L’infidélité n’est pas une pathologie

Quand j’ai commencé le blog, je me suis fait une google alert avec le mot-clé « infidélité », pour suivre un peu ce qui se dit sur internet. Alors presque tous les jours, je vois passer un petit wagonnet de bêtises. Et en particulier toute une tapée d’âneries qui partent d’une conception pathologique de l’infidélité.

Même Ned Stark -- c'est pour dire...

Même Ned Stark — c’est pour dire…

On pourrait tenter une classification des thématiques sur l’infidélité :

  • le buzz made in gleeden, genre tendance magazine féminin, qui fait semblant qu’il s’agit d’un sujet léger
  • les plaintes déchirantes de ceux qui n’ont pas compris qu’en fait ils ne sont pas victimes d’infidélité mais de largage — parce qu’un engagement est toujours révocable
  • les cris de douleur de ceux qui n’arrivent pas à se départir de leur possessivité (et malheureusement notre culture les y encourage allègrement) et qui font un affreux mélange de leurs sentiments de désarroi et de jalousie, de l’idée qu’ils ont été trahis, de la conviction qu’il y avait forcément intention de nuire, de leur impression qu’ils ne pourront plus jamais faire confiance, de leur indignation qu’un engagement n’a pas été honoré ; toutes choses que j’essaie tant bien que mal de démêler par ici.
  • mais surtout (et c’est de ça que je veux parler dans le présent billet), les analyses nombreuses autour d’un refrain lancinant : « qu’est-ce qui explique l’infidélité ? » — en partant quasi-systématiquement de l’hypothèse de départ que les gens normaux sont normalement exclusifs, et que donc les aventures extra-conjugales sont des exceptions qui confirment la règle, des déviances, des errances, des anormalités, des pathologies auxquelles il faut forcément trouver une explication « clinique ».

Même pas faux

Cette idée que la « fidélité » est le comportement normal et que tout le reste doit être interprété comme un problème, comme une anomalie voire une pathologie est à mon sens la raison pour laquelle 95% de ce qui s’écrit sur l’infidélité est bon à jeter à la poubelle.

En effet, quand on confond l’idéal culturel (le conte de fées d’un amour indéfectible et d’une exclusivité irréprochable) et la réalité des statistiques (statistiques de moins en moins difficiles à établir et qui montrent que l’infidélité touche plutôt 50% des couples que 5%), on en déduit forcément n’importe quoi.

Car la normalité ne se définit pas par l’idéal. On a beau désirer le conte de fées, ça n’en fait pas le cas général. Quand les films et la littérature nous laissent croire que tout le monde vit dans un château ou dans une villa avec piscine, on sait pourtant qu’il ne s’agit que d’une fiction et que la ‘normalité’ est beaucoup plus prosaïque. Quand la pub nous rabâche qu’acheter ceci et posséder cela est la clé du bonheur, on se laisse peut-être avoir au niveau du portefeuille mais on sait au fond de nous que c’est rien qu’un gros tas de balivernes.

Et pourtant, pour ce qui est de la vie de couple, on se persuade que l’idéal du conte de fée est normal, qu’il suffit de « tomber sur la bonne personne » et de « travailler sur son couple » pour être à l’abri d’un faux pas de l’un ou de l’autre. (Notez au passage l’expression de faux-pas : toutes nos références culturelles soulignent l’extraconjugalité comme une erreur, une faute, voire un crime.)

Mais plus on regarde les statistiques, mais plus les langues se délient, et plus il apparaît que l’infidélité est la règle, et l’exclusivité stricte, l’exception.

L’amour n’anesthésie pas le désir pour d’autres

Car ce n’est pas parce qu’on est amoureux, qu’on se met en couple et qu’on décide d’être exclusif-ve, que d’un coup par miracle on n’aura plus envie de coucher avec d’autres personnes. L’amour a peut-être un effet obsessif temporaire mais pas d’effet anesthésiant.

Donc quelqu’un qui respecte un engagement d’exclusivité, ce n’est pas quelqu’un qui réussit à étouffer le désir envers d’autres personnes, c’est juste quelqu’un qui s’abstient de passer à l’acte. Cette abstinence est facile quand on a peu d’occasions (je sais de quoi je parle) mais elle est parfois quasi-surhumaine quand on est tant soit peu courtisé-e.

Donc ça serait plutôt la fidélité qu’il faudrait arriver à expliquer (et perso, je ne trouve pas d’explication intelligente à part l’empreinte du patriarcat).

Et considérer la moindre prise de liberté comme une trahison, comme un symptôme que le couple va mal, c’est vraiment se méprendre sur la nature humaine. Et ça conduit à des réactions complètement disproportionnées, allant parfois jusqu’à l’euthanasie d’un couple qui se portait par ailleurs plutôt bien, quand on sacrifie l’histoire d’amour sur l’autel de l’exclusivité, érigée en divinité vengeresse et impitoyable.

Alors moi je dis : une fois que tu sais que l’infidélité est la règle et non l’exception, et si tu tiens à la personne que tu aimes et à votre vie de couple, ça vaut le coup de concevoir que ça puisse arriver, et de discuter de ce qu’on fera quand ça arrivera (et surtout en fonction des circonstances).

