Jusqu’à ce que la mort (ou une pipe) nous sépare

Ceux et celles pour qui l’engagement est sacré, qui nous rappellent que le mariage demande des efforts et des compromis, qu’il faut savoir dialoguer pour surmonter les épreuves, sont pourtant souvent les premiers à dire que l’infidélité est impardonnable et qu’elle justifie une séparation sans appel. Ou comment sacrifier le couple sur l’autel de l’exclusivité sexuelle.

... c'est juste une pipe

… c’est juste une pipe

La vie à deux (ou davantage) n’est pas un long fleuve tranquille. Tout le monde sait que tôt ou tard, le couple se prendra de méchantes tuiles qui mettront sacrément à l’épreuve la solidité du lien. Et c’est là que l’engagement prend son vrai sens : dans cette possibilité d’oublier pendant un temps son intérêt individuel immédiat afin de franchir l’obstacle à deux. Et dans l’assurance que dans ce genre de circonstance, l’autre ferait pour moi ce que je m’imagine pouvoir faire pour lui.

Jusqu’à ce que la mort nous sépare

Si ta femme se gave en moto parce qu’elle roulait trop vite, si elle décide d’héberger chez vous son père alzheimer, ou bien si elle accepte une grosse promotion à l’autre bout de la France et que vous ne vous verrez plus que les week-ends pendant 5 ans ; si ton mec fait une longue dépression, s’il met accidentellement le feu à la maison un soir où il avait bu, ou bien s’il s’enfonce dans un interminable tunnel de chômage ; tout cela, la sagesse populaire un peu conservatrice ou un peu romantique le considérera comme des épreuves qu’un couple devrait savoir surmonter. Et si l’un ou l’autre veut partir ou divorcer parce qu’il ou elle ne se sent pas la force d’assumer la situation et préfère laisser tomber, celui-là ou celle-là sera jugé-e très durement.

Pourtant, la listes est longue des épreuves qui peuvent être vraiment terriblement dures et qui sont parfois trop lourdes à porter, surtout quand le couple ne peut pas bénéficier d’un solide réseau de solidarité, et que donc le poids de la situation retombe essentiellement sur le conjoint. Mais on nous dit que l’engagement qu’on a pris en se mariant (ou simplement en décidant de vivre ensemble) nous donne un devoir moral d’abnégation inconditionnelle, sur le thème « pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort nous sépare ».

Ou bien alors juste une pipe

Il y a un contre-exemple flagrant à cette tradition de serrer les dents et de se soutenir malgré les épreuves, même quand ces épreuves sont (au moins partiellement) du fait de l’un ou de l’autre : l’infidélité.

Quand il s’agit d’une infidélité, ce sont les plus conservateurs et les plus attachés au caractère solennel de l’engagement qui sont parmi les plus prompts à jeter le couple avec l’eau de l’adultère. Et la même sagesse populaire qui pour toute autre épreuve te traiterait de salaud si tu quittais le navire sans avoir bu le calice jusqu’à la lie prendra inconditionnellement ta défense quand tu diras que tu pars parce que tu t’es senti bafoué.

Pourtant, franchement. Si l’infidèle n’est pas sur le départ (auquel cas, ce n’est pas de l’infidélité, c’est une pré-séparation), une relation extra-conjugale, c’est quand même du pipi de chat par rapport à toutes les catastrophes auxquelles un couple devra savoir survivre s’il veut aller loin. On parle quand même simplement du fait que l’un des conjoints a couché avec quelqu’un d’autre. Et en plus c’est pas comme si c’était jamais arrivé avant. Une dose de mise en perspective serait la bienvenue avant de croire que le ciel nous tombe sur la tête.

Et comme de surcroît ça fait partie des épreuves les plus fréquemment rencontrées par les couples, on ne m’ôtera pas de l’idée que si on respecte vraiment la signification profonde de l’engagement, on est un peu obligé-e de se promettre l’un l’autre qu’on ne fera pas à priori ses valises le jour où ça arrivera.

Sinon, c’est qu’on considère que l’exclusivité sexuelle est plus importante que le mariage.

