Et si la jalousie était parfois un genre de phobie ?

Il arrive qu’on soit 100% d’accord avec les principes que j’expose ici, qu’on désire sincèrement laisser sa liberté à son/sa partenaire, qu’on se réjouisse authentiquement à l’idée qu’il/elle puisse trouver à s’enrichir à travers d’autres rencontres … mais qu’on soit malgré tout totalement terrorisé-e (respectivement haché-e menu-e comme chair à pâté) quand on se retrouve au pied du mur d’une soirée en solo prochaine (respectivement en cours) de son-sa partenaire.

Peur de l'avion...

Peur de l’avion…

C’est comme si les émotions continuaient à obéir au schéma de jalousie archaïque, un schéma qu’on a pourtant très soigneusement rejeté, et contre lequel on a tout un arsenal d’arguments irréfutables.

Dans les cas extrêmes, c’est littéralement insupportable et il faut se rendre à l’évidence qu’on est incapable de mettre en accord ses actions avec ses convictions, et annoncer humblement que finalement on n’est pas capable physiquement d’honorer l’accord de non-exclusivité.

Y a-t-il moyen de faire autrement ?

Personnellement, ce genre de phénomène irrationnel où la réaction émotionnelle est disproportionnée par rapport à une situation qu’on sait pourtant bénigne ou qu’on veut surmonter, ça m’évoque les caractéristiques d’une phobie : on sait que c’est pas dangereux mais on a quand même la très désagréable sensation qu’on va vraiment mourir.

Et donc ça me dit trois choses. La première, c’est qu’à un moment, il faut arrêter d’essayer d’apprivoiser la jalousie par le côté rationnel (Et donc arrêter de lire ce blog, en gros). La deuxième, c’est que c’est aussi grave d’essayer de passer en force au sujet de la jalousie que de mettre directement une chauve-souris dans les cheveux d’une personne phobique en pensant que ça va l’aider à se rendre compte que c’est pas dangereux. Et la troisième, et bien c’est qu’il y a peut-être de l’espoir à aller glaner du côté de comment on gère les autres phobies.

Et ainsi, je me demande s’il y a moyen d’apprendre petit à petit à vivre avec la non-exclusivité comme certain-e-s parviennent à atténuer leur peur des araignées ou leur peur de l’avion. Je vous encourage à fouiller l’intertoile pour trouver l’approche de traitement des phobies qui vous semblerait accessible pour votre cas personnel, mais on peut déjà imaginer pouvoir piocher dans les outils suivants :
– des expositions progressives (juste un tchat, juste un café, juste un resto, juste un câlin, juste un plan cul, etc.), sans avoir tout de suite à imaginer la totale
– de longs intervalles entre, sans challenges, le temps d’absorber, et histoire aussi de se rendre compte que le ciel ne nous est pas tombé sur la tête
– un peu de simulation, où l’on se raconte des infidélités fictives pour se mettre en situation (mais gentiment)
– une dose de ‘je veux rien savoir‘, parce que personne n’oblige à se confronter gratuitement au truc douloureux si ça ne sert à rien
– la possibilité d’avoir la main sur un bouton rouge (si j’envoie le SMS ‘reviens’, tu reviens immédiatement) : l’angoisse est en effet nettement plus supportable quand on sait qu’on a encore le contrôle et une possibilité d’échapper à la situation.
– et quand ça commence à être supportable, essayer d’associer systématiquement les soirées en solo à des situations agréables voire très agréables pour se reconditionner dans l’autre sens, le sens qui correspond à la joie qu’on ressent pour l’autre.

Et bien entendu, ceci n’est que pure théorie. Le seul micro-élément de vraisemblance dans mon cas, c’est que j’ai été confronté à l’infidélité de ma femme de façon assez progressive, tout compte fait, sur une durée de quinze ans. Alors s’il y a des gens qui ont trouvé une technique qui a marché pour eux, on est très preneur de témoignages.

19 réponses à “Et si la jalousie était parfois un genre de phobie ?

  1. Je ne dirais pas que c’est de la jalousie « irrationnelle » mais bien au contraire instinctive, primale, une réaction des tripes, du ventre, au sens éthologique du terme : le mammifère ayant la trouille, légitime, de perdre son partenaire (et donc le protecteur de ses petits, par exemple). Un truc qui vient du fond des âges, transmis par l’espèce et qui a du sens, en fait. Oui, on peut perdre son partenaire en le laissant aller voir ailleurs (en le collant aussi, on est d’accord, mais c’est pas le sujet) 🙂
    Je ne crois pas qu’on puisse dire que notre cerveau (souhaitant la liberté de l’autre) et notre coeur (souhaitant l’épanouissement de l’autre) doivent prendre le dessus sur l’autre part de nous (le bide) qui a la trouille : chacune est à écouter, je pense.