Et comme le dit souvent Dan Savage :

Seuls les plus dévoués des végétariens parviennent à ne pas remanger de viande plus de trois ou quatre fois en vingt ans de végétarisme. De la même manière, quand on n’a trompé son/sa partenaire qu’une poignée de fois en dix ou vingt ans de couple, contrairement à ce qu’on voudrait croire, c’est qu’on a plutôt bien réussi son engagement monogame.

48 réponses à “L’infidélité n’est pas une pathologie

  1. Et tout ça dépend beaucoup de la moralité de l’époque dans laquelle on vit, en tout cas le fait de le cacher plus ou moins. J’aime bien la phrase de Dan Savage, se restreindre tout le temps ça finit par mener à la maladie mentale, un genre de frustration continue contrairement à céder de temps à autre qui relâche la pression.

  2. Merci d’écrire ce genre d’article. Ca fait un moment déjà que je suis le blog, et que je tente de me défaire des idées reçues; ca fait longtemps que je fais mes recherches sur le sujet, pourquoi, parce que pendant de looooongues années, je pensais avoir un « problème », je pensais ne pas être « normale ».
    Et ca me fait beaucoup de bien de lire des articles qui normalisent la situation. Merci de parler d’une autre perspective, une perspective réelle, et une réalité qu’il faut prendre en compte.

  3. Déjà, si l’infidélité était une pathologie, ce serait une maladie « sociale » et non « biologique », du fait que l’humain est un animal social, et qu’il s’agit de relations entre membres.

    « L’amour n’anesthésie pas le désir pour d’autres » ?

    Je pense qu’il y a une réelle anesthésie, mais qu’elle vient plutôt d’un sentiment d’achèvement : la stabilité sentimentale est enfin là, le sexe quand on veut aussi… donc tout va bien, le reste n’a plus de raison d’exister.
    Et on s’en persuade jusqu’à ce que quelque chose grippe ce sentiment d’achèvement. Sans qu’on en prenne conscience, parfois. D’où cette impression de « pathologie », puisque cette « inconstance » n’est pas consciente, ni reconnue comme un phénomène naturel. Elle est donc anormale.

    Par ailleurs, si l’Homme recherche généralement la stabilité, il a aussi besoin de dynamiques dans sa vie, de curiosité (relationnelle en l’occurrence). Dans ces moments, la stabilité devient un frein. Il cherche donc à s’en dégager pour exister. Si possible en préservant la stabilité (infidélité), sinon par la rupture (ce qui oblige à retrouver une nouvelle stabilité, une fois le besoin de changement assouvi).

    Or, plus l’individu est autonome, plus il est sujet à faire jouer cette dynamique. Et plus il se sent socialement faible, plus il est avide de stabilité. (« l’Homme » = m ou f)

    • Je ne suis pas d’accord avec cette idée que le sentiment d’achèvement conduise à l’effacement des autres désirs. Il faut le voir dans l’autre sens : on commence par s’interdire –arbitrairement, par le cadre culturel– d’avoir d’autres désirs (ou du moins de les suivre), et donc on s’efforce de les étouffer ou d’y renoncer.

      Tant qu’on se sent comblé-e, cet effort est à peu près faisable. Et l’épreuve devient insurmontable si on se sent instatisfait-e.

      Mais ce n’est pas l’insatisfaction qui a créé les désirs — ils étaient là tout le temps.

      Je prends une analogie : imaginons un monde où quand on achète une maison on n’a pas le droit d’aller dormir ailleurs, et donc pas le droit de partir en vacances. Si j’habite dans une grande villa avec piscine au bord de la mer, je supporterai davantage l’absence de vacances que si j’habite dans un taudis. Mais l’envie de vacances est là dans les deux cas. Et si on n’avait pas décidé arbitrairement que les vacances étaient interdites, je quitterais volontiers ma villa une ou deux fois par an pour me dépayser, en étant content de la retrouver ensuite et sans me dire qu’il faut que je la revende.

      • Projetons-nous dans un monde non-exclusif.

        Le polyamour n’exige pas la multiplicité, ce n’est qu’une possibilité ouverte, et même une simple conséquence de la liberté relationnelle totale (on utilise « poly » parce que c’est l’image donnée extérieurement, pas le credo de base qui est la non-exclusivité)
        .
        Certains vont donc profiter de cette nouvelle loi pour multiplier les conquêtes ou les relations stables. D’autres non. Pourquoi ? Parce que, même si un certain désir demeure pour quelques rencontres de ci de là, ils ne manifestent plus l’envie d’exercer leur droit à y succomber. Simplement parce qu’ils sont satisfaits de leur situation du moment.

        Alors peut-être pas « achèvement », qui indique un objectif atteint définitivement (le couple jusqu’à-ce-que-la-mort-nous-sépare), mais « stabilité satisfaisante » qui peut n’être que temporaire…

        Notre monde mono-amoureux est fait pour les personnes qui ont besoin d’être rassurés à deux, de cumuler les ressources, de se défendre contre « ce monde extérieur, si dangereux ». Cela ne peut convenir à tout le monde, mais la tendance « huitre » subsisterait même dans un monde poly-amoureux.

