L’échelle de la crémière

Notre culture place l’exclusivité sexuelle et affective sur un tel piédestal que le moindre pas de côté peut être mortel pour un couple. Pourtant, en mettant toutes les infidélités dans le même panier, on rate un paquet de nuances et on sacrifie sûrement un grand nombre de beaux couples sur l’autel de l’idéal monogame.

dos musclé homme - fissures - dessin numérique à l'encre

Un peu de prévention parasismique… (ref. photo (c) FuzzyYak sur deviantart.com)

Je veux montrer qu’il y a tout un spectre dans ce que nous appelons forfaitairement "l’infidélité". Comme nous avons été bercés par les mythes culturels du prince charmant et de l’exclusivité stricte, nous n’avons pas vraiment développé notre capacité à discerner toutes les nuances de la non-exclusivité. Ce qui fait que nous mettons quasi toutes les infidélités dans le même panier et nous sommes parfois très prompts à jeter le couple avec l’eau du bain (tu m’a trompé-e, ça veut dire que tu ne m’aimes plus, que tu veux me faire du mal, que tu veux me quitter, donc je te quitte même si je t’aime encore et que tu dis que tu m’aimes et que tu n’as pas eu l’intention de me quitter).

L’échelle de la crémière

Selon que mon amour m’avouait :

  1. fantasmer sur d’autres personnes
  2. avoir un-e bon-ne ami-e du sexe opposé (ou du même sexe si on parle d’un couple homo)
  3. se faire plaisir avec des sextoys, et/ou en regardant du porno
  4. flirter avec des collègues, des ami-e-s
  5. tchatter, draguer en ligne, sur facebook ou autres
  6. avoir des discussions sexy via webcam, s’être inscrit sur un site de rencontres
  7. avoir couché une fois avec quelqu’un d’autre
  8. coucher occasionnellement avec quelqu’un d’autre
  9. coucher régulièrement avec quelqu’un d’autre
  10. avoir des sentiments forts pour une autre personne
  11. se sentir polyamoureu-x-se et vouloir entretenir l’autre relation dans la durée
  12. vouloir être davantage présent-e avec l’autre qu’avec moi (temps, implication, sexe)
  13. vouloir me quitter (mais là c’est plus une infidélité, voir plus bas)

comment choisirais-je, comment choisirions-nous de réagir dans chaque situation ?

En finir avec notre vision binaire de la fidélité

Pour la plupart des occidentaux, la limite de la fidélité est entre 4 et 5. Au-delà de cette frontière, on a l’impression que tout se vaut, ou quasi. Dans la tradition collective, il y a parfois une zone floue "pardonnable*" entre 4 et 7-8, mais au-delà, rien ne va plus, et on passe direct de 7 à 13 ("qui vole un oeuf vole un boeuf").

(*) lequel pardon n’est éventuellement accordé qu’après un acte de contrition digne du tribunal de l’Inquisition

Pourtant, dans toutes les situations intermédiaires, il y a encore de quoi vivre de belles choses ensemble. Même dans la situation 12 : si ma femme est davantage avec son amant qu’avec moi, mais si moi j’ai encore envie d’être avec elle, si je l’aime et si elle m’aime et si évidemment elle me respecte, pourquoi voudrais-je, par principe ou par fierté, renoncer aux bons moments qu’elle veut encore avoir avec moi ?

Je propose donc qu’on arrête de fourrer toutes les infidélités dans le même sac. Qu’on arrête de se sentir trahi-e et menacé-e par une infidélité de magnitude 4 comme si ç’avait été la même chose qu’une infidélité de magnitude 13.

Même si parfois, c’est déjà mort

Évidemment, il est toujours possible que l’infidélité ne soit que le symptôme d’une réelle envie de partir (et qu’il ne s’agisse en réalité de qu’un précurseur d’une secousse de magnitude 13 "annoncée"). Mais dans ce cas là, l’autre n’est déjà plus dans le projet de couple, donc poser des limites n’aura aucun effet.