  2. ….(suite) Du coup, je ne vois pas pourquoi il faudrait « éradiquer la phobie », dans le sens où elle sert, finalement, de garde vigilant (qui est là pour veiller à ce que la relation d’amour se poursuive). Au-delà du fait que je doute de son éradicabilité, je me demande s’il est vraiment souhaitable de l’enlever. J’ai remarqué que ce qui donnait le plus de « force », lorsqu’on est justement vulnérable, fragilisé par une émotion ou une peur, c’était d’accueillir et admettre cette peur complètement. « Oui j’ai la trouille, oui j’ai la trouille qu’il la préfère à moi, oui j’ai le bide tordu de…. » et peu à peu, on arrive souvent à : je l’aime et je veux que cette relation perdure (bel élan) ou à : je ne suis pas sûre d’être aimable (ici : prendre soin de soi….. ❤ <3)
    NB : je tente, hein. Je réfléchis tout haut

    • « éradiquer la phobie » : les personnes qui ont réussi à apprivoiser une phobie (insectes, bateau, avion, que sais-je encore..) vous le diront : la trouille reste toujours bien là. Juste on arrive à vivre avec, en arrêtant de ressentir l’angoisse de la mort. C’est juste ça que je veux dire, évidemment pas d’anesthésier ses ressentis.

  3. Ah, ma technique a été exactement celle-là ! Enfin, j’ai essayé d’évoluer de la sorte, mais j’aurais aimé avoir lu cet article il y a quelques années… Surtout que mon copain le lise en fait, parce qu’il ne comprenait pas trop que j’essayais juste d’apprivoiser la situation et non pas de le brider. :-/ Malgré les prises de tête, on a plus au moins évolué progressivement comme ça (ç’a été plutôt des avances et des reculs). Ce soir il dort chez son amoureuse et moi, je profite du calme de la solitude et ça me va tout à fait bien 🙂

  4. Ah un article ! Ça faisait longtemps et ça fait du bien !

    Je ne pense pas qu’il existe de « technique » pour s’habituer à la jalousie. Même moi, qui suis pourtant convaincu des bienfaits des relations multiples, il m’arrive encore de ressentir de la jalousie. On ne se débarrasse pas aussi facilement de dizaines d’années de conditionnement à ce sentiment ! Et oui, il s’agit bien d’une peur : peur d’être abandonné, peur que l’autre ne comprenne pas cette façon de vivre les relations (« mais quand tu es avec quelqu’un tu n’as pas besoin d’aller voir ailleurs » ai-je souvent entendu…), peur irrationnelle tout simplement ou que sais-je encore… Je vois deux « solutions » face à cela :

    – Lorsque je ressens de la jalousie : j’essaye de remettre cette émotion dans son contexte. Plus précisément, je me demande ce qui a pu la provoquer. Et la solution est souvent évidente : manque de sommeil, petite ou grosse contrariété durant la journée, stress à cause d’un boulot important à rendre etc. Parce que le couple est devenu une bulle de coton dans laquelle on se réfugie contre l’incertitude du monde, la jalousie en est le symptôme le plus flagrant. Dans ce genre de situation, je me dis qu’une bonne hygiène de vie fera l’affaire et généralement, la jalousie est repartie le lendemain. Mais il arrive parfois que la jalousie survienne comme ça, sans raison apparente. Et je pense que dans ce cas il faut savoir l’accepter. On a trop tendance à vouloir gommer tout négativité en nous, à être parfait en toute circonstance. Non ! La jalousie, la mélancolie ou encore la colère font partie de nous. L’accepter, se dire « très bien, aujourd’hui je suis jaloux » est un premier pas pour la résoudre. Les relations multiples / non-exclusives / libres sont une force, un pas vers la sagesse, non une ascèse. Il ne faut pas s’autoflageller si un(e) poly ressent de la jalousie mais au contraire « apprivoiser la bête », apprendre à la contourner sans pour autant se dénigrer parce qu’on en ressent ;