      • Tiens ça me fait penser qu’une des explications de la fidélité est peut être aussi simple que ça : de la paresse, un besoin de stabilité (et ça n’est pas « mal » à mon sens, tant que ça ne se fait pas au détriment de besoins plus impérieux), une envie de faire plaisir ou rassurer celui/celle qu’on aime aussi, pourquoi pas ?…
        Peut être que la fidélité a aussi des explications positives, mêlées à d’autres plus normatives ?

      • …la même paresse qui fait que je sors peu et que je fais peu de voyages. Côté couple, c’est considéré comme vertueux. Côté vie sociale, cette paresse de l’ermite casanier est souvent moquée.

      • C’est vrai, les gens jugent, se moquent, et n’ont pas les mêmes échelles de valeur selon les domaines de la vie sociale.
        Mais côté couple, ça peut aussi être moqué : quand on est fidèle parce qu’on n’est pas très « conquérant », que la séduction ne nous dit pas trop, parce qu’on a pas forcément la conf’ gonflée à bloc et pas tellement envie de changer ça, par exemple, ou aucune envie d’apprendre les codes d’un autre corps, d’une autre personnalité.

      • Paresse, paresse… quand je vois mes grands parents qui ont fait tenir leurs mariages respectivement 50 et 70 ans, j’y vois quand même un côté honorable.

        (Mais si ça se trouve, ils étaient en couple libre et j’en sais strictement rien).

        Autant je pense que le couple exclusif n’est pas un modèle, autant je pense qu’il a des fondements. C’est un modèle qu’on a hérité du patriarcat qui permet une certaine stabilité sociale, d’éviter les vagues, la consanguinité dans les villages, une certaine unité et continuité familiale. (Juste par curiosité regardez un arbre généalogique de polygame, comme celui du Prophète Mahomet. Argh ! Mon cerveau !). En somme même si le modèle exclusif n’est pas parfait il faut le remettre dans son contexte, c’est un modèle qui a plus ou moins marché, il n’est pas entièrement à jeter. Et sans lui on aurait pas eu les vaudevilles de Feydeau. Et ça, ça aurait été une grande perte

  4. Bonsoir,
    J’aime beaucoup cet article car il a le mérite d’interroger…
    Ceci étant, et même si c’est abordé dans l’article, c’est pas super clair…
    Dans votre esprit, s’agit-il de définir l’infidélité comme un comportement  »normal » (où est la normalité, en ce bas monde) ou comme une valeur moralement répréhensible sociétalement?
    La notion même de fidélité (ou d’infidélité) est variable selon les us et coutumes. Il est de bon ton d’avoir un harem dans certaines sociétés et il est de bon ton d’être fidèle dans nos sociétés occidentales. Sachant qu’on est éduqués, qu’on grandit et qu’on évolue dans une certaine culture, les attentes concernant le couple sont en lien avec cette culture. Il y a 100 ans, il n’était pas choquant de voir les hommes aller au bordel et, d’autre part, Mme. Bovary doit bien être représentative d’une certaine bourgeoisie… On peut quand même observer que les hommes vont moins  »aux putes » et les femmes assument plus leur sexualité (et tout ça est plutôt bien). Mais aujourd’hui, de tels comportements sont jugés sévèrement quand révélés… Où est, vraiment, l’évolution?
    Et je ne parle même pas de la longue liste de  »courtisanes » et de  »mignons » de nos rois et reines… Euh… Même aujourd’hui… Tout ça serait plutôt en accord avec votre propos et, à la limite, je vous suis sur ce point là…
    Par contre, et là où je ne vous suis plus, et c’est en rapport avec les codes moraux de la société dans laquelle nous vivons, c’est que tacitement, deux personnes se mettant en couple (sans même parler de mariage) attendent, de fait et culturellement, la fidélité de l’autre. Et si ce n’était pas le cas, les escapades extraconjugales, d’un côté comme de l’autre, ne seraient pas cachées. De plus, et pour remonter au fin fond des ages, la femme avait besoin d’une place sure pour mettre au monde et élever ses enfants, qu’elle choisissait de faire avec le mâle le plus alpha (et donc le plus dominant) possible dont la tâche était de subvenir à leurs besoins…
    Il fallait trouver un équilibre entre l’envie du mec de se barrer en permanence pour aller boire des bières en chassant avec les copains et le besoin vital de la nana de le voir revenir avec un bon cuisseau de mammouth…
    Ne faut-il pas y voir, là, l’origine de la fidélité? Ce fragile équilibre?
    Enfin, et je terminerai ce long commentaire par cette question: faut-il vraiment mettre sur le même niveau l’incartade lors d’un déplacement professionnel un peu long après quelques années de vie commune (ce qui rejoint, à mon sens, la citation que vous faites), l’envie irrépressible de baiser avec le/la premier/première venu(e) dès que l’autre a le dos tourné et les amants qui, en marge de leurs couples entretiennent une histoire d’amour sans parvenir à choisir et/ou en ne voulant pas choisir entre les deux? Bien sur, par  »choisir », je me place du point de vue sociétal mais, dans l’absolu, si la société instigue cette morale, c’est aussi parce que ce qui est valable pour les deux amants est aussi valable pour leurs conjoints, les conjoints de leurs amants et ainsi de suite… On peut vite en arriver à un joli foutoir.
    La  »morale » qui semble aller à l’encontre des  »extras » dont vous parlez n’a-t-elle justement pas pour but de limiter ce bordel (c’est le cas de le dire).
    Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.
    Cordialement.

