que j’ai des enfants ou que j’en veuille un jour, évidemment, ce qui n’est pas le cas. En partie d’ailleurs parce que cet article est une utopie… (mais pas seulement, il y a heureusement bien d’autres raisons, dont le fait de ne pas en avoir envie, tout simplement)

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