<digression> Je reconnais que je n’en parle pas assez dans le blog : très souvent, l’infidélité est en réalité un largage passif par un partenaire qui ne sait pas verbaliser son désir de mettre fin à la relation (ce qui devrait mettre la puce à l’oreille, c’est quand on se sent délaissé et qu’il n’y a plus de parole ni de tendresse ou d’attention dans le couple) — dans ce cas, il n’y a pas grand chose à faire d’autre que de se séparer avant de se détester. Exiger la fidélité et un retour au status quo ante ne fera souvent au mieux que retarder l’échéance tout en accroissant l’insécurité de l’un et le malaise de l’autre. Accepter l’infidélité dans ce cas là ne résoudrait rien non plus. Ça mériterait un article à soi tout seul. </digression>

Prévention parasismique de couple

Bien sûr, "l’échelle de la crémière" n’a pas vocation à devenir une norme internationale. Chaque couple peut (doit) discuter de la sienne, et voir comment il prévoit de consolider la relation contre les risques d’infidélité (et la statistique nous dit que ça n’arrive pas qu’aux autres), quels mécanismes de renforts et de résilience, pour résister jusqu’à quelle magnitude.

Donc pour celles et ceux qui ne se sont pas encore réellement posé la question, voici votre exercice de thérapie préventive de couple : elle est où, votre limite ? Et surtout : pourquoi* ?

(*) attention : "parce que je ne le supporterais pas" n’est pas une réponse valable à la question "pourquoi" – il faut continuer à creuser

30 réponses à “L’échelle de la crémière

  1. Vous trichez, vous partez de "l’aveu". La plupart du temps, ce n’est pas par là qu’on rentre dans l’échelle, c’est par la découverte fortuite, ou l’indiscrétion, ce qui change tout. Quand le point de départ c’est l’aveu, c’est que ce même point de départ a aussi des chances d’être la confiance, le respect, l’amour.
    Mais on peut aussi trouver du respect, de la confiance et de l’amour dans le fait de masquer à l’autre ce dont l’un peut avoir besoin pour vivre.
    On peut même trouver, dans un même couple, l’un pour qui savoir serait la ligne rouge, et l’autre pour lequel ce serait au contraire le mensonge qui lézarderait la confiance.
    C’est peut être ce type de couple là qui risque de demeurer longtemps dans un équilibre monogame.

    C’est pas évident votre entreprise de catégorisation de la dentelle équilibriste amoureuse.

    • L’aveu dans l’article est soit un aveu spontané, soit un aveu au pied du mur. Dans tous les cas, on est dans la situation d’un couple qui n’en a pas parlé avant, donc l’aveu est supposé a posteriori.

      Mais effectivement, ce n’est pas évident (probablement même pas possible) de catégoriser la "dentelle équilibriste amoureuse" et c’est pour ça que chacun, chaque couple doit se faire son propre panorama des possibles.

  2. Si je me plie à l’exercice de thérapie préventive de couple, je ne vois, pour l’instant, qu’une limite qui ébranlerait les fondations, qui ferait s’effondrer les édifices bâtis ou dont la magnitude sèmerait le chaos: le fait de médire sur son conjoint auprès de son amant…
    Oui, abandonne-toi dans d’autres bras. Oui, partage un bout de coeur avec d’autres. Vis, vibre, aime, désire, embrasse, ris et partage… mais surtout, surtout ne me dévalorise pas, ne salis pas notre amour sur l’autel de nouveaux sentiments, ne rend pas notre histoire vile… Ou alors, pars…
    Etre fidèle, c’est aussi et surtout respecter chaque histoire, ne pas avoir besoin de souiller son aimé pour rendre l’amant plus beau.
    Oui je crois que là serait ma magnitude 14…

    • Je ne sais pas si ça fait partie du package culturel de l’infidélité à la française, mais j’ai l’impression qu’il y a effectivement une tendance à dénigrer son couple ou son/sa partenaire auprès de son amant/sa maîtresse pour :
      – le/la valoriser
      – apaiser ses scrupules à coucher avec une personne en couple
      Pour le premier point, c’est juste débile puisqu’au contraire, je me sens encore plus valorisé si une amante me dit que son mari est génial et qu’elle veut quand même continuer à me voir.
      Pour le deuxième point, peut-être que ça peut aider de faire passer le message que la non-exclusivité n’est pas toujours synonyme de couple au bout du rouleau.