    • « Ne faut-il pas y voir, là, l’origine de la fidélité? Ce fragile équilibre? »
      Non, et je l’ai expliqué dans cet article : cet argument qu’on nous ressort à toutes les sauces repose sur une tautologie.

      • Et en plus, des recherches sur les squelettes (de femmes et d’hommes), notamment, ont prouvé que l’image d’Épinal des femmes avec les gosses attendant le retour de leurs hommes dans la grotte est totalement erronée (et porteuse surtout de notre conception occidento-centrée des rôles sexués).

  5. Heu… Alors sauf en cas d’accident et/ou de tromperie d’une tierce personne, un « végétarien dévoué » peut très bien ne jamais manger de viande. C’est un choix politique et pas une répression d’élans normaux. Ce serait comme de dire que même une personne de gauche ne peut pas éviter de voter à droite de temps en temps… J’aime beaucoup Dan Savage mais j’ai remarqué qu’il n’était n’est pas très vegan-friendly.
    En tout tes billets sont toujours supers, Audren. Je n’ai rien de particulier à ajouter hormis que j’adhère en tous points🙂

    • Je n’ai pas dit que les végétariens ne pouvaient pas s’abstenir de viande. J’ai dit qu’on ne jette jamais la pierre à ceux qui n’ont dérogé que peu de fois à leur régime.

      • Et je n’ai pas dit que tu l’avais dit😉 Je critiquais plutôt la comparaison choisie par Dan Savage, qui ne me semble pas appropriée. Merci de ta réponse, et désolée pour toutes les coquilles dans mon précédent commentaire. Même les personnes faisant attention à leur écriture font parfois des erreurs, on ne les renvoie pas au CP pour autant… et voilà une meilleure comparaison🙂

      • Le truc, c’est que … la citation de Dan Savage est un peu apocryphe. Autant la deuxième partie est vraiment de lui, autant la remarque sur les végétariens correspond à un truc qu’il a pu laisser entendre dans un épisode (voir mon article « question de légitimité »), mais stricto sensu, c’est plutôt moi qui parle. Donc je prends ta critique pour moi. Et je suis d’accord que ce n’est pas approprié quand on parle à des végétariens (et il se trouve que j’ai pas mal de lecteurs/trices végétarien-ne-s). Mais je persiste à croire que la comparaison a du sens quand on s’adresse à des non-végétariens. Que vu d’ici, quelqu’un qui ne mange pas de viande 99,9% du temps est aussi ‘vertueux’ (au sens de ses convictions qu’on admire, qu’on comprend ou qu’au moins on respecte) que quelqu’un qui n’en mange jamais jamais.

  6. Et si notre société tolérait, disons plutôt encourageait l’infidélité, ça ne reviendrait pas un peu à tirer sur l’ambulance ?
    Le couple monogame exclusif a déjà du plom dans l’aile. (Le chiffre de 50% d’infidélité me paraît élevé, ceci étant)

    • Les couples sont fragiles, infidélité ou pas. Ma conviction, c’est que si on évitait de dire que la moindre infidélité est une raison de rupture, ça ferait par forcément plus d’infidélité, mais ça ferait sûrement moins de ruptures idiotes.

      • Effectivement, mais généralement l’infidélité s’accompagne de mensonge, ce qui touche directement la confiance que l’on a en son partenaire et qui est un des fondements du couple. Pour moi l’infidélité n’est pas une raison de rupture, mais ce qui l’entoure peut l’être

      • Certes mais à partir du moment où elle est exclue d’emblée, elle appelle le mensonge. C’est ce cercle vicieux qu’il faut casser. Si on veut lutter contre le mensonge, il faut élargir les espaces de liberté dans le couple (puisqu’on sait bien qu’interdire les écarts ne marche pas : la preuve, il y a encore de l’infidélité dans les pays où elle est punie de mort)

      • Cependant c’est difficile de construire un couple sur la non exclusivité, et ce d’emblée. Il y a forcément une période de transition d’exclusif à libre: on en retourne malgré nous à une vision monogame exclusive, même si elle n’est que très temporaire, et elle rajoute une fragilité

      • Je le croyais à une époque. Plus maintenant. L’important pour la construction d’une relation, c’est d’éviter l’éparpillement et l’inconstance. Mais à partir du moment où on peut compter chacun sur l’autre sur le plan affectif, même quand on est peu disponible physiquement ou même quand on habite à l’autre bout du monde, ça suffit pour construire un couple. D’ailleurs, les études à l’étranger n’empêchent pas les couples de se construire tout en ne se voyant qu’un week-end de temps en temps.

        S’interdire de voir d’autres personnes est à mon avis une précaution superflue. Si on croit que les partenaires vont perdre leur amour au moindre contact physique avec quelqu’un d’autre, c’est que cet amour est bien fragile…

        En revanche, il serait bon, surtout si l’on n’est pas polyamoureux-se « confirmé-e », d’éviter de tisser des liens amoureux trop serrés avec ces autres personnes, afin justement d’éviter l’éparpillement émotionnel qui pourrait mener à l’inconstance et gêner l’investissement dans la construction du couple (de la même manière qu’on ne démarre pas deux projets professionnels majeurs de front).