    – Lorsque l’autre ressent de la jalousie : Là c’est plus compliqué. Mais, une fois de plus, ça arrive. Et,encore une fois, il faut être à son écoute. Ce cas de figure, s’il peut toucher les polys, me semble avant tout le fait de personne découvrant cette façon de vivre les relations. Et la jalousie est bien normale dans ce genre de situation (je la vis personnellement en ce moment, une de mes compagnes angoissant à l’idée que j’aille rendre visite à mon autre relation qui n’habite pas tout près) Pour le coup, je pense qu’en tant que poly il faut faire preuve de la plus grande humilité qui soit. Oui, nous sommes convaincu que ce mode de vie est bénéfique. Oui, nous avons envie de convaincre les autres de ses bienfaits. Mais remettre les normes en questions, déconstruire tout ce sur quoi notre monde personnel est bâtit et la façon dont on se le représente est une violence symbolique inouïe pour celui ou celle qui la vit (étant étudiant en sociologie et ayant l’habitude de cela, je peux vous dire que l’on n’est pas toujours reçu avec plaisir par les gens…) Dès lors il est peut être nécessaire de mettre de côté tous nos beaux discours pour accompagner les autres dans cette voie. Lorsque j’ai appris à conduire, je n’ai pas été lâché sur les routes de suite. Au contraire j’ai reçu l’aide d’une moniteur qui m’a consacré du temps et une attention toute particulière pour que je puisse maîtriser mon véhicule. C’est exactement la même chose avec les relations multiples ! Il faut savoir prendre sur soi et accompagner l’autre de manière douce et tranquille vers cet état d’esprit. Cela demande du temps, une grosse dépense en temps et en énergie avec la personne jalouse. Il faut lui montrer qu’elle est aimée, qu’elle a ses moments privilégiés, que la relation est unique (bien que multiple), répondre à ses questions voire même demander l’assistance de tiers (dans mon cas, une autre relation qui est polyamoureuse qui a pris le temps de discuter seule à seule avec ma compagne) C’est très souvent angoissant (on a peur d’être abandonné alors que tout allait bien), parfois fatiguant (répéter très régulièrement à l’autre qu’on l’aime pour dissiper ses doutes peut être usant) mais NÉCESSAIRE ! Car si personne n’a été capable de maîtriser une voiture dès le début il en va de même avec les relations multiples. Et prendre le temps d’accompagner l’autre est une obligation indispensable à la réussite de ces dernières.

    Enfin, la jalousie peut être le signe d’un malaise plus profond (manque d’attention, relation qui se délite progressivement etc) Je pense qu’il faut être attentif à ces manifestations et s’interroger sur les racines de ce mal. Car un peu d’introspection ne fait jamais de mal non ?

    • (désolé, c’était resté coincé dans les indésirables. peut-être que le filtre anti-spam a un critère de nombre de caractères ? 😉

  5. Je pense que le premier traitement pour guérir de l’exclusivité est d arrêter d employer des termes exclusifs . Puisque nous avons pardonné et puisque nous voulons avancer vers la non exclusivité , ne parlons plus « d infidélités  » ou de « cornes » pour certains .
    Mon mari m’a trompé mais j’estime lui avoir pardonné et je parle de » sa première relation poly » je precise « cachée  » quand on me le demande . Mais ca ne va pas plus loin .

  6. Jalousie

    Distance, Absence, Abstinence
    vous connaissiez mon peu d’égard vous concernant ?
    Ca n’a pas changé et je vous méprise tout autant.
    Je dédie maintenant ce méchant bout de texte
    à une de vos sœurs putain et prétexte
    à des angoisses auxquelles je ne crois pas
    mais qui peuvent surgir ici ou là.

    Cette petite trainée arrive en roulant des fesses
    le regard fiévreux, le verbe pas meilleur.
    la Jalousie est honnie même des pires diablesses :
    sous des airs accortes, cette séduisante escort
    devient vite une hyène puante qui se repait de la peur
    faisandée, croupissant dans les désarrois de l’esprit.
    Quand je la vois surgir, je me prépare à un mauvais quart d’heure
    car si je la combats, je ne la sous estime pas.
    Ces griffes sont rouillées et enduites d’un poison douloureux et hallucinant.
    Pour la faire taire (car elle ne meurt jamais), faites le bon choix.
    Surtout n’utilisez pas le mantra dit de la confiance jolie,
    Car c’est là où la jalousie se trémoussera en murmurant « et si ? »

    Non… La jalousie perd l’essentiel de ses forces
    quand on a sait qu’elle est, de votre propre esprit, une projection atroce.
    Ici, l’enfer est rarement l’autre. Soyez donc un peu féroce !
    Ecrasez la. Sous votre pieds glissant sur son gloss
    Elle gémira – c’est drôle quoiqu’un peu rosse –
    Et vous jalousera de vous savoir si véloce.

    Mais ne confondez pas violence et auto défense,
    car certains coups dans sa panse,
    peuvent mystérieusement résonner
    jusque dans vos côtés.