      • Ce qui est aussi terrible si l’on se place de l’autre point de vue: un infidèle se faisant pincer et qui aurait pour seule excuse "Non, je te jure, ca comptait pas, m’en fiche de cet homme/fille, cette histoire est nulle et je ne ressens rien"…
        Finalement, d’un coté ou de l’autre, assumons simplement le fait d’avoir une belle histoire…
        Mais je m’égare et ce n’était pas le propos de votre billet…

  3. Mais ce genre de limite se vit plus ou moins bien en fonction du moment. Et il y a toujours un tas d’autres paramètres à prendre en compte. Par exemple, un 12 doit être très dur à "subir" pour quelqu’un qui ne fait rien de son côté, même si la limite théorique aurait été fixée à 13 de plein accord au départ.
    Un couple devrait donc se baser sur un "contrat" constamment renégociable, si l’on peut dire. Mais ça complique les choses car amène une peur de l’inconnu dès le départ. Si on suppose le contrat renégociable, tout est possible.
    On en revient au classique dilemme de: "la sécurité avant tout ou la liberté en premier?" (qui fait souvent débat dans bien des domaines de la société).

  4. Oui. Tout est bien souvent à double tranchant. Ce qui est difficile, c’est d’évaluer. Pour faire une métaphore, on se dit: "Je ne sors pas de chez moi, il risque de pleuvoir", mais si on reste chez soi, il y a un risque de s’ennuyer (mais ça on se le dit pas quand on se voile la face). Mais alors, quel est le risque le plus risqué?
    Peut-être qu’en général, on accepte le couple classique, car ça permet de ne pas se poser de questions? Après tout, l’idée pourtant simple de couple libre t’as fait pondre un blog de plus de 100 articles, incluant des recherches et témoignages, comparaisons et réflexions, etc…. Comme quoi, remettre en question une chose bien ancrée dans l’inconscient collectif déclenche une avalanche d’autres questions, tout aussi difficile à se poser les unes que les autres. Peut-être est-ce de la que vient la rigidité de cette situation généralisée et de bien d’autres encore au sein de la société.

    Bref, t’as encore beaucoup de taff! Bon courage!

    • Oui, c’est un peu le vertige de la liberté. Celui qui fait que des poulets élevés en batterie hésitent à s’aventurer sur l’herbe si on leur propose le plein air.

      C’est pour ça qu’il faut qu’il y en ait qui tracent des chemins, dans la vastitude de la liberté. Car pour d’autres, il sera toujours plus facile de choisir entre plusieurs chemins que de s’aventurer hors-sentier. Mais au moins ils auront le choix.

  5. Pingback: L’échelle de la crémière | Myster Jo·

  6. Ces réflexions sur les formes, les degrés et l’influence de l’infidélité sur un couple sont amusantes et intéressantes, mais non exhaustives.

    D’une part, la monogamie chez les humains à une fonction précise concernant "l’élevage" des enfants. Mine de rien, nous sommes programmés pour les "fabriquer" et comme ils ne naissent pas mûrs, prêts à vivre, il faut s’en occuper pendant plusieurs années. Dans la plupart des sociétés deux parents ne sont pas de trop pour le faire. Cela dure au moins six ans, en réalité plus – et entre temps, le couple a fait un deuxième enfant qui a besoin de six ans ou plus… Cela motive la monogamie.

    En même temps, nos "gênes égoïstes" nous incitent à planter nos "graines" dans autant de matrices que possible qui ne demandent pas mieux car ainsi leur descendance gagne-t-elle un supplément de chances de survie. A condition que le père "légitime" ne sache rien et s’occupe de l’enfant d’un autre comme de son enfant – ou bien accepte de jouer ce rôle en connaissance de cause – ce qui n’est pas garanti d’avance.

    Bizarrement, l’aspect "enfants" n’est pas mentionné dans ces échanges. Il influe évidemment à la fois sur l’infidélité et le maintien d’un couple monogame.

    Telle que décrite précédemment l’infidélité ne peut que menacer un couple exclusif et jaloux. Est-ce si sûr? L’amour s’apprend comme toute chose et faire quelques classes chez la danseuse ou le superman peut raviver les ébats du couple monogame. Au lieu de le diviser, la surprise d’une nouvelle manière d’aimer peut alors cimenter le couple. Faut-il avouer, ou faut-il cacher d’où est venue l’inspiration? A chacun de voir, mais l’existence de cette possibilité casse quelques barreaux de l’échelle de la crémière.