      • C’est vrai, mais il n’y a pas qu’une forme d’amour: il y a l’amour passionnel du début, puis un amour d’habitude qui s’ installe peu à peu se substituant à l’autre.

        Dans le cas de figure où on tombe amoureux d’un/d’une autre lors d’une rencontre charnelle, ou si on le/la trouve plus attirant(e) que notre partenaire, comment réagir ?

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  9. Je comprends très bien toutes les valeurs que tu défends, et je pense que les mentalités ont beaucoup évolué quoique tu en dises. Une infidélité n’est plus forcément suivie d’une rupture.
    J’aime beaucoup les commentaires de Leolu et Darblanc aussi.
    Ce qui me gêne un peu dans ton discours, ce n’est pas tant le fait de défendre l’infidélité (façon de parler) mais plutôt ta façon d’expliquer la fidélité, l’exclusivité…
    La stabilité affective a été évoqué ici, l’amour. Je n’ai pas honte de le dire quand j’aime un homme, je n’en désire pas d’autres. Je ne dis pas cet état va durer éternellement, car je ne crois aux contes de fées.
    Et ce n’est pas non plus un choix délibéré : je vais faire comme ça parce qu’on m’a dit qu’il fallait faire comme ça.
    J’ai souvent dit et je le pense toujours : pour tromper (ou en avoir envie) et je suppose que tu n’aimes pas le mot « tromper » il faut avoir de l’imagination !
    Et beaucoup de personnes en sont totalement dépourvues.
    De même j’ai lu attentivement ton blog, et je sais ce que tu penses des « plans d’un soir », mais comme beaucoup je trouve qu’il y a une grande différence entre une courte histoire lors d’un déplacement en province par exemple, et une liaison suivie.
    Et même je trouve ça très poétique, c’est mon côté grande rêveuse, la brève rencontre comme dans tant de romans et tant de chansons !
    Quitte à me faire lyncher, je crois aux petits béguins, aux coups de cœur, mais j’ai trop lu Francesco Alberoni pour croire que l’on peut être amoureux de deux personnes à la fois.
    Idem pour moi la comparaison avec :  » tu vas avoir un petit frère et je vais l’aimer autant que toi « , ne tient pas la route, car on ne peut comparer aucun amour (celui des parents pour leurs enfants, celui que l’on a pour notre fratrie) au sentiment amoureux…
    Et c’est ça qui me gêne un peu : minimiser, banaliser l’amour avec un grand A.
    Mais cela ne m’empêche pas du tout de comprendre le couple libre, tout comme tu comprends ceux qui préfèrent l’exclusivité.
    Ton blog et toutes les réflexions m’intéressent, car les relations humaines, l’évolution des mentalités, tout cela me passionne.
    Désolée d’avoir été longue !

    • Je ne cherche pas à banaliser l’amour (et en cherchant bien, tu vas trouver quelques passages où mon côté fleur bleue laisse passer quelques fuites d’eau de rose). Mais en bon contradicteur qui se respecte, si je veux prendre le contre-pied de la culture ambiante, je n’ai pas besoin de prendre des pincettes avec l’amouuur qui a déjà l’immense majorité pour lui. D’où mon ton un peu désinvolte pour en parler.

  10. J’ai toujours demandé au psy ou à l’expert de service des émissions auxquelles j’ai participé pourquoi il serait « mieux » d’aimer une seule personne plutôt que plusieurs. Aucun n’avait de réponse, excepté « parce que l’amour est comme une flèche, une seule peut atteindre la cible. » Ce qui revient à confondre amour et conquête, amour et passion, alors que l’amour se construit sur la durée.
    Les choses évoluent plus vite dans le public: il y a 10 ans, 67% des gens répondaient qu’il était impossible d’aimer deux personnes en même temps. Aujourd’hui, 67% répondent que c’est possible… mais difficile. Ce qui n’est pas faux. J’ai commencé le polyamour il y a plus de 40 ans, au début de ma vie conjugale, et il a fallu environ 25 ans de pratique pour trouver le bon dosage entre les aspirations des uns et des autres dans nos relations.

    • J’ai même l’impression que l’argument « on ne peut aimer qu’une seule personne » est souvent auto-réalisateur. Une fois qu’on est convaincu-e que c’est le cas, en vertu de l’effet très puissant du « biais de confirmation », on se comportera en fonction, et on aboutira au résultat attendu. Heureusement, mutatis mutandis.

  11. Merci pour ce billet.

    J’ai mis du temps à comprendre que je n’étais ni « malade » ni « anormal ». Être infidèle est parfaitement naturel.

    • Notez qu’il est aussi parfaitement naturel de souffrir quand on est victime d’une infidélité, et ce d’autant plus que le contrat de départ était clairement explicité.