  7. Attention tout cela n’est vrai que si c’est une phobie et non un trouble obsessionnel (si on reprend des termes psy).
    La différence ? Dans le 1er cas, la personne évite toute confrontation avec la situation qui lui fait peur. Elle en arrive même à éviter le plus possible d’y penser. Donc elle va chercher à ignorer des choses qu’elle voit fort bien, se forcer à ne pas y penser, chercher à se distraire, … Mais elle ne va jamais aller se confronter aux conséquences qu’aurait une aventure de son conjoint (ou compagne).

    Dans le cas d’un trouble obsessionnel – ce qui est plus souvent le cas dans la jalousie (même s’il y a souvent un mélange des 2) – la personne se confronte … mais cherche à contrôler en s’imaginant que son contrôle la garantit contre tout risque. Et c’est précisément cette garantie 100% qui pose problème : le contrôle (ce que vous décrivez dans le bouton rouge par exemple) crée l’illusion de la maitrise à 100ù. mais notre inconscient lui sait très bien que le risque 0 n’existe pas. Et il va donc renvoyer les signaux de la peur, ce qui va conduire les gens à augmenter leur contrôle, créant ainsi le contexte pour dégrader la relation .. et augmentant ainsi le risque. Ce qui augmente le contrôle … et ainsi de suite jusqu’à rupture.
    Les mécaniques de contrôle ont ceci de particulier qu’elles finissent par échapper totalement au contrôle de celui qui les exerce.

    Pour moi, la jalousie est donc plus proche du TOC que de la phobie :-).

    • J’aime bien cette analyse.

      Mais on parle de jalousie comme émotion ici (réactions physiques), et par extension, du sentiment entretenu suite à l’amplification ou l’évitement de cette émotion, des méthodes pour le faire. L’idée de contrôle est seulement un outil.

      L’amplification du trouble ressenti viendrait d’une mauvaise méthode pour l’éviter? Étant une base relationnelle malsaine (à mes yeux), ce n’est pas par le contrôle (ni total, ni temporaire) sur l’autre que l’on peut éviter des réactions de jalousie, en effet, et au contraire, plus de contrôle mènerait à plus de défiances et de craintes dès que l’autre veut agir librement, donc, d’autant plus de réaction à chaque « écart »… Ceux qui jugent la liberté de l’autre comme un ennemi (parfois sans s’en rendre compte) ont un chemin bien plus grand à parcourir pour accepter et survivre à des relations « libres »! (L’enfer c’est les autres qu’il disait!)

      Un évitement (ou une fuite) « sage » pourrait passer par l’ignorance, laissant l’autre libre d’aller vivre ses envies sans nous informer de ses actes. Si un malaise survient alors, c’est dans la solitude, la peur de rester seul, abandonné. C’est un manque de confiance en soi qui rendrait jaloux de (encore une fois) la liberté, l’autonomie de l’autre. Le problème à régler est toujours face à soi même, mais il apparaît naturellement plus introspectif dans ce contexte que dans le recours au contrôle (que l’autre peut interdire à tout moment, pour son propre bien).

      Bref, le contrôle (s’il est permis seulement) peut être le renforcement positif d’un TOC (volonté de domination) autant qu’un outil d’évitement d’une peur de l’abandon (pouvant être vue comme une phobie?).

      De meilleures pistes d’analyse à mon avis : quelles sont les émotions précises ressenties [avant] l’interprétation de « jalousie » (quelles composantes)? (Abandon? Manque? Dégoût? Frustration? Colère?)
      Quelles sont les causes connues ou possibles de ces émotions? (propre à chacun-e :)).

      Peut-on (doit-on?) vraiment « guérir » (ou éviter) la jalousie?

      • Et si au lieu d’intellectualiser l’émotion, on essayait de la partager, de l’exprimer de façon plus intuitive ? Que ce soit avec soit même ou avec l’autre ? La danser, la dessiner, l’écrire, la caresser…

  8. Encore une fois je lis en me disant : « Mais bon sang ! Mais c’est bien sûr ! »

    Actuellement en plein dedans puisque mon épouse vient de tombé amoureuse, je dois apprendre à mettre ma théorie (que je peaufine depuis presque 10 ans) en pratique. Et la dernière fois que j’ai ressentis cette bouffée d’angoisse j’ai fait un truc tout bête : je me suis parler à voix haute. Je pouvait le faire, j’étais seul dans ma voiture. 😀
    J’ai été étonné de voir le résultat du fait de verbaliser de façon intelligible mes craintes et les raisons rationnelles pour les vaincre : ça m’a calmé purement et simplement.