    L’infidélité peut aussi créer un sentiment de culpabilité et, en réaction, apporter au couple un surplus de tendresse. Encore quelques barreaux de cassés…

    Pour conclure (mais peut-on conclure sur un tel sujet?), juste une question: des femmes sont-elles cachées sous l’un ou l’autre des pseudonymes ci-dessus? J’ai l’impression que non…

    • Sur votre explication de la monogamie comme condition de survie des enfants, je vous ai déjà répondu là. Il n’y a rien qu’à voir : les bébés chimpanzés et bonobos ne sont pas autonomes avant 5 ans. Et pourtant ni les chimpanzés ni les bonobos ne sont monogames (en fait, aucune espèce de primates sociaux n’est monogame).

      Et pour votre conclusion, je crois bien que Kalifragilistic est une femme.

      • Oui, en effet, une dame…
        Peter, mon commentaire parait irréel venant d’une femme ?
        Je le conçois, les idéologies préconçues veulent que le sexe féminin se montre plus tranché et romantique sur le sujet… pourtant…

  7. le couple parental n’a rien à voir avec le couple amoureux. C’est souvent la confusion des deux qui fait naître autant de problèmes. A chacun son équilibre. Et si besoin de stats, j’émarge chez les filles.

    Audren, pourquoi se faire le panorama des possibles? Pourquoi a-t-on pour vous besoin de l’anticipation du contrat dans un couple? question ouverte et sans a priori.

    • Ma position, c’est qu’à envisager l’avenir de son couple en fermant les yeux sur ce qui pourrait advenir (et advient à une proportion non-négligeable de couples), on fait juste l’autruche.

  8. "Peter, mon commentaire parait irréel venant d’une femme?" Je ne crois pas avoir insinué rien de tel. Simplement, il me semblait que notre façon de gambader sur ces questions était plutôt masculine. ("Plutôt", pas "exclusivement".) Pourquoi ? Je pensais aux sites féministes où les questions de relations entres les hommes et les femmes sont toujours traitées avec un grand sérieux et combativité.

    Contrairement à ce que pense Audren, je n’ai pas fait l’éloge de la monogamie, ni de son contraire, j’ai juste joué un peu avec son idée de 13 barreaux de l’échelle de la crémière, bien vue et amusante. Si d’après les généticiens entre 7 et 14% d’enfants occidentaux ont été conçus en dehors du mariage sans que le père ne se doute de rien, les deux sexes arrivent à se débrouiller très bien avec la monogamie dominante. Cela correspond à ce que Audren a écrit dans un autre article : « (…) en fait, même les espèces qu’on catalogue comme ‘monogames’ sont bien plus volages que ce qu’on pense. » Toutefois, cela n’annule pas cette forme d’organisation sociale, ni ne prouve son inutilité.

    Les parents seuls et isolés ont plus de mal à élever leurs enfants que ceux qui vivent en couple. Nos sociétés sont devenues tellement complexes que même à deux on n’est pas de trop pour y arriver. Il se peut que nous serions plus heureux sans nous compliquer la vie comme nous le faisons, et si nous pouvions nous contenter de cueillir simplement des fruits dans une forêt, comme les bonobos… mais nos civilisations sont comme elles sont et influent nécessairement sur nos façons de vivre.

    Vous n’aimez pas la monogamie ? Dites-vous avec André Breton : « Par tout autre chemin que le raisonnable l’homme va où il peut. »

  9. Je me situe entre le 10 et le 12 . Ça dépend pour moi de la partenaire et la limite c’ est le respect de l officiel(elle). On a connu une femme qui a été manipulatrice et malveillante envers moi et ça a été notre expérience la plus formatrice car nous en avons beaucoup débattu après et il est hors de question de revivre ça. On peut lui dire merci en fait à elle :)))

    • La question du respect est cruciale et vaut bien évidemment dans les deux sens (parce que j’ai l’impression que le cas de figure inverse – le manque de respect pour l’amant ou l’amante – est encore plus répandu)

  10. le manque de respect de l’amant ou de la maîtresse envers le conjoint est très répandu voir très pratique, si je puis dire….. Je pense que ça permet à cet individu de ne pas se sentir la dernière roue du carrosse, de se rassurer sur une situation peu agréable mine de rien : n’être qu’un plaisir de passage. L’amant ou la maitresse ne sont pas dupent, ils savent très bien que leur partenaire du moment peut leur mentir à loisir donc principe de base de l’être humain : se protéger en dévalorisant les autres afin de mieux se valoriser et c’est aussi valable dans le monde du travail ou tout ce qui peut nous mettre en compétition car oui quelque part, on est dans ces cas là en compétition……

    • Peut-être que si l’amant ou la maîtresse se savait respecté par le couple il n’y aurait pas besoin de ces comportements de collégien-ne.