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  14. L’infidélité n’est pas un proolème en soi. Tout dépend du contrat de départ. Vous dites que généralement, il n’est pas explicite. Sauf que quand on se marie (mairie et/ou église), il est explicite: « Les époux se jurent fidélité l’un à l’autre »
    Vous pouvez vous étonner de la crise de jalousie du conjoint, ou du sentiment de trahison, puisqu’on fait ce qu’on veut de son corps … OK – sauf que le contrat de départ ce n’est pas ça.
    Si les 2 époux sont d’accord pour avoir des relations extra-conjugales et qu’un ou une est jaloux(se) ou se sent trahi(e) par l’autre après cela … c’est leur problème car ils étaient d’accord au départ.
    Dans les autres cas, ce n’est pas le cas. Oui chacun fait ce qu’il veut de son corps mais choisissez le conjoint qui ne s’y oppose pas ou celui qui à la même vision que vous ou ne vous mariez pas avec lui ou elle pour le faire souffir ensuite. C’est juste de l’amour, de la délicatesse et du respect pour celui ou celle avec qui vous vivez. L’autre a peut être les mêmes envies et les mêmes pulsions et se dit que non, il ou elle ne peut pas faire cela par respect pour son couple et leur promesse.
    Peut être vivez vous comme dans Matrix, les autres n’existent pas vraiment, je suis le seul être et l’élu de ma vie … dans ce cas ne mentez pas et ne partagez pas votre vie avec quelqu’un qui n’a pas le même notion de la vie que vous.
    Si tout le monde est d’accord, oui faites ce que vous voulez.
    Signé: quelqu’un qui a découvert que l’autre à usé de son corps et de ses sentiments comme il le voulait alors que le contrat de départ n’était pas celui la.

    • J’entends votre propos : vous ressentez le contrat d’exclusivité comme la très grande majorité. Je m’exprimerai plus avant sur la question parce que c’est au coeur de l’incompréhension entre ma position et la position majoritaire, mais en gros, je dis que le contrat de départ est abusif. Que diriez-vous d’un contrat de départ par lequel deux personnes choisissent de s’interdire mutuellement d’avoir d’autres amis que des amis communs, ou de sortir seul-e, ou de voyager, ou de se couper les cheveux ? Je dis que non seulement ces arrangements sont abusifs mais qu’en plus s’ils venaient à être rompus pas l’un ou l’autre, cela ne donnerait pas lieu à des réactions aussi violentes que pour la question du sexe. Cela rejoint un des principes de base de ma réflexion : applique-t-on les mêmes critères à une situation où le sexe entre en jeu que ceux qu’on aurait appliqués si le sexe n’était pas en jeu ? En général, on a des codes culurels et des réactions qui n’ont rien à voir, et ça traduit une « exception sexuelle » archaïque.
      Par ailleurs, s’agissant du mariage civil, le caractère explicite de l’engagement de fidélité demeure flou puisque le code civil ne définit pas la fidélité et qu’en cas de divorce, la jurisprudence choisit plutôt l’interprétation large et positive (fidélité = loyauté au partenaire et au couple) que l’interprétation étroite et négative (fidélité = ne pas utiliser ses parties génitales avec une autre personn), comme je le souligne dans ce récent article : https://lesfessesdelacremiere.wordpress.com/2016/03/16/mariage-divorce-code-civil-fidelite-vs-loyaute/

      • Donc les couples qui s’autorisent a être infidèle avec des règles comme … ne pas voir ou coucher plus de 4 fois avec une autre personne pour éviter tout attachement « sentimental » (contrat explicite) lorsque l’autre apprend que son/sa conjoint(e) a une liaison sexuelle depuis plusieurs mois et se sont vus plus que les 4 fois autorisés, on peut se dire que du cul 4 fois ou 40 fois s’est pareil … et bien non l’autre se sent trompé de « l’infidélité » de l’autre par rapport à la parole donnée. L’exclusivité sexuelle ou non dans la vie d’un couple est un choix, à une seule condition qu’on ne trompe pas l’autre par rapport à la parole donnée.
        Je peux partir du principe que moi, ça ne me dérange pas de tomber amoureux de plusieurs personnes au même moment et qu’il faut arrêter d’être réactionnaire par rapport à « l’exclusivité sentimentale », c’est mon corps, mon âme, mes sentiments et je fais ce que je veux.
        Vous ramenez tout au « sexe » mais bien souvent c’est un mélange (pour d’autres oui ce n’est que du sexe, mais pas pour tous)
        Quid de l’exclusivité sentimentale ????
        L’infidelité n’est pas que sexuelle, donc arrêtons de voir le/la conjoint(e) trompé(e) pour un(e) pauvre con(ne) réactionnaire à l’esprit étroit … tout dépend du contrat de départ. Si vous n’êtes pas capable d’honorer ce contrat alors arrêtez d’être égoïste et pensez à la personne « aimée » dans le couple.
        La personne trompée « sentimentalement » (40 fois avec la même personne plutôt que les 4 fois définis au départ » a-t-elle l’esprit très étroit aussi ???