36 réponses à “Jusqu’à ce que la mort (ou une pipe) nous sépare

  1. Ca me fait penser au film « La vie d’Adèle ».

    (Si vous n’avez pas vu le film et que je vous ne voulez pas que je vous dévoile la fin, STOP, ne lisez plus ce commentaire !)

    J’aime beaucoup ce film, mais le gros couac à mon sens, c’est la rupture du couple Adèle / Emma, et le manque incroyable de compréhension d’Emma face à l’infidélité d’Adèle. Je trouve ce passage profondément injuste, et il véhicule encore le fait que tromper signifie : tu prends tes affaires et tu dégages.

    • Quand il s’agit de scénarios policiers, les romans et le cinéma sont d’une inventivité redoutable. Quand il s’agit de scénario amoureux, ils sont d’un conformisme abyssal.

    • La BD dont est inspiré « la vie d’Adèle » : « Le Bleu est une couleur chaude » n’a pas ce couac et je l’ai beaucoup plus aimé 🙂

    • Ah oui ? Mais justement dans le film on ressent vraiment se sentiment d’injustice que vie Adèle et si le film est réaliste sur le fait que l’autre réagisse avec violence facr à l’infidélité d’adele , on voit clairement que le réalisateur a voulu nous rendre compatissant envers Adèle qui a trompé par manque d’amour . Je trouve en tout cas 🙂

  2. Pas complètement d’accord. Antan, quand le divorce était inenvisageable, l’infidélité était une épreuve comme n’importe qu’elle autre, soit que la femme fermait les yeux face aux écarts de son mari, soit qu’elle en faisait autant (beaucoup, beaucoup plus rare). L’adultère des hommes, à condition d’être le plus discret possible, était toléré socialement. Aujourd’hui toute épreuve (ou presque) est synonyme de rupture…

    • Je suis entièrement d’accord avec ce commentaire. Je trouve que la possibilité du divorce a effacé l’ancestrale tolérance à l’égard des frasques du mari (la tolérance réciproque n’ayant quasi jamais eu cours, sauf si Madame détenait le capital)

  3. Super article ! Sinon, je me permets de vous contredire au sujet du dernier message. Précédemment et historiquement, les femmes ont beaucoup, beaucoup trompé leur maris. Mais la bienpensance actuelle aurait tendance à faire l’impasse dessus.

    • Je ne parlais pas de pratiques mais de tolérance. Effectivement, les femmes aussi avaient des aventures mais ça se passait beaucoup moins bien pour elles quand lesdites aventures étaient découvertes. Après, il y a toujours eu des fluctuations selon les cultures, les époques, les milieux sociaux. Et donc si on doit poursuivre cette dispute, il faudra qu’on précise qui où et quand 😉

  4. C’est marrant car c’est justement l’engagement qui m’a menée au libertinage puis au polyamour. J’ai suivi le même raisonnement que tu développes dans ton article. Avec mon mari, on est une équipe, c’est pour la vie 😉 par contre je l’aime comme il est, donc libre dans sa tête son corps et son cœur, il ne m’appartient pas. C’est dans les deux sens bien sûr, il dit souvent que vu qu’avoir d’autres personnes dans ma vie me rend plus heureuse, ça serait un non sens pour lui de mal le vivre. Bref cette situation nous paraît tellement naturelle, saine, heureuse. Ce qui est difficile c’est de l’assumer avec nos proches, car pour l’immense majorité, un couple non exclusif, c’est un couple qui ne s’aime pas vraiment. Et même si on sait bien que c’est faux, ça reste désagréable d’entendre des choses comme ça, suivi d’explications sur le vrai amour, jaloux, patati patata.

    • Pour l’instant, je n’ai pas eu à l’assumer avec mes proches, mais je sens à quel point ça m’énerverait. Ce qui m’énerverait le plus, serait de me faire dire la leçon par quelqu’un qui s’érige en expert(e) du grand Aamouur mais qui a rencontré ledit grand Aamouur depuis moins longtemps que ma femme et moi avons été en couple libre (et donc à fortiori depuis dix fois moins longtemps que nous avons été ensemble).