  11. C’est là le noeud du problème : si la personne infidèle respectait déjà son partenaire en évitant de le dévaloriser auprès de son amant-maîtresse (quand il y a un problème dans un couple c’est 50/50). Je m’explique : si l’infidèle critique tout le temps son conjoint, l’amant-maîtresse va évidemment penser qu’il sera un jour ou l’autre critiquer à son tour d’où ce climat de tension. il n’y a plus de confiance. C’est siné-qua-non. puis franchement, l’infidèle n’a pas autre chose à faire avec son amant-maîtresse que de lui critiquer sans arrêt son conjoint entre deux partie de jambes en l’air. Sérieusement……. il y a les spy pour ça ou les copains-copines ou en dernier recours la famille pour demander un peu d’aide. Un amant-maîtresse c’est pour l’éclate et la recherche de sensations perdues pas le bureau des pleurs.

    • Oui, c’est vrai que l’amant comme psy, c’est bof bof.
      Mais souvent, c’est juste la tendance inconsciente, immature, à croire que critiquer le conjoint valorise l’amant (ou inversement), alors que la seule chose que ça fait, en vrai, c’est de nous dévaloriser nous-même en montrant qu’on est quelqu’un qui est capable de dire du mal d’une personne aimée dans son dos…

  12. Pingback: Des préservatifs sur soi, par principe, même si on est monogame | les fesses de la crémière·

  13. Apple, l’amant ou la maîtresse " c’est pour l’éclate ou la recherche de sensations perdues" je trouve cette réflexion irrespectueuse elle place l’autre en situation d’objet, les amants ou les maîtresses sont des personnes à part entière qui n’ont pas "la mission" de donner de "l l’éclate" on est plus en cour de récréation. Les amants ou les maitresses sont avant tout des hommes et des femmes qui aiment, vivent, souffrent, rient. Une relation extra conjugale reste une relation à part entière. Elle a sa propre manière d’exister, sa propre énergie et surtout sa propre histoire !! ne l’oublions pas . La monogamie est à mon sens un précepte religieux et sociétal qui a pour fonction de s’assurer de la survie de l’espèce et surtout de s’assurer que chacun rentre bien dans le moule et qu’il n’y ai surtout pas de digression. C’est ainsi que le pouvoir en place nous assigne à adopter une attitude de "moutons" pour mieux s’assurer de nous contrôler. Bourdieu et Passeron avaient déjà décrit dans "les héritiers" ce formatage. C’est à chacun à réfléchir sur ses motivations profondes, l’infidélité est un concept elle n’a aucune existence tangible. A Tahiti quand les premiers colons se sont installés, ils ont été fort surpris de constater que chacun pratiquait l’amour libre et ce n’est pas pour autant que la structure familiale et tribale était en danger au contraire !!.. Je ne fais pas l’apologie de rien du tout, chacun est libre et fait ses choix en pleine conscience..ou pas. Mais ce n’est certaienemt pas à nous de condamner voire de dénigrer le statut d’amant ou de maitresse c’est encore des mots. Derrière tout ce bavardage il y a des hommes et des femmes qui font de leur mieux avec leur mieux à eux.

  14. Pingback: Après une infidélité : réparer ou réinventer le couple ? | les fesses de la crémière·

  15. D’un accord explicite, nous étions au départ lui à 3 (voire 5… une fois) et moi à 6, première partie (j’écris pour les adultes, l’un nourrissant l’autre).

    Il a change la donné sans me le dire pour un 12 bien tassé (mais avec une contrainte géographique de 1 000 km environ) sur une durée d’un an et ne sachant rien, j’en ai profondément souffert toute une année, et un peu plus à la découverte.

    Aujourd’hui, je suis à 6 tout compris (pour voir, explorer), et il est revenu à 3, sans que cela ne fasse même partie de l’échelle à mes yeux.

    On ne sait pas encore quelles seront nos futures limites ni si nous en créerons d’autres que celles que tu proposes, mais tout cela évolue.

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