Le mythe de la fidélité

Un lien vers un article remarquable et qui m’a beaucoup aidé à réfléchir quand j’étais un peu désemparé.

Two naked men hugging tight - ink drawing

Reste avec moi (ref. photo (c) Zakharova on deviantart.com)

la force du lien amoureux est la conséquence de la qualité du contact entre les partenaires. La relation reste forte dans la mesure où ce contact est vivant, dynamique, nourrissant et satisfaisant, tout en respectant l’individualité de chaque partenaire. Tenter de bâtir cette force sur l’interdiction de tenir compte de nos élans naturels est tout au plus une illusion naïve. La plupart du temps il s’agit en fait d’une tentative de tricherie, d’une façon d’essayer d’apaiser ses craintes en niant la réalité, en l’enfermant dans un cadre qui, on le sait très bien, ne lui convient pas du tout. L’échec est assuré.

Lire le reste sur www.redpsy.com
(note : vu que le site n’a pas l’air tellement maintenu, faites moi signe si un jour le lien est cassé – je me suis fait une copie du texte, au cas où).

15 réponses à “Le mythe de la fidélité

  1. Vous êtes très dur avec les couples exclusifs…Ne retourneriez-vous pas la bien-pensance contre ceux qui ont le malheur de vouloir être deux, juste deux ?

    • Très dur dans cet article ou en général dans le site ?
      Je n’ai pas écrit cet article, je ne fais que le citer – je n’aurais probablement pas employé ces mots.
      Dans le site en général, je suis dur avec l’exclusivité quand elle enferme les gens ou quand elle conduit à des séparations dans la douleur juste à cause du principe de possessivité et d’exclusivité.
      Vous pouvez aller lire l’article sur l’amour en cage – je pense ne pas y être trop sévère avec ceux qui veulent être deux.

      • Oh, je ne l’avais effectivement pas lu, il est bien plus modéré et compréhensif que celui-ci.
        J’ai justement été un peu peinée de lire ce dernier, dans la mesure où j’ai beaucoup aimé votre point de vue dans le reste de vos articles…Ce n’est pas pour pleurnicher, mais les couples à vocation exclusive (provisoirement ou pas) sont malmenés. Me croiriez-vous si je vous disais que dans la tranche des 20-30 ans, se dévouer à un seul aimé est une véritable honte ainsi qu’un signe d’immaturité ? Tandis que leur libertinage, paradigme bâtard d’égoïsme et de conformisme (et qui, rassurez-vous, n’a rien à voir avec celui que vous prônez) apparaît comme le pinacle de l’accomplissement sexuel. Tout, autour de nous, nous informe aimablement que notre couple ne peut durer parce que…eh bien, parce que pour avoir une sexualité admise, il faut s’être réveillée, puant l’alcool, dans une chambre inconnue. Tout ça pour vous dire qu’en matière de sexe, il semble que la gloire réside dans la démolition de tout de qui n’appartient pas à un modèle pré-établi.

        Aussi, je m’étonne du sentiment de persécution qui vous anime : certes, les magazines et autres médias cautionnent la jalousie extrême, mais de façon sous-jacente, ne se rangent-ils pas à vos idées ?

        Pour finir sur un compliment, votre blog étant empreint d’un romantisme très doux, je l’ai trouvé reposant, rassurant et familier, ainsi qu’intéressant.

        ,

      • Je ne suis pas vraiment d’accord. Ce qu’on entend dans la tranche des 20-30 ans, c’est toujours l’ancien modèle : une fois casé(e) on n’aura d’autre choix que d’être exclusif ou de se séparer. Et donc de profiter de la vie et d’attendre 30 ans pour se caser vraiment, pour être bien absolument sûr(e) que le choix définitif et irrévocable sera le bon. Et que si on croit être tombé(e) sur le bon avant, c’est forcément illusoire vu qu’on ne connaît encore rien à la vie (alors pensez-vous, quand on a trouvé la femme de sa vie à 17 ans, les gens sourient doucement).