      • Il y avait un mec comme ça sur le forum doctissimo fidélité/infidélité qui lapidait toute infidélité à boulets rouges, et qui brandissait des tirades d’un romantisme flamboyant sur le côté sacré de l’amour, de l’engagement, de la fidélité, etc. Que lui, dans son couple, ce n’était pas comme ça, que l’amour était souverain, que jamais ils ne se trahiraient, qu’ils s’aimeraient pour toujours les yeux dans les yeux.
        Il avait 17 ans…

      • Je rebondis sur ton commentaire suivant mais ne trouve pas de bouton « répondre » sur celui-là !

        Je réagis à l’évocation du jeune de 17 ans s’insurgeant contre toute forme d’infidélité. Il ne faut pas le juger négativement (et je pense que ce n’est pas ce que tu fais vu la bienveillance que transpirent tes articles) mais essayer de le comprendre. Comme tu t’en doutes, c’est parce que j’ai ressenti les mêmes choses plus jeune. Étant souvent très amoureux, mais sans succès, j’ai toujours méprisé les couples (ou pour être plus précis, les hommes, je renvoie ici à ton propre article « Femme je t’aime » que j’aurais pu écrire moi-même pour décrire mon adolescence) qui trompaient leurs femmes ou, pire, les quittaient. Ce mépris, cette agréssivité ne sont que des signes d’une incompréhension totale. Ledit jeune de 17 ans n’a sans doute jamais vécu le brisant désenchantement de l’après-passion. Il faut avoir vécu ça pour comprendre.

        Ce qui m’amène aux questionnements suivants : je trouve tes réflexions très intelligentes et propres à sauver le monde (tada !). Euh bon. En tout cas elles me font du bien à moi et me donnent une envie « missionariste » pour répandre ce bien autour de moi. D’où ces questions :
        – Faut-il présenter aux plus jeunes (de 17 ans, donc) la possibilité du couple libre avant qu’ils n’aient eux-mêmes vécu ce désenchantement ?
        – Ou vaut-il mieux laisser à chaque couple le soin de trouver sa voie ? Ma femme et moi sommes arrivés naturellement à la possibilité du couple libre dans la discussion, elle redécouvrant son envie de séduction, moi me demandant depuis un moment comment je gérerais le jour où je serais de nouveau attiré par une autre femme – qui n’a pas manqué d’arriver. Ce n’est qu’ensuite que nous avons découvert que nous n’étions pas les seuls (par ton blog notamment).

        J’ai tendance à penser que la première solution, de présenter de façon bienveillante la possibilité de ne pas faire de l’exclusivité sexuelle le fondement du couple, est plus saine. Je reste en effet persuadé que de nombreux couples se déchirent uniquement parce qu’ils n’entrevoient même pas la possibilité qu’ouvrir le couple puisse être une forme de vie satisfaisant les envies et les besoins de tout le monde.

        Je ne perds pas espoir : j’ai la sensation que les jeunes d’aujourd’hui, comme on dit, ont une vision plus détendue, plus saine du couple, où chacun reste libre, où l’infidélité est gardée à sa juste mesure (c’est-à-dire que dans le doute ça relève plus du grand huit excitant que de la catastrophe atomique). Ça correspondrait, pour reprendre la traduction dans ton article « Les trois vagues ou les trois pôles de la culture polyamoureuse », à clairement présenter les possibilités qui s’offrent à la génération Y. À mon avis, cette vision-là a de bonnes chances de donner des couples beaucoup plus forts, et non pas plus fragiles comment le craignent les partisans de la monogamie comme unique possibilité.

        Bon c’est parti dans tous les sens, mais ça fait du bien d’écrire.

      • Je pense que sur la question de l’exclusivité, la culture française des jeunes couples a pris un train de retard par rapport à la tendance anglo-saxonne, et en particulier aux Etats-Unis. J’ai l’impression qu’ici, les jeunes se considèrent d’emblée « en couple » dès qu’ils ont couché une fois (je ne demande qu’à être contredit) – et que donc ils se doivent l’exclusivité même sans en avoir parlé. La hookup culture et la dating culture aux US introduisent deux étapes intermédiaires : les plans d’un soir et les rencontres répétées, sans qu’on s’affiche encore en tant que boyfriend et girlfriend. L’avantage, c’est que ça élargit le spectre des possibilités (même si c’est encore présenté davantage comme un parcours obligé que comme des choix indépendants) et ça diversifie la notion de couple.
        Et puisque la culture US finit toujours par imprégner la nôtre, j’ai bon espoir que d’ici quelques années, les jeunes d’ici auront une vision du couple un peu moins issue des contes de fées.