      • Certes, ce n’est pas simple du tout, tout ça. Ma position, pour l’instant, c’est de dire qu’on ne peut s’engager que sur ce que la relation est « entre nous », c’est à dire ce que l’on peut voir et ressentir soi-même vis-à-vis de l’autre, sans avoir besoin de l’espionner. Concernant par exemple l’exclusivité sentimentale, personnellement je m’en ficherais que la personne avec qui je suis tombe éperdument amoureuse de quelqu’un d’autre, pourvu que ça ne change pas la façon dont elle se comporte avec moi ni ce que nous vivons ensemble, ni sa disponibilité. Evidemment c’est un cas d’école qui n’arrive jamais. Mais je considère plus légitime de dire « je ne veux pas d’une relation où tu ne fais plus attention à moi » que « je ne supporte pas que tu aimes quelqu’un d’autre ».
        C’est un peu ce que je disais dans cette autre article : Je veux être la plus importante

      • Audren,
        Je comprends votre point de vue et s’il est explicite au départ pas de problèmes.
        Le problème, me semble-t-il, dans l’infidélité, c’est que le plus souvent, l’un des partenaires s’octroie un droit qu’il ne reconnaît pas à l’autre. En effet, pour les 2 partenaires, ils définissent au départ qu’ils sont éperdument amoureux l’un de l’autre et qu’ils n’acceptent pas de relation extra conjugale. Croire que la plus part des couples n’en parle pas c’est un peu illusoire.
        Voici un cas d’école de beaucoup de couples: Il y a un partenaire (ou les 2 partenaires) qui par exemple s’insurge contre l’infidelité des autres (famille, amis, collègues…), estime que les personnes qui font ça à l’autre partenaire sont des égoïstes et celui ou celle qui ne se plait pas dans son couple doit prendre ses responsabilités (soit partir si la discussion ne fonctionne pas). Ce même partenaire dit à son/sa partenaire qu’il n’accepte pas l’adultère et veut un « amour » exclusif, car il n’aime que cette personne, c’est l’amour de sa vie, bla bla bla …. puis avec le temps, la routine, la peur de vieillir …. devient infidèle … légitimement l’autre partenaire peut se sentir trompé, humilié, avec la cohorte de sentiments bafoués car l’autre s’est octroyé le droit d’être infidèle et qu’il ne l’a pas « voulu » ou « accordé » pour l’autre.
        Là est le problème de l’infidelité et le sentiment d’être trompé.
        Vous dites que la fidelité n’est souvent pas discuté dans les couples … regarder la réactions des partenaires au début d’une relation lorsque l’autre regarde un étranger au couple ou se fait draguer devant ses yeux. Il s’ensuit généralement une discussion où on met les bases. Certes, souvent il n’est pas rediscuté avec le temps mais lorsque l’autre partenaire va devenir infidèle, il n’en parle pas non plus, le cache, espérant que cela ne sera pas connu de son/sa partenaire. J’ai juste un petit délire, une envie, une pulsion, etc …
        L’autre aussi a eu des envies, des pulsions mais est resté sur le contrat définit par le couple. Il se dit alors, j’ai resisté (avec bonne conscience et pas en disant merde j’aurais pu baiser avec tout le monde si j’avais eu l’information avant). Non, l’autre n’a pas eu l’envie, le besoin d’être infidèle et lorsque cela s’est présenté, a joué le jeu par rapport aux règles …. d’où le sentiment d’être trompé etc….

      • Quand je dis que le sujet de l’exclusivité n’est quasi jamais abordé explicitement, je veux dire qu’il n’est quasi jamais abordé sérieusement comme un vrai sujet de discussion où chacun se renseigne sur les alternatives amoureuses et où on a le droit d’en parler sans que ça ébranle les bases de la relation. C’est un sujet suffisamment tabou pour qu’il suffise de se dire une fois « je ne supporterais pas que tu couches avec quelqu’un d’autre » et le message est définitivement gravé dans le marbre. Alors que la bonne réaction serait « ah bon ? mais pourquoi ». Et en retour « ah, tiens oui, pourquoi ? ».

  15. Merci ! Cela fait une bonne heure que je lis votre blog et je suis en pleine excitation mentale. Cela correspond à mes expériences, à mes tentatives, à mes échecs aussi, et surtout à mes réflexions suite à tout cela. Et je n’ai jamais trouvé personne pour les partager réellement, même avec mes amis les plus proches. Je me sens heureuse ce soir de vous avoir trouvé ! Et je vais continuer à dévorer vos articles…