  9. J’ai découvert la jalousie avec une partenaire qui trouvait ça très excitant de mentir par omission. C’est le moment où je crois que j’ai compris que la jalousie venait pour moi du sentiment d’exclusion et pas de la transgression d’une exclusivité que je n’avais jamais demandée.
    Je trouve primordial de toujours être délicat dans les retrouvailles est aussi, pour montrer au partenaire présent que leur acceptation de cette situation est toujours à confirmer. Si le départ et le retour sont des situations de conflit, par anticipation/culpabilité/contrainte et dans le regret/honte/mensonge, ça se présente assez mal. Alors que quand ça se passe bien c’est tellement bien de partager l’expérience, pas forcément par un récit des faits mais dans une appréciation de l’énergie et de la reconnaissance de l’autre d’être toujours là.

  10. Je vous lis et une question me vient, à vous lire j’ai le sentiment que dans une relation poly il y un principal et des accessoires. Et vous parlez tous de la relation du principal. La jalousie, vue de l’accessoire est elle identique ?

    • En général, quand il s’agit d’une relation non-principale, la situation est connue dès le début et il y a moins le risque d’abandon (surtout si chacun des deux a déjà une autre relation principale de son côté). Et donc quand la jalousie s’exprime, j »imagine que c’est plutôt la manifestation parfaitement rationnelle d’une injustice flagrante (voir mon article l’amant n’est pas une variable d’ajustement’) qu’une réaction émotionnelle du type qui est décrit ici.

  11. Merci Audren pour votre blog… voilà un an et demi que nous nous sommes lancés mon mari et moi dans le couple libre. Nous avons fait des pauses, pensant ne pas pouvoir assumer (notamment la jalousie) mais finissons toujours par vouloir recommencer. C’est une transition pas toujours évidente. Quand cela devient difficile, j’aime me ressourcer dans votre blog. Au plaisir…

  12. Bonsoir Audren
    Êtes vous sorti de votre tunnel et revenu un peu à la lumière ?
    Dans votre billet, vous évoquez un apprivoisement progressif de cette émotion, la jalousie. Il me semble que vous aviez explique que vous n’étiez pas quelqu’un de jaloux.
    Vous êtes vous découvert un peu jaloux finalement ?
    Je ne me considère pas non plus comme quelqu’un de jaloux. Je n’ai jamais expérimenté une situation de polyamour mais, depuis ma séparation, je commence à rencontrer des hommes et certains expriment clairement leur désir de ne pas avoir une relation exclusive. Ce que je comprends et accepte en ayant (pour le moment) la même envie. Ceci dit la situation ne s’est pas encore concrétisée.
    Suite à la lecture de votre article, je me demande maintenant si je ne sous-évalue pas les émotions qui pourraient émerger suite à ce choix.
    bien à vous
    Stéphanie

    • Non, toujours dans le tunnel mais je devrais arriver à publier quand même d’ici pas trop longtemps 🙂
      Et non, toujours pas jaloux. En tout cas pas tant que la bienveillance est palpable. Mais si je me retrouvais dans la situation où j’ai l’impression que l’autre se fiche de moi, j’en concevrai davantage du désamour que de la jalousie.
      Bon courage. Vous verrez bien quand vous y serez. L’humilité devant nos limites sera toujours meilleure conseillère que les gros sabots et la fleur au fusil, tant que ce n’est pas un prétexte à l’immobilisme.

      • J’ai l’impression de me retrouver dans la même situation que Stéphanie, mais je en crois pas que le problème soit la jalousie. Sur le principe, je conçois que l’on puisse être amoureux de plusieurs personnes, et je comprends aussi que l’on puisse avoir envie d’expérimenter d’autres choses après de nombreuses années en couple. Mais là, avec les hommes que j’ai pu rencontrer, la situation est différente puisque c’est d’emblée qu’il est question d’une relation poly (explicitement ou, pire, de manière dissimulée). Je me sens certes désirée, et c’est d’ailleurs plutôt flatteur après une longue relation monogame. Mais là où j’ai eu un peu de mal, c’est quand on me vend du polyamour, de la liberté, alors que j’ai surtout l’impression d’être une marchandise, ou plus exactement, un mets bien appétissant (pour les plus délicats), mais dont on se lasse bien vite….
        Ce qui me rebute ce n’est donc pas la jalousie (il n’est même pas encore question de véritable attachement, encore moins d’amour à ce stade). Mais plutôt de me dire que je ne suis qu’un plan B (ou Q). Merci de me faire part de vos expériences, j’avoue être un peu perdue !

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