        Mais on n’entend absolument pas (en tout cas moi) de son de cloche disant que le couple libre est un choix valable pour avoir un couple qui dure. En tout cas, que rien n’oblige à s’enfermer définitivement, et surtout rien n’oblige à se séparer en cas d’incartades, pourvu qu’on s’aime et qu’on ait encore envie de vivre ensemble.

      • Ah, vous n’avez donc jamais été confronté à l’argumentaire du « Nan mais tu vois, la fidélité c’est un concept totalement judéo-chrétien »…Grand bien vous fasse.Je souhaitais juste vous donner une information, désolée si elle n’est pas à votre goût.

      • Ça s’entend. Mais ça ne se pratique à peu près pas du tout. Au contraire, les couples se déchirent bien plus facilement que par le passé pour la moindre incartade.

      • Plaît-il ? Il est de plus en plus déplacé pour une femme d’exprimer sa colère lorsque son partenaire, alors même qu’il était clair entre eux que leur relation était fondée sur l’exclusivité, entretient une relation avec quelqu’un d’autre. On matraque l’outragée à grand renfort de « Les hommes sont comme ça, ce n’est pas de leur faute. », de « Qu’est-ce que tu croyais, que tu lui suffirais ? » et de « Sois indulgente, il est ainsi parce qu’il est malheureux avec toi, c’est tout.. » Rien, finalement, qui puisse encourager l’exclusivité. Finalement, il y a une ambiguïté dans votre discours : le couple se doit-il un postulat quelconque ? Je veux dire : il est légitime d’être en colère et de se sentir trahi lorsqu’on est trompé(e) et que le postulat du couple était la fidélité, non ?

      • Effectivement,ça s’entend. Mais on n’entend pas la version symétrique de ce genre de réflexions, à l’attention d’un homme trompé. A mon sens, ce sont donc plutôt les restes historiques de la tolérance à l’infidélité masculine et de l’exclusivité à sens unique des siècles passés (l’homme était propriétaire de sa femme, pas l’inverse) plutôt qu’un discours nouveau de non-exclusivité.

        A chaque époque, il y a forcément plusieurs discours opposés qui cohabitent dans la même culture. Vous ne m’ôterez pas de l’idée que la tendance des cinquante dernières années (mais peut-être y a-t-il un frémissement récent en sens contraire) a été de supprimer toute tolérance à l’infidélité.
        Autant tous les couples parlent ouvertement du fait de vouloir ou non faire des enfants (ce qui n’était absolument pas un choix il y a cent ans), autant l’exclusivité reste un choix imposé culturellement, qu’il est très risqué de vouloir aborder avec la personne dont on est profondément amoureux.

        C’est pour cela que je suis moyennement d’accord avec l’idée qu’il est normal de partir en vrille quand l’un des deux a trahi le serment solennel d’exclusivité : en général, le serment n’a pas été prononcé explicitement. Et quand bien même il l’aurait été, il a été fortement influencé par le troupeau. Et quand bien même il aurait été sincère et libre, la colère de la personne « trompée » est bien plus violente que l’indignation qu’on ressentirait devant des entorses à d’autres types d’engagements, parfois tout aussi solennels. Ce qui selon moi témoigne que l’argument de la rupture du pacte a bon dos, et qu’il permet surtout de donner libre cours à l’expression de la possessivité (laquelle par le passé était l’apanage de l’homme).

  2. Pingback: "Se consacrer à une seule personne" : mon cul ! | les fesses de la crémière·

  3. Pingback: Pigiste bénévole pour entreprise vénale | les fesses de la crémière·

  4. Pingback: Quand les bien-pensants se trompent de cible | les fesses de la crémière·

  5. Pingback: Infidélité : le secret beauté | les fesses de la crémière·

  6. Pingback: L’échelle de la crémière | les fesses de la crémière·

  7. Pingback: Jusqu’à ce que la mort (ou une pipe) nous sépare | les fesses de la crémière·

  8. Pingback: L’infidélité n’est pas une pathologie | les fesses de la crémière·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s