  16. Je trouve une fois de plus que votre article fait abstraction d’une certaine différence entre la libido masculine et féminine.
    Chacun est différent individuellement, mais la testotérone fait que l’homme peut avoir jusqu’à 10 fois plus de désir qu’une femme.
    Ce qui explique certaines situations🙂.
    Une femme a une libido émotionnelle et si mère nature lui fait choisir un partenaire qui semble « sérieux », c’est certainement pour avoir la possibilité de protéger leur future progéniture, au moins le temps que l’enfant grandisse avant que le mâle reproducteur soit à nouveau attiré par le chant des sirènes.
    Pour une femme, encore plus que pour un homme, un adultère SU détruit l’amour, il pourri comme un coquelicot sous un soleil de plomb.
    Même si elle ne le souhaite pas, partager son homme, l’imaginer pénétrer d’autres femmes EST l’antifantasme féminin absolu, à tous âges. Evidemment, elle peut pardonner, rester, pour des raisons qui lui sont propres, sécurité financière ou ouverture d’esprit ou les deux.
    Mais le grain de sable EST dans le mécanisme, insidieux et son besoin d’exclusivité lui donnera envie elle aussi d’aller voir le beau chasseur pour hum hum ensemble.
    Les hommes perdent toujours leurs femmes par infidélité, et quand elles pardonnent, c’est parce qu’elle ne l’aime plus, tout simplement, plus comme avant.
    Le couple évolue toujours vers une sorte de compagnonnage.
    Pourtant, oui, la fidélité est un mythe, la passion ne dure pas, la routine détruit le désir qui reste LIBRE !
    Les règles du jeu quelqu’elles soient sont faites pour être déviées, changées au grès des humeurs envies et besoins de chacun.
    L’homme aime plus avec son corps, la femme avec sa tête pour que le corps apprécie, et ainsi vont et viennent nos petits jardins secrets, qui nous permettent de garder nos couples.
    Garder nos couples, pourquoi ?
    Parce qu’on s’y sent bien, quand même, même si on sait que l’adultère, marque le début de la fin des haricots.
    Que l’amour n’est plus, qu’il est remplacé par cette habitude.
    Les histoires ont toutes un début, un milieu et ………… UNE FIN.
    A chacun d’écrire la sienne, tout se mélange, à l’infini, entre nos fantasmes, nos réalités, mais le pire scénario.
    C’est de ne plus être dans le dénie, ne plus y croire, savoir que tout le monde baise avec tout le monde, CHOUETTE, mais pour une femme « normale », comment avoir envie ?!
    Reste ce rideau où tout doit rester planqué.
    Oui, l’élègance amoureuse à mon avis réside LA;
    Savoir qu’un couple a toujours des petites morts et que celles ci font partie de son histoire, mais les imaginer laisse le bénéfice du doute, voir être excitant, le savoir, c’est comprendre qu’on est plus dans une histoire d’amour exclusif, mais juste dans une banalité de vie, un corps au milieu d’autres.
    Et le désir féminin ne supporte pas cette médiocrité.

  17. Donc,
    tu peux laisser couler toute l’encre que tu veux sur le sujet.
    Si c’était si simple, cela se saurait.
    L’homme est la femme sont deux humains très différents.
    La passerelle entre les deux est simple, mais en même temps complexe.
    Les couples qui durent sont ceux qui savent prendre du recul et regarder leurs propres erreurs dans l’adultère, ceux qui savent garder et regagner la confiance, ceux qui communique, sans être intrusif, dans le jugement, ou humiliant. Ceux qui ont la tendresse et la douceur malgrè le poids des ans. Ceux qui ont une bonne estime personnelle de soi et de leur couple. Ceux qui continue de s’aimer physiquement parce qu’ils ont en envie, mais qui respecte l’intégrité et les fantasmes de l’autre. Ceux qui aiment l’autre pour ce qu’il est et non le détestent pour ce qu’il voudrait qu’il soit.
    Ceux qui savent que tout peut basculer, et profiter de l’instant.
    Ceux qui comprennent que même et qu’il si personne n’appartient à personne, tout est toujours dans l’équilibre.
    Et là, je te rejoins, une poignées de trahison sur 20 ans (non suS), sont un bien meilleur succès, que des adultères à répétiion ou une double vie.

    • Tout a fait d’accord pour les infidélités non SUS mais le problème vient lors de la découverte …. Car généralement ce n’était pas voulu dans le couple d’où le sentiment d’être trompé. Maintenant pathologie ou non, pour ma part c’est de la fainéantise. Trouver chez un ou une autre ce qui manque au conjoint… C’est de la facilité. C’est comme ces groupes de musique qui jouent avec 50 guitares dans un concert …. Keith Richards n’en utilise qu’une … Avec seulement 5 cordes et accordée a l’envers mais …. le son est unique et magique car il donne le meilleur sur cette guitare car il s’en donne la peine et il est toujours étonné de ce qu’il découvre encore et encore de ce même instrument. Arrêtez de croire que les autres sont limités ou quil existe des choses inconnues chez les autres que votre conjoint n’a pas. cette personne a surement plus a apporter que vous ne lui apportez … Il suffit juste de gratter, parler, proposer. Un être humain est plus vaste qu’un univers et vous en faites bien vite le tour … En n’osant ou ne voulant pas vous emmerder a explorer des contrées cachées là où quelqu’un vous l’offre sur un plateau sans bouger (ou si peu).
      Fainéantise, égocentrisme, égoïsme voici plein de pathologies dont souffre l’infidèle … On ne voit bien qu’avec le Coeur…. L’essentiel est invisible pour les yeux … Doit on ajouter problème cardiaque dans les pathologies 😁…. C’est vrai que généralement les infidèles ne sont pas myopes …. Visiblement c’est l’essentiel.
      Bien entendu je ne parle pas des infidèles qui devraient plutôt divorcer avant (pour gagner du temps), ceux qui tombent amoureux (on n’y peut rien), voir ceux qui se vengent (peut être moins cher qu’un psy) … Les autres c’est le « Carpe Diem » du cercle des poètes disparus… Mal interprété dans le film …. Carpe Diem … Cueille le jour présent (et non profite) savoure ce que tu as aujourd’hui car il est amené a disparaitre (ou mourir) …. Et non profite de tout ce que tu peux baiser parce que c’est ta vie …. Les tatouages « Carpe Diem » se retirent bien au laser 😁
      Maintenant chacun son point de vue … C’est votre vie pas la mienne … Comme quoi je suis plus ouvert qu’on ne le pense.
      Il y a aussi beaucoup d’humour dans ce texte merci de ne pas monter sur vos grands chevreaux (je trouvais sympa que les infidèles montent des chevreaux plutôt que des chevaux) 😉

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