  5. Je crois que l’intolérance est le nerf de la guerre ! Je ne sais pas si je vais bien me faire comprendre, je vais essayer. Dans les exemples que tu cites au début : être mal jugé parce qu’on quitte quelqu’un qui est infirme, au chômage, parce que c’est jusqu’à ce que la mort nous sépare…
    Moi ça ne me choque pas ! Pourquoi n’aurait-on pas le droit de quitter quelqu’un qui a changé, qui est devenu invivable… Dans ces cas comme dans d’autres, il est rare que l’on claque la porte du jour au lendemain, et tout ceux qui ont connu une séparation le savent : quand on se sépare c’est qu’on a bien réfléchi.
    Et puis admettons que l’on veut quitter l’autre, parce qu’on veut le quitter tout simplement, et qu’à ce moment là, pas de bol, il se retrouve au chômage, invalide ou autre : doit on rester par culpabilité pour être l’infirmière ou le soutien financier ?
    Je prône la liberté de chacun.
    Pour l’infidélité, la différence est qu’on en parle moins ou peu, en effet, peu de personnes se disent vivre dans un couple libre, ou accepter l’infidélité, ou encore avoir pardonné un écart (car il n’y a pas que des poly-amoureux).
    Mais en cas de rupture, c’est bien utile de se faire passer pour la victime, puisque la société est prête à l’admettre ! Et c’est d’autant plus facile d’oublier ses propres torts !
    L’infidèle est un monstre, et tant pis si il (elle) a d’autres qualités.
    Le « jusqu’à ce que la mort nous sépare » n’est pas réaliste, et heureusement on commence à s’en rendre compte !

  6. je ne suis absolument pas d’accord avec cet article, les temps ont sans doute changé (et pas forcément pour le mieux) mais jusqu’à il n’y a pas si longtemps, et sans doute probablement encore aujourd’hui, le couple ou un des partenaire batifole a tout va alors que son conjoint le sait plus ou moins sans que celui ci n’ai son mot a dire etaient très courant. Exemple bateau du mari qui a bien le droit, et qui en tire une certaine fierté, d’aller coucher avec plusieurs autres partenaires (prostituées, ou maîtresses le plus souvent entretenues). Pendant ce temps Mme devait serrer les dents, faire fonctionner la maison, s’occuper des enfants etc…
    le « tu me trompe donc je te quitte » ne serait il pas une libération pour la plupart de ces partenaires qui étaient condamnés a etre humilié(e)s publiquement ?
    Evidemment la situation n’est jamais simple a gérer, mais ne serait ce pas un peu égoïste de se dire qu’après tout, on a bien le droit de mentir a son partenaire, de le tromper, puisque bon s’il avait serré les dents ce serait passé? (je parle de tromperie et non d’infidélité, ce qui signifie que le partenaire a deja exprimé son désaccord)

    • Ce n’est pas une question de droit ni de morale, mais une question de ce que les conservateurs considèrent comme un comportement ‘normal’.

      Le schéma classique ou Madame supportait l’humiliation est effectivement odieux. Mais je ne parle pas de comportement ouvertement humiliants. Je parle d’aventures qui restent secrètes et qui ne font exploser le mariage que quand elles sont découvertes.

      Quant à la légitimité du désaccord du partenaire dans la question de l’usage que l’on peut faire de son corps ou dans ce que l’on a droit ou pas d’éprouver pour d’autres personnes, je crois que je vais en reparler.

      • D’ailleurs, quand humiliation il y a, c’est l’humiliation (et donc l’intention manifeste de détruire la personne trompée) qui justifie la séparation, pas l’extra-conjugalité (à mon sens, mais j’y reviendrai).

        Mais si c’est simplement quelqu’un qui se sent humilié(e) alors que personne d’autre n’est au courant et que l’infidèle n’a fait que disposer de son temps et de son corps, il faut se demander d’où vient cette impression d’humiliation qui n’a pas lieu d’être.

      • A mon sens, on peut considérer que les cas du genre « tout le monde est au courant sauf le conjoint » sont humiliants.

        Quand a la légitimité du désaccord, je ne vois pas en qui ce serait illégitime de dire que l’on ne souhaite pas d’infidélité… libre a l’autre de subir les conséquences, on en revient au « tu me trompe je te quitte » et à un autre article de ce site :https://lesfessesdelacremiere.wordpress.com/2013/03/17/libre-de-partir/

      • Je compte bientôt sortir un article qui justement précise pourquoi je considère que l’exigence d’exclusivité (sexuelle comme sentimentale) est illégitime. En montrant qu’il n’y a pas besoin d’être extrémiste pour aboutir à cette conclusion apparemment radicale.

  7. Je crois que tout ça naît d’un gros malentendu entre hommes et femmes sur la sexualité :
    Le sexe n’a pas la même « valeur » ou « sens » pour une femme que pour un homme. Je crois que la femme protège sa sexualité d’une façon viscérale, comme un bien précieux qu’on ne partage pas avec n’importe qui… D’où la naissance du besoin de possession. Par contre, l’homme vit sa sexualité comme un jeu, sans engagement émotionnel. D’où l’envie d’explorer d’autres continents…
    La sexualité amène tellement de choses dans un couple : la communication, le désir, le respect mutuel, une connaissance de soi, de ses propres limites, de son corps… tout ça fait une sexualité épanouie à 2, 3 ou plus…mais c’est tellement complexe !
    Cath

  8. Bonsoir
    Je suis dans une situation identique à celle que tu décrit dans tes premiers articles. Ma compagne est polyamoureuse, m’a amené à le découvrir… et je douille depuis un gros mois. Parce que ma tête (globalement en accord avec les positions que tu défends dans tes articles, franchement très intéressants et utiles pour moi) ne domin epas mes tripes, ma jalousie, mon amour exclusif. Je n’ai intellectuellement pas de sentiment de propriété, je souhaite son épanouissement, mais j’ai du mal avec l’idée qu’elle puisse être amoureuse et sexuellement épanouie avec un autre (que j’ai une légère tendance à haïr, mais je vais essayer de me pondérer). Je crois qu’elle m’aime, que le cadre familial (2 gosses) lui convient, mais qu’elle va chercher ses frissons ailleurs. Je comprend mais je n’avale pas.
    Merci pour ton blog et bravo pour les textes, talentueux et drôles, j’ai éclusé le site et je reviendrait parce qu’il doit bien en rester que je n’ai pas lus.
    Je me suis inscrits chez un psy, je vais essayer de trouver la limite de ma zone d’inconfort.
    En tout cas tu m’aura aidé à avancer. Au plaisir de te lire à nouveau

  9. Audren,

    Qu’appelles-tu « conservateurs » ? Parce qu’en fait, à la lecture de cet article, je serais plutôt d’accord avec les commentaires, notamment, de Carole et de Flora. L’infidélité sexuelle comme impardonnable et signant la rupture du couple me semble être quelque chose d’assez moderne. Or, par conservatisme, moi je pense surtout à la philosophie cherchant à retrouver ou préserver un ordre ancien, traditionnel, communautaire, organique, religieux, « naturel » (au sens ontologique et téléologique). Le catholicisme romain, par exemple, me semble un avatar exemplaire de cette mentalité conservatrice au sein de la culture occidentale. Or, si, bien sûr, le catholicisme ne fait pas l’apologie du polyamour et considère que l’adultère est un péché, il n’en demeure pas moins que la doctrine catholique sépare jugement de la personne et jugement de ses actes, et appelle au pardon du pécheur, à la repentance de ce dernier, et invite les époux à s’efforcer de reprendre une vie commune, d’autant que le mariage catholique est considéré comme indissoluble. Cf. : http://le-mariage-catholique.e-catho.com/content/view/29/